Airon Saint-Vaast

Saint Josse, à son retour de Rome, se trouvait sur la colline de Bavémont, lorsque le seigneur d’Airon, ou le comte Haymon, d’après quelques historiens, vint lui présenter sa fille Juliula qui était aveugle de naissance. Le saint rendit la vue à l’enfant et une croix de pierre, érigée en cet endroit, perpétua le souvenir du prodige.

Description

 

Saint Josse, à son retour de Rome, se trouvait sur la colline de Bavémont, lorsque le seigneur d’Airon, ou le comte Haymon, d’après quelques historiens, vint lui présenter sa fille Juliula qui était aveugle de naissance. Le saint rendit la vue à l’enfant et une croix de pierre, érigée en cet endroit, perpétua le souvenir du prodige. La croix de Bavémont, située non loin d’Airon-Saint- Vaast, était l’objet d’un pèlerinage très-fréquenté : le mercredi de la Pentecôte, les religieux de Saint-Josse y portaient processionnellement les reliques de leur patron en suivant la voie des Corps Saints, qui prend le nom de chemin de Bavémont au-delà d’Airon-Saint-Vaast.

La croix ayant été mutilée par les gens de guerre ou par les Huguenots, les religieux se procurèrent un des grès qui la composaient ; ils le surmontèrent d’une croix de fer et le placèrent dans un enclos voisin de l’abbaye. C’est le monument de la Croix coupée, que des milliers de fidèles viennent vénérer le dimanche de la Trinité. Cependant, les habitants d’Airon-Saint-Vaast rétablirent une chapelle et un calvaire à Bavémont ; la procession, qui s’y fait non plus le mercredi, mais le mardi de la Pentecôte, attire toujours un nombre considérable de pèlerins.

Avant la Révolution, Airon-Saint-Vaast était une paroisse. La possession de l’autel d’Airon-Saint-Vaast fut confirmée aux moines de Saint-Josse par l’évêque d’Amiens, en 1123; la dîme que ceux-ci avaient abandonnée au curé rapportait 700 livres en 1730.

La seigneurie vicomtière d’Airon-Saint-Vaast et celle d’Airon- Notre-Dame relevaient directement du roi. Lorsque le roi Charles IX imposa une taxe extraordinaire sur les biens du clergé en 1563, l’abbaye de Saint-Josse aliéna la double seigneurie d’Airon au profit de messire François du Bosquet, écuyer, seigneur de Gadimetz. Les descendants de François du Bosquet se qualifiaient vicomtes d’Airon. A la mort de Jean du Bosquet, sa veuve, Elisabeth de la Haye, épousa en 1693 messire Antoine de la Villeneuve, et lui apporta le domaine d’Airon qu’elle avait acheté le 2 avril 1685. Leurs héritiers le possédèrent jusqu’au 17 février 1774. Antoine-Louis-Marie de la Villeneuve, chevalier, seigneur des deux Airon, le vendit alors à Jacques-Antoine- François-Alexandre de Gourteville, comte d’Hodicq, maréchal des camps et armées du roi. Le chef-lieu de ce domaine était le château actuellement habité par M. Enlart, maire d’Airon-Saint- Vaast. Nous citerons parmi les fiefs qui en dépendaient : le fief de la Folie, maintenant appelé le plan de Rambures à cause de messire François de Rambures qui le possédait au XVIIIè siècle et le fief du Hamelet, ainsi appelé à cause de son propriétaire au XIVè siècle, qui était M. Anselme du Hamel.

Hameau

Petit-Saint- Vaast. Ce hameau, situé à l’entrée du marais, est l’ancien Moustier-Saint-Vaast.

Lieu-dit

En descendant la vallée d’Airon, on trouve : à droite : Le Cantuaire, qui est synonyme de cimetière. Le Mont du Riez, Le Bosquelet Michel. Les Flaqxi.es. Les Goulets. Les RioncJiaux.

A gauche : Le Mont de Collen. La Vallée Jovelaine. Le Bois d’Hodicq. La grosse Tombe. La Vallée de Lignières. Les Marcaïlles. Le Villiers. La Croix de Buvémont. Le Gallois. L’Etrangle mouton. Les Près Saint-Jean. Les Rosières. etc….

Plusieurs de ces désignations existaient déjà au début du XIVè siècle.

Il y avait alors aussi : La crois de Baiemont. Le Kemins de le Crois. Le Voie des Pèlerins. Le Vert Kemin , là où on porte saint Josse en Bavemont. Le Montjoie d’Airon. Le Crois Heudiart. Le Clocastel. Les Couronnées. (Aveu de Maintenay en 1311.)

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