Ambrines

L’ancienneté de cette commune, située entre Avesnes-le-Comte,  Frévent, Saint-Pol et Aubigny, sur le bord d’un chemin, qui conduit de Lens à Frévent, par Liévin, Souchez, Ablain, Camblin, Aubigny et Canettemont, a été démontrée par la découverte d’un cimetière mérovingien

Description

L’ancienneté de cette commune, située entre Avesnes-le-Comte,  Frévent, Saint-Pol et Aubigny, sur le bord d’un chemin, qui conduit de Lens à Frévent, par Liévin, Souchez, Ablain, Camblin, Aubigny et Canettemont, a été démontrée par la découverte d’un cimetière mérovingien due aux recherches de MM.le docteur Ledru et Auguste Terninck. Voici le rapport que ce dernier a présenté à ce sujet à la commission des monuments historiques dans son assemblée générale, du 11 juillet 1867.

« La découverte des sépultures mérovingiennes, que je crois appartenir au Vè siècle, nous rapproche de l’époque gallo-romaine et en attendant qu’on ait retrouvé leurs aînées, nous allons étudier ces dernières.

Elles étaient situées près du village actuel, du côté de Villers-Sir-Simon, sur le chemin qui conduit à cette commune, et sur une pente douce qui s’incline vers le couchant. Le sol est un calcaire affleurant presque la surface, ce qui le rend peu productif, et c’est dans cette pierre spongieuse qu’ont été creusé les .tombes qui, pour cette raison sans doute, n’étaient garnies de cercueils ni en pierres, ni même en bois.

Le propriétaire de ce terrain, M. Savary, y fit une excavation en 1865 pour en retirer de la pierre, et ce fut alors qu’il trouva un cadavre accompagné d’un vase, d’une lance et d’une agrafe de ceinturon.

Averti de cette découverte, notre collègue, M. Ledru, s’empressa d’aller visiter ce terrain. Il agrandit cette fosse, y constata la présence de plusieurs autres cadavres, et après avoir obtenu toutes permissions du propriétaire qui fut empressé de nous accueillir et de nous aider, nous avons exploré douze à quinze ares de ce sol. Nous en avons exhumé une centaine de cadavres, presque tous orientés et qui étaient disposés en lignes parallèles du Nord au Sud. Quelques tombes curieuses par les objets qu’elles contenaient, étaient placées au centre de ce cimetière. Les autres étaient en général pauvres et ne contenaient que des ossements. Plusieurs même étaient de véritables saloirs renfermant plusieurs corps superposés ; dans l’une étaient six squelettes placés dans tous les sens. Cette dernière se trouvait à l’extrême limite du cimetière, en un mot, plus les tombes s’éloignaient du centre, plus elles étaient pauvres.

Comme je l’ai dit plus haut, nous n’avons trouvé aucune trace de cercueil en pierre ou en bois. Seulement quelques corps avaient près d’eux, et même sur la tête ou sur la poitrine, un ou plusieurs grès assez forts, dont nous ne pouvons expliquer la présence. Quant aux ouvriers, ils s’en rendirent compte bien vite et prétendirent qu’ils avaient servi à assommer les individus dont nous retrouvions les ossements en-dessous.

Un seul corps d’enfant s’est montré au milieu de tous ces cadavres de personnes adultes; quant au sexe de celles-ci, nous n’avons pu le constater d’une manière certaine que pour une jeune femme enterrée assise, ce que prouvait la forme de fosse et la position du corps. La tête de celle-ci avait été enlevée sans doute par la charrue, ou plutôt à l’époque d’anciens défrichements, parce qu’elle se rapprochait trop de la surface .du sol.

Tous les autres corps étaient couchés sur le dos, à plat, la tète posant sur le sol, les bras étendus le long du cadavre : mais plusieurs membres firent défaut, soit que les morts les eussent perdus avant leur inhumation, soit que, pour une cause quelconque, maladie ou autre, leur décomposition eut été plus rapide que celle des autres parties. Parfois aussi nous avons trouvé les crânes brisés, aussi avions-nous d’abord pensé que ce lieu funèbre était la conséquence d’une petite bataille. Cependant, nous n’osons soutenir cet avis, car nous n’y avons trouvé que peu d’armes : deux lances, trois sabres et une dizaine de couteaux. Et puis, à côté de ce lieu, nous avons constaté la présence de fondations peu solides, il est vrai, mai qui nous font croire à l’existence d’un petit village ou hameau qui a peuplé ce cimetière.

Voici maintenant la note des objets trouvés près de ces corps.

Ce sont d’abord ces trois sabres, ces deux lances et ces couteaux dont je viens de parler ; les premiers, les scramasaxes, sont pointus et ne coupent que d’un côté; ils sont munis sur chaque surface, d’une ou de deux rainures peu profondes, destinées, suivant plusieurs auteurs, à contenir du poison, et suivant d’autres, à loger des ornements en métaux plus riches.

La première opinion me paraît la plus probable, d’abord parce que, si ces entailles avaient contenu quelque métal incrusté, nous en retrouverions au moins de temps en temps quelque trace, puisque nous les voyons encore souvent sur d’autres objets du même temps, plaques ou boucles; ensuite parce que les chroniques et les historiens anciens nous apprennent qu’en effet, ce fut dans une de ces rainures que la reine Frédégonde logea du poison, lorsqu’elle remit à ceux qu’elle envoyait à Vitry pour assassiner le roi Sighebert, deux scramasaxes. Tous ces sabres étaient munis de manches en bois dont on retrouve encore quelques parties adhérentes à leurs soies.

Les lances sont variées de formes et de grandeur. Cependant elles sont plus longues et plus effilées que celles de Coullemont et de beaucoup d’autres cimetières mérovingiens du pays.

Elles se composent d’une douille dans laquelle le bois avait été emboîté, d’une tige assez longue, puis d’une pointe flanquée d’ailerons garnis en lames tranchantes sur les bords et se réunissant de pointe dans le haut. Une seule était placée à côté d’un corps, une autre était au-dessus, et la troisième a été rencontrée un peu au-dessus d’une tombe, mais je ne puis affirmer qu’elle y ait été placée lors de l’inhumation, et qu’elle n’y ait pas été entraînée par des terrassements subséquents.

Les couteaux variaient aussi de formes et de grandeurs et tous portent les traces des manches en bois.

La tombe de femme avait pour instrument de fer, un ciseau à ressort, de la forme, en petit, de ceux qui servent aujourd’hui à tondre les moutons. Il a de longueur 0,15.

Comme transition entre les armes et les bijoux ou objets de toilette, je dois parler ici des plaques de ceintures et des boucles qui ont servi à soutenir les sabres et les couteaux. Ces objets, inconnus dans les tombes gauloises et gallo-romaines, se trouvent de temps en temps dans celles des Francs et des cimetières que je décris, elles sont les plus curieuses dépouilles.

Les plaques de ceinturons différent de grandeurs. Ambrines m’en a procuré plusieurs dont une complète, c’est-à-dire composée de trois plaques et de la boucle, le tout presque intact ; les trois pièces ont ensemble 0,33 de long. J’en ai trouvé une aussi en bronze ciselé, les autres étaient en acier. Celles-ci sont très- remarquables, parce qu’elles sont plaquées ou damasquinées d’argent.

Les ornements incrustés forment sur toutes les parties de ces plaques et boucles, les arabesques les plus variés qui dénotent dans les artistes Francs des goûts et une adresse artistique assez avancés. Ces arabesques sont ordinairement encadrés par des dessins plus ou moins historiés, et par quatre, six ou sept boutons en cuivre doré, espacés sur le pourtour des . plaques. Nous avons recueilli douze plaques à Ambrines, la plupart sont rectangulaires. Quelques-unes ont l’une des extrémités terminée en pointe mousse.

La plaque en bronze, dont j’ai parlé plus haut, mesure 0,10 de long sur 0,07 de large; elle est oblongue et terminée en pointe à l’extrémité opposée à la boucle. Elle est toute découpée à jour, c’est-à-dire que les intervalles entre les arabesques ont été enlevés; ceux-ci sont ornés de ciselures et de dorures et le tour est encadré par sept boutons.

Outre ces grandes boucles destinées à retenir le large et épais ceinturon du guerrier, nous avons encore trouvé sur leurs cadavres d’autres boucles avec plaques plus petites, et en bronze ciselé. Ici les arabesques sont tracés par de profondes gravures qui les font ressortir vivement. Nous avons retrouvé aussi à Ambrines cette même ornementation sur des fibules qui souvent se composent de deux plaques rondes, reliées par une bande disposée en anse toujours demi-circulaire.

Une autre des fibules est en acier couvert d’ornements en argent. A côté de ces boucles et fibules étaient des chaînes en fer à mailles ordinaires et petites; l’une d’elles n’a pas moins de 1 m. 20 de longueur.

Le cadavre de femme assise, dont j’ai parlé, était orné d’un collier, composé de perles très-variées. Les unes étaient polychromes, carrées ou tabulaires, en terre émaillée ; d’autres sont en verre, petites et disposées en spirales, plusieurs ne sont que des pierres brutes, informes et percées. Quant aux vêtements, ils ne paraissent pas avoir été formés d’étoffes bien fines, car les empreintes nombreuses que nous en avons retrouvées, montraient un tissu assez gros, qui paraît être en chanvre.

Une douzaine de vases ont été recueillis dans ce même endroit; tous sont en terre assez fine, semblable à peu près à celle qui forme les vases gallo-romains du IVè siècle. On n’y trouve pas cette pâte dure, presque sablonneuse, si commune dans les tombes franques. Ceux d’Ambrines sont généralement annelés noirs ou jaunâtres, quelques-uns sont décorés de ces ornements tracés en pointillé et qui rappelle les zigzags, les billettes et les autres dessins qui peu après couvrirent les monuments. Nous avons même trouvé au milieu de ces vases une petite assiette faite avec le fond d’un autre vase du IIIè siècle, reconnaissable à sa pâte fine, d’un beau rouge brillant.

Trois médailles des enfants de Constantin, près de là ceinture d’un cadavre, et une coquille de la famille des porcelaines, complètent la série des objets trouvés en cet endroit. Ce cimetière n’avait donc ni vase en verre, ni bijoux en or, ni boutons, ni bagues, ni bracelets, ni haches, ni colliers en médailles percées; en un mot, il était assez pauvre. Beaucoup de tombes étaient vides d’objets curieux, et ceux que les autres nous ont procurés, doivent surtout leur valeur à leur bonne conservation due sans doute à la nature spongieuse et sèche du sol dans lequel ils étaient placés. »

La charte de Lambert, évoque d’Arras, donnée par ce prélat en 1111, nous apprend qu’il y avait alors à Ambrines un prieur curé, de l’ordre de la Rédemption des captifs.

Voici ce curieux document :

Donation de la cure d’Ambrines faite l’an 1111 par l’évêque Lambert aux trinitaires de Rouen.

« Au nom du père et du fils et et du Saint-Esprit, un seul Dieu, vrai et souverain. Ainsi soit-il.

Moi Lambert, par la miséricorde de Dieu, évêque d’Arras, à honorable en J.-C. l’abbé Gualter, nous vous accordons l’église appelée Ambrines, alors Ambrisn, qui est de notre diocèse, sauf en toutes choses le droit de l’évêque d’Arras, de ses revenus, des usages de son archidiacre et de ses officiers.

Nous sommes excités à cette bonne œuvre par notre pieuse conversation et par celle de nos frères qui vivent dans le même lieu. Il y a plus : quelques-uns de nos frères sont intervenus et nous ont priés de vous donner cet autel et son église. Ainsi, nous vous en faisons don, à vous et à vos successeurs abbés qui par la grâce de Dieu seront choisis et ordonnés dans le même lieu que vous occupez présentement.

Mais parce que vous êtes d’une métropole autre que notre province, savoir celle de Rouen, nous décidons que vous et votre monastère, conformément à ce qui a été réglé dans le concile de Chalcédoine, et renouvelé dans celui de Clermont par le vénérable pape Urbain IIè , de digne mémoire, que le moine que vous destinez pour être prieur à Ambrines, promette et rende une obéissance canonique à moi et à mes successeurs évêques d’Arras, en ce qui appartient à notre diocèse. De plus, nous ajoutons que vous et le prieur d’Ambrines présentiez à l’évêque d’Arras un prêtre capable pour être constitué au gouvernement du peuple d’Ambrines. Il produira à cet évêque un certificat de sa bonne vie et de sa chasteté ; il lui promettra l’obéissance ordonnée par les canons, et ensuite il recevra gratuitement de la main de l’évêque la charge d’âmes pour l’exercer sur le peuple de Dieu.

Mais, comme vous souffririez beaucoup d’assister en personne à notre synode, nous ordonnons que le prieur d’Ambrines ne néglige point d’y assister, et qu’il ait soin de procurer joyeusement le paiement à l’évêque et à ses ‘officiers comme à l’église mère les revenus catédratiques et synodaux. Et pour rendre cet écrit stable et permanent, nous l’avons fait signer, pour lui donner plus de force par nos frères, qui sont de fidèles et idoines témoins.

Clarembold, archidiacre d’Arras ; Robert, archidiacre d’Ostrevent ; Drogon, doyen ; Anastase, chantre ; Robert, maître ; Roger et Bauduin, prêtres ; Roger et Pierre, diacres ; Hilvin, sous-diacre ; Sasgualon et Lambert, acolytes ; Tous chanoines de la cathédrale ; Mascelin, Radulfe, Gérard, Trois doyens qualifiés du nom plebalium ; Albert, Ebrulf, Guénemare, Jean et Tebold, prêtres, c’est-à-dire curés.

Moi, Lambert, par la miséricorde de Dieu, évêque d’Arras, j’ai relu, souscrit le présent acte, et l’ai ratifié de ma propre main, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Donné à Arras, l’an de J.-C, l’an 1111, induction 4è, le 25 octobre, et la 17è année du pontificat de Dom Lambert, évêque d’Arras. (BA-LUZE, Miscellanea, t. v, p. 397. MIRŒUS et FOPPENS, Opéra diplomatica, t.v, p. 27.MIGNE, Saneti loonis, Carnotensis episcopi, opéra omnia, t. v, col. 714.)

Plus tard, les Trinitaires de Rouen se désistèrent de ce privilège en faveur des religieux du Mont-Saint-Eloy; la date et le titre de cette permutation nous sont restés inconnus.

Ambrines eut son château-fort dès le XVIè siècle : les anciens seigneurs de cette terre en portaient le nom ; le sire Simon d’Ambrines est cité comme témoin’ dans une charte de 1152. Antoine d’Ambrines fut tué à la bataille d’Azincourt, en 1415. Son corps fut rapporté à Ambrines pour être inhumé dans la sépulture de ses pères, et sa femme, Claudine de Blaringhem, fit inscrire son épitaphe au bas d’un tableau représentant en bosse deux hommes et une femme à genoux, dans le costume de l’époque. La femme représentait Catherine, et la deuxième figure d’homme était celle de son second mari. Ce tableau servait, avant la Révolution, de table sur le grand autel de l’église d’Ambrines.

Une de ses filles apporta en mariage la terre et seigneurie d’Ambrines à Bauduin Gosson, grand bailli et prévôt de la cité d’Arras, 1435. Le célèbre jurisconsulte Nicolas Gosson, exécuté sur la place d’Arras, le 25 octobre 1578, était seigneur d’Ambrines, et fit percer une verrière dans l’église de cette commune.

En 1601, le château et la seigneurie d’Ambrines devinrent la propriété de Jean de Pressy, écuyer, seigneur de Steeques, Eterpigny et Ligny-Saint-Flochel; elle fut vendue par décret, en 1668, à Louis de Valicourt, originaire de Cambrai, et fils du président de Niort, dans le bas Poitou.

Louis de Valicourt s’attacha au comte de Montdejeu, gouverneur d’Arras, en qualité de secrétaire. Il travailla plus tard sous Michel Le Tellier, chancelier de France, et sous le marquis de Louvois. son fils. Il dut sans doute à la protection de ce ministre sa nomination de commissaire des guerres, à Douai, après la reddition de cette place aux Français.

Le roi Louis XIV le nomma ensuite commissaire ordonnateur à Valenciennes, Bouchain, Condé et Cambrai. Peu de temps après, Louis de Valicourt acheta la charge de grand bailli de Lens, charge qui lui donnait le droit de renouveler la loi, c’est-à-dire de nommer les échevins. Mais le roi ayant retiré cette prérogative à l’office de grand bailli pour l’annexer à la charge de gouverneur qu’il venait de créer, N… de Valicourt, fils de Louis et seigneur d’Ambrines, acheta cette charge moyennant 4,000 livres.

Louis de Valicourt mourut à Valenciennes, au mois de décembre 1696. Son gendre, Hardy, sieur de Fama, devint grand bailli de Lens; il céda cette charge à son beau-frère, seigneur d’Ambrines, qui réunit ainsi les charges de gouverneur et grand bailli de cette ville.

Une de ses sœurs, Constance de Valicourt, fut mariée à Izarn, seigneur de Villefort, natif du Languedoc, qui mourut major de la ville de Valenciennes. Sa veuve se fit remarquer de madame de Maintenon, qui, par son crédit auprès de Louis XIV, la fit nommer sous-gouvernante de l’arrière petit-fils de ce monarque, qui devint plus tard Louis XV. Elle conserva cette charge auprès des enfants de France, avec les honneurs et les privilèges qui y étaient joints, dans le règne du nouveau roi. Le frère de Constance de Valicourt établit son domicile à Ambrines. Il augmenta considérablement la maison seigneuriale qui avait le privilège d’avoir vue dans l’église à laquelle elle était contiguë. Il mourut’ en 1751, ne laissant qu’une fille qui, à la mort de son père, se retira au monastère de la Compassion de Jésus, en 1759, où elle demeura quelque temps. (P. IGNACE, Supp. Recueil, tom. I, p. 17.)

Charles Liévin de Valicourt, écuyer, sieur d’Ambrines, grand bailli, capitaine de Lens, né à Douai, paroisse Saint-Amé, le ler décembre 1661, récréanta sa bourgeoisie d’Arras en 1689, mourut au château d’Ambrines, le 14 janvier 1711, et fut inhumé dans le chœur de l’église du village. Il avait épousé Hélène de Marmet de Valcroissant, morte à Arras, paroisse de la Madeleine,le 1er juin 1710, fille de François, écuyer, sieur du Chaudon, gouverneur de la citadelle d’Arras, et ensuite du fort de Scarpe, près de Douai, et de Marie-Anne de Brun. Il en eut deux enfants :

1° Marie-Anne de Valicourt, née à Arras, paroisse de la Madeleine, le 13 juillet 1709, morte en célibat à Ambrines, le 26 juillet 1791, laissant par testament de 1790, la terre d’Ambrines à son cousin Alexandre-André-Marie deValicourt ;

2°Charles-Liévin de Valicourt, né à Arras, le 19 mai 1710, paroisse de la Madeleine. Alexandre-André-Marie de Valicourt, écuyer, né à Douai, paroisse Saint-Jacques, le 1er décembre 1732, sieur d’Ambrines, par le testament de sa cousine, légua la terre d’Ambrines à son cousin Alexandre-André-Marie de Valicourt ; il mourut le 19 mars 1818, au château d’Ambrines, sans laisser d’enfants de sa femme Marie-Alexandrine de Grumelier, morte à Ambrines, le 16 mars 1810, fille de Charles-Gabriel, écuyer, et de Marie-Anne de Valicourt. Alexandre-André-Marie de Valicourt, écuyer, épousa sa cousine Marie-Françoise de Valicourt de Bécourt, et mourut au château d’Ambrines, le 3 octobre 1846. Son fils Alexandre-Désiré, marié, en 1838, à Louisa Boussemart, mourut lui-même trois ans après, et sa veuve se remaria, le 7 juin 1857, au général comte de Clérembault. La terre d’Ambrines échue à l’un de ses fils, Ernest de Valicourt, a été vendue, en 1877, à M. Ludovic de Richouftz.

Le P. Ignace rapporte que, pendant la guerre avec l’Espagne, les Français s’emparèrent du fort d’Ambrines et de celui de Grand-Rullecourt. (Mém., t. v, p. 845.)

Avant la Révolution, le village était partagé entre trois juridictions: une partie relevait de la sénéchaussée de Saint-Pol; une autre du baillage d’Aubigny-la-Marche, et toutes deux de la gouvernance d’Arras. Mais la plus grande partie dépendait d’Avesne-le-Comte, élection et conseil d’Artois, parlement de Paris, subdélégation, recette et gouvernance d’Arras, intendance de Picardie à Amiens.

L’ancienne église a été démolie et remplacée par une nouvelle, style roman, qui fut bâtie sur le même emplacement, et terminée en 1789. Elle renferme un caveau servant de sépulture aux membres de la famille de Valicourt.

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