Barly

Un établissement romain y présentait quelqu’importance, et plus tard nous y trouvons un manoir féodal avec ses seigneurs. Le sire Baudouin de Barly, figure comme témoin dans la donation faite en 1071, à l’église d’Arras, par Liobert, évêque de Cambrai.

Description

Histoire.

Ce village remonte à une haute antiquité.

Un établissement romain y présentait quelqu’importance, et plus tard nous y trouvons un manoir féodal avec ses seigneurs. Le sire Baudouin de Barly, figure comme témoin dans la donation faite en 1071, à l’église d’Arras, par Liobert, évêque de Cambrai. (Harbaville. Mém. hist. Le Carpentier. Hist. de Cambrai, t. III). En 1250, Agnès de Barly, fille de Josse et de Huette de Vermelles, épouse Hugues de Mancicourt, seigneur de Bancourt.

La maison de Barly s’éteignit au commencement du XVIè siècle, en la personne de Catherine de Barly, dame de Boubers et de Fontaine, alliée à Jehan de Fosseux. Son second fils Philippe fut seigneur de Barly.

Une partie de la terre de Barly passa par mariage d’une dame de Fosseux à un sieur de Baquehem, seigneur de Liez.

Vers 1550, la seigneurie qui relevait de Saulty était dans la maison de Richardot. Le prince de Stiennus vendit la terre de Barly en 1699, à Margnerite Lemaître, veuve d’Antoine Blin, seigneur de Wanquetin. Elle échut à leur troisième fils Jean Blin.

Dans la campagne de 1710, Barly et son territoire furent occupés par un détachement de l’armée française.On y voyait le quartier général du Roi, Celui de Louis de Bourbon-Condé, prince du sang, qui fût premier ministre de Louis XV, était au château.

L’intendant Bernières avait le sien dans le bois du château. La famille Blin continua de posséder Barly, dont le château devint, à l’époque de la Restauration, la résidence d’été de Monseigneur de la Tour d’Auvergne, évêque d’Arras. Dans cette agréable villégiature il se trouvait en rapport avec quelques nobles voisins, le général de Saint-Paul et autres.

A la mort de M. Blin de Varlemont, vers 1830, le château de Barly devint la propriété de Madame la comtesse de Tramecourt.

Des détachements de l’armée prussienne passèrent par Barly à diverses reprises, en décembre 1870. Ils y firent quelques réquisitions de vin et prirent un cheval au château.

Dans les temps reculés, les Chevaliers du Temple possédaient sur Barly une ferme importante vers Saulty, au lieu dit la Tête de Mort. Elle fut détruite à une époque qu’on ne peut préciser.

La seigneurie vicomtière de Loewal, mouvance d’Aubigny-la-Marche, était un fief notable appartenant à la famille de Montmorency-Fosseux. La famille Blin en fit l’acquisition en même temps que de la terre de Barly. (Loc, Le P. Ignace. Mss.)

Archéologie

Un cimetière romain du IIIè siècle existe au bas de Barly et paraît s’étendre sous le bois. De beaux débris de cette époque furent trouvés dans les tombes.

Au XIIè et XIIIè siècles un château féodal était situé sur une motte, au lieu où la famille Blin fit construire l’élégant manoir actuel. On voyait encore au siècle dernier ses murs épais, ses fossés et ses souterrains.

L’église anciennement érigée sous le vocable de Saint-Léger, fut détruite en 1793. Le clocher resta debout et on lui adossa, lors du rétablissement du culte, une nouvelle église simple et sans style, mais assez spacieuse.

L’abbaye d’Etrun a qui appartenait la dîme de Barly et qui l’avait cédée au curé à titre de portion congrue,avait à sa charge l’entretien du chœur et ses réparations. Elle avait la collation de la cure. Lors de la reconstruction., on y plaça les écussons d’armes de Monseigneur de la Tour d’Auvergne et de la famille Blin de Varlemont.

Les fonds baptismaux sont formés d’un grès monolithe dont la partie supérieure constitue une cuve octogone supportée par un pédicule que termine un socle formé d’un tore et d’une cymaise inférieure. Sur la cuve se lit la date 1577.

Vers 1840, un oratoire y fut érigé par les familles protestantes qui forment environ le vingtième de la population. Ce petit temple est succursale de l’église de Wanquetiri.

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