Connaissez-vous Hesdin ?

« Il est des coins charmants que l’on voudrait connaître
Mais qui se trouvent hélas dans des régions lointaines
Où nous ne pouvons point espérer nous repaître,
Car la vie est bien dure et nous donne la quartaine,
Lorsque nous essayons de chercher un endroit
Pour y passer en paix et sans trop de dépenses

Quelques jours de détente auxquels nous avons droit…
Mais pourquoi vouloir comme ultime récompense
Un voyage dans la lune ou aux îles Canaries
Quand il existe ici à deux pas de chez vous
Une région superbe que rien n’endolorit
Et qui sera toujours un lieu de rendez-vous ? »

Ainsi écrivait le Ier mai 1953, Monsieur Eschenbrenner, alors Président du Syndicat d’Initiative d’Hesdin, en préface du fascicule de Charles de la Charrie, membre de la Commission Départementale des Monuments Historiques du Pas de Calais, imprimé par Lucien Herbay, éditeur 9, rue de St Omer à Hesdin.

Hesdin considéré par un touriste

« Hesdin, où les poètes latins situaient le paradis terrestre, constitue l’un des coins les plus charmants du Pays d’Artois.

Sa forêt, incomparable, ses vallées où serpentent entre des rives fleuries deux rivières cristallines ; ses monuments historiques, fins joyaux de l’art médiéval ; ses environs mouvants et variés, que jalonnent à l’infini les souvenirs des siècles passés, présentent pour les touristes, le plus attachant des sites, le plus reposant aussi. »

Mais que devient Hesdin ?

Un village, une petite ville de 2 200 habitants, dont les vitrines commerçantes s’éteignent, l’une après l’une, fort heureusement à nouveau « décorées » par quelques associations soucieuses de faire vivre leur art.

Hesdin est pourtant devenue célèbre dans la France entière grâce à son Maire qui souhaite faire de l’Hôtel de ville un « Elysée », avec son faste, sa propriété le temps d’un mandat.

Les exemples sont nombreux, il suffit de « taper » « Hesdin », ou « maire Hesdin » sur Google pour réaliser que de grands quotidiens, tels « Le Monde » et autres, citent Hesdin.

La presse locale aussi.
Même cet imbécile de Canteloup, ce n’engage que moi, en a ri sur une chaîne de télévision !

Faut-il devenir la risée des médias pour se faire une place en politique ?
Peut-être…

Quoiqu’il en soit, Hesdin n’a pas besoin de ça alors que la ville périclite. Ce que chacun semble penser.

Ce n’est pas un concert de Tal, qui a certainement coûté cher à chacun tout en étant sympathique, les élections des « Miss » qui vont donner un élan à la vie hesdinoise.

La vie, l’économie, la dynamie, c’est dans la rue, sur les trottoirs, dans les vitrines, donc, en concertation avec chacun, la population, comme on le dit. Non pas en se conduisant en « monarque ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *