Ambricourt

Ce village s’appelait autrefois Amalrici Oortis que les chroniqueurs traduisent par Domaine d’Amaury.

Description

Ce village s’appelait autrefois Amalrici Oortis que les chroniqueurs traduisent par Domaine d’Amaury.

Amalric a évidemment produit le nom Amaury, et la terminaison Court est une de celles dont le sens est le mieux connu. En 1150., il relevait du comté de Saint-Pol et de l’abbaye de Blangy. La dîme appartenait aux Chartreux de Gosnay. [Reg. aux centièmes.)

Au XIVè siècle, Ambricourt dépendait de Teneur ; la terre de ce village appartenait à la même époque aux familles Lejosne, Boulenk, de Froideval et de Crépieul. Elle relevait en partie de la châtelienie de Lisbourg et en partie d’Érin, l’une des pairies de la terre de Rollencourt ; ce qui a permis à M. Harbaville de dire que le seigneur d’Ambricourt était feudataire de Rollencourt.

La famille de Crépieul ayant réuni toute la terre d’Ambricourt, la porta, au commencement du XVIIè siècle, dans la maison de Joigny. Jeanne de Joigny, dame de Brequesent et d’Ambricourt, épousa Charles des Essarts, seigneur de Meigneux, gouverneur des ville et citadelle de Montreuil-sur-Mer, et commandant aux chevau-légers de la reine.

Leurs descendants ont possédé Ambricourt jusqu’à Marie-Catherine Théodose des Essarts qui, du consentement de Jean- Baptiste-Claude-Nicolas-Balthasar, comte de Calonne, seigneur de Lignières-Chatelain, son mari, vendit cette terre le 14 février 1778 à Mme Marie-Anne de Nédonchel, veuve de messire François- Eugène-Léonard de Tramecourt.

Le hameau de Crépieul dépendait de Teneur au XIVè siècle, comme Ambricourt, et relevait de l’abbaye de Blangy. Il a donné son nom à une très-ancienne famille qui-vendit la seigneurie de Crépieul dans la première moitié du XVIè siècle. Hue de Sarton, bourgeois d’Arras, se disait en 1550 seigneur de Crépieul en partie, comme aussi Jean de Bours, seigneur de Gennes et Ivergny.

En 1789, l’église d’Ambricourt était une chapelle qui dépendait de la paroisse d’Azincourt, et faisait partie du diocèse de Boulogne et du doyenné du Vieil-Hesdin. Un vicaire résidait dans le village et y remplissait les fonctions du saint ministère ; mais le curé d’Azincourt venait y célébrer la messe tous les dimanches.

Après le concordat de 1801, Ambricourt fut érigé en paroisse, bien qu’il n’ait que 240 habitants. Il fait partie du diocèse d’Arras et du doyenné de Fruges dont il est éloigné de 8 kil.

Il a pour patron sainte Marguerite.

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