Airon Notre Dame

Le village d’Airon-Notre-Dame est bâti entre le mont d’Airon et la rivière du Bras d’Or. Cette rivière, aussi nommée la Petite Arche, sépare les deux communes d’Airon-Notre-Dame et d’Airon-Saint- Vaast.

Description

Le village d’Airon-Notre-Dame est bâti entre le mont d’Airon et la rivière du Bras d’Or. Cette rivière, aussi nommée la Petite Arche, sépare les deux communes d’Airon-Notre-Dame et d’Airon-Saint- Vaast. Elle était jadis plus considérable et se perdait dans la mer à l’endroit où se trouve l’étang de M. Magniez. Mais les sables s’étant amoncelés à son embouchure entre Berck et le Touquet, les eaux se répandirent dans la vallée et inondèrent les marais ; il y a de cela environ un siècle, il fallut pratiquer des canaux d’écoulement vers la Canche et vers l’Authie. Les sources
sont maintenant moins abondantes et le dessèchement de la vallée fait de grands progrès. La commission syndicale, qui est chargée d’en surveiller les travaux, se compose d’une section pour le versant nord et d’une section pour le versant sud.
Les sources de la rivière baignaient le pied des murailles de l’ancien château d’Airon. Ce château, construit en pierres blanches et flanqué de tourelles, était entouré de fossés. Saint Josse y séjourna quelque temps et l’on montre encore dans la ferme de M. Hacot la chambre qui lui servait d’oratoire.
L’une des sources s’appelle la Coque des moines. Voici la légende qui s’y rattache :

Quatre moines de Saint-André-au- Bois se rendaient la veille de Noël à l’abbaye de Saint-Josse pour célébrer la messe de minuit. La terre étant couverte de neige, ils s’égarèrent et furent engloutis dans cette fontaine avec le chariot et les quatre chevaux qui les conduisaient. Le peuple crédule ajoute qu’il suffit de prêter une oreille attentive, durant la nuit de Noël, pour entendre le chant des moines qui célèbrent l’office au fond du gouffre.

Autre légende :

Le jour de la procession de Bavémont une seule grenouille coasse dans le marais ; aussi dit-on en parlant d’une assemblée de femmes moins bavardes que de coutume, qu’elles ressemblent aux grenouilles d’Airon, car une seule parle à la fois.

Les abbayes de Saint-Sauve et de Saint-Josse jouissaient de certains droits à Airon-Notre-Dame. Celle-ci y possédait un moulin et un vivier, que le chevalier Eustache d’Airon lui avait donnés au mois de mai 1239. La seigneurie était confondue avec celle d’Airon-Saint-Vaast. Elle comprenait les fiefs du Hamelet, de Mouville, de Vernouillet, du Châtelet, etc. Le fief du Châtelet appartenait en 1783 à Jean-Baptiste François Enlart, avocat au bailliage de Montreuil qui le vendit alors au comte d’Hodicq.
Les registres de catholicité remontent à Tannée 1720.
M. Decroix, qui desservait la paroisse à l’époque de la Révolution, émigra en Allemagne, puis en Angleterre. Il rédigea une encyclopédie restée manuscrite et revint secrètement en 1797 à Airon, où il exerça encore son ministère quelques années.

Lieu-dit

Le Bouloir. Le Camp de Flandre. Le Chemin des Corps-Saints et le Chemin d’Euy. Le Flot de mer. Le Mont d’Airon. La Vallée de la mer.

Archéologie

L’église actuelle d’Airon était primitivement une petite chapelle qui fut agrandie au commencement du XVIIIè siècle.

Inscription de la cloche :

L’AN 1727 JAY ÉTÉ BÉNITE PAR M 0 CLAUDE PICARD, PRÊTRE ET CURÉ DE AIRON NOTRE DAME ET NOMMÉE LOUISE MADELEINE PAR
MESSIRE FRANÇOIS ACHILLE DE LA VILLENEUVE, CHEVAL.
SEIGN.
VICOMTE DES DEUX AIRONS ET PAR DAME LOUISE, MADELEINE
BECQUET, PARAIN ET MARAINE.

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