Beaurainville

L’établissement de la forteresse de Beaurain se perd dans la nuit des temps ; cette forteresse « du passé estoit bastie de pierre « blance, sur un rocher joignant le bois ceint de murs et de « fossés profonds. » Elle est connue, dès le onzième siècle, par la captivité d’Harold, comte de Kent.

Description

1054. Belrem, 1131. Belrinium, 1138 Belraim, 1140. Belramum, 1185. Belram, 1201. Bellum ramum, 1203. Biaurain, 1224. Biaurein, 1234. Bellumramum villa. 1244. Bellum ramum, 1311. Biaurain, 1346. Biauraing, 1369. Biaurrain, 1507. Beaurain Chastel, 1614, Borrainville.

L’établissement de la forteresse de Beaurain se perd dans la nuit des temps ; cette forteresse « du passé estoit bastie de pierre « blance, sur un rocher joignant le bois ceint de murs et de « fossés profonds. » Elle est connue, dès le onzième siècle, par la captivité d’Harold, comte de Kent.

Chargé d’une mission importante auprès du duc de Normandie, ce grand seigneur de la cour du roi Edouard-le-Confesseur s’était embarqué à Bosham, mais, poussé par les vents contraires, il aborda sur la côte de Ponthieu soumise au droit de Lagan ou de Bris. Le Lagan attribuait au suzerain du rivage les navires que le hasard des tempêtes y faisait échouer, ce qui permit au comte Guy de s’emparer d’Harold et de le retenir longtemps prisonnier à « Belrem ».

Ce Belrem est incontestablement Beaurain-sur-Canche ; Lancelot, et tous les historiens de Picardie le reconnaissent.

La tour de Beaurain devint le centre d’une châtellenie démembrée du comté de Saint-Pol ; elle s’étendait de Dourier à Anconnay, et de l’Authieà la Canche et comprenait dans sa mouvance les seigneuries de Berck, Bureuilles, Campagne, Ecquemicourt, Ecuires, Gouy, Hesmon, Merlimont, Offin, Vefton etc.

Les Tyrel, sires de Poix, ont exercé les droits de châtelain de Beaurain, en même temps que Guillaume II de Saint-Omer, mais leur possession ne fut pas de longue durée.

Nicolas Lédé raconte que Guillaume 1er, châtelain de Saint-Omer, hérita de son père Oston, la terre de Beaurain, terre fort noble et très-ancienne qu’il transmit à ses descendants. L’un d’eux, Guillaume IV, donna en janvier 1234, à ses vassaux de Beaurainville et de Beaurain- château, tous les marais situés entre les limites de Lépinoy et de Contes (inter Spinetum et Contes), moyennant la redevance annuelle de six livres de cire ; sa femme, Béatrix de Loos, et lui, stipulèrent que de cette cire on ferait un cierge allumé à perpétuité, le 8 septembre, jour de la nativité, ‘devant l’autel de la Sainte-Vierge, en l’église de Beaurainville.

La révolution a respecté, la volonté du châtelain, car de nos jours la commune inscrit encore au budget une somme de vingt francs pour l’accomplissement de sa pieuse fondation, et la charte, monument de sa générosité, encore revêtue du sceau de cire verte,-est conservée dans les archives.

Guillaume IV eut un frère mort comme lui sans enfants. L’une de ses sœurs, Alix, dame de Beaurain, épousa Baudouin de Créqui ; leur fils, Philippe de Créqui, céda la châtellenie de Beaurain au comte.de Saint-Pol (1257).

Raoul L, comte d’Eu et de Guines, devient ensuite châtelain de Beaurain, par son mariage avec Béatrix de Saint-Pol. Raoul II, accusé de trahison, ayant été décapité sans forme de procès, le roi distribue les biens de la victime à des courtisans. Beaurain change alors sept fois de maître en moins de cinquante ans et appartient successivement, leur vie durant, à messires :

Robert.de Lorris, chambellan de Jean-le-Bon.

Jehan de Lorris, vicomte de Montreuil, 1358.

Emont de la Motte, écuyer du roi, 1360-1362.

Jehan de Danville, frère de Gérard, évoque d’Arras, puis de Thérouanne et de Cambrai, 1368.

Oudart de Renti, 1371.

Enguerran de Coucy, seigneur de Maries, 1384.

Ce dernier, « chevallier esprouvé qui toute sa vie n’avoit fine d’armes suivre et moult estoit de grande vertu, » marcha au secours de Sigismond, roi de Hongrie, sous les ordres du comte de Nevers et fut pris à Nicopolis, où les chrétiens se virent écrasés par les Sarrasins « qui plus de vingt estoient contre ung » (1396). Coucy mourut en captivité et Beaurain fit encore retour à la couronne.

Charles VI affectionnait beaucoup son chambellan Jehan de Croy, seigneur de Renty, de Séninghèm, etc., qui venait d’expier, dans les prisons du château de Blois, le dévouement qu’il apportait à la faction Bourguignonne. Il le récompensa de toutes manières, se plaisant à le combler de faveurs et lui octroya, non plus à viage, mais pour lui et pour ses descendants, le château de Beaurain avec les dépendances. (Janvier 1412.)

Durant près de quatre siècles, les Groy, Châtelains puis barons et comtes de Beaurain, se transmirent cet héritage. Un seul, Adrien, comte de Rœulx dût se montrer cruel à l’égard des habitants de la contrée, afin de venger sa mère Lamberte de Brimeu des mauvais traitements que lui infligèrent, en 1537, les soldats de la garnison de Montreuil; les troupes Espagnoles firent alors cruellement expier à d’innocentes populations le libertinage de quelques vilains « et infâmes ribauds qui avaient osé violer les damoiselles de ladite dame, à Beaurain, en sa présence, sans respect de Dieu ny des hommes ! »

Le siège de Montreuil, le massacre des habitants et l’incendie d’une partie de la ville apprirent à respecter la mère du tout- puissant général des armées impériales.

A l’époque de la mort de Ferry de Croy, (1521) le revenu de la châtellenie valait 3115 livres parisis, 9 sols, 6 deniers ; ce revenu était presque doublé, lorsqu’Henri III prétendit, au siècle suivant, déposséder les comtes de Rœulx, en vertu d’une clause de la donation qui autorisait le retrait de Beaurain, au profit de la couronne, moyennant cinq cents chaises d’or. (Monnaie du temps de Charles VI valant 16 fr. 20 c. soit 8100 francs.)

Philippe II prit le parti du comte de Rœulx ; la garnison de Montreuil vint occuper la forteresse de Beaurain, mais les ambas­sadeurs de France et d’Espagne craignant avant tout de troubler la paix entre les deux royaumes, firent preuve de beaucoup de modération et résolurent de s’en remettre à la décision d’arbitres de leur choix. S. M. Catholique nomma Pierre Greuet, seigneur de Fermont, Pierre Payen, seigneur de Bellacourt, et le sieur de Belvalet, seigneur de Pomera ; Henri III délégua un président de la chambre des Comptes, un président du Parlement et un troisième personnage de qualité.

Les six commissaires se réunirent à Saint-André-au-Bois, le 5 décembre 1579. Les pourparlers durèrent dix-huit jours et aboutirent à la reconnaissance des droits de messire Claude de Groy, comte de Rœulx, dont la. postérité a joui, sans conteste, du titre et des prérogatives de seigneur châtelain de Beaurain. La marquise de Leyde, née Groy, vivant en 1789, fut la dernière.

Le château de Lianne

Non loin de la route d’Hesdin à Montreuil, à cent mètres de la rivière, apparaissent deux larges pans de muraille, débris de la forteresse de Lianne, Léaulne ou Léaune.

Ancienne résidence des Colet, elle a conservé le nom de ses possesseurs au XIVè siècle.

Les Colet ont vécu ignorés jusqu’au jour où le comte de Saint- Pol, Hugues Campdavaine, se ligua, pour les attaquer, avec le comte de Ponthieu et les sires d’Auxy et de Beauval ; ils se retirèrent à l’abri des murailles de Saint-Riquier. Campdavaine vint les assiéger et ordonna de lancer, dans la place des projectiles enflammés, ou feux Grégeois, qui allumèrent l’incendie, produisirent un désordre tel que les assiégeants purent se glisser dans la ville embrasée. Ils firent un carnage si épouvantable des hommes et des femmes, que les chroniqueurs estiment à 2,700 le nombre des victimes de cette fatale journée du 28 juillet 1131. L’abbaye ne fut point épargnée et disparut en partie dans les flammes. Les auteurs qui racontent ce désastre nomment indifféremment les Colet : les Caletois, les Colétois, les Oolleton.

On a même prétendu qu’ils descendaient de la tribu Celtique des Calètes (Labourt, la Bête Canteraine).

Malbrancq leur consacre un chapitre spécial intitulé : « Golle- tonum familia praesertim è Bélriensïbus… » Il les qualifie de nobles et puissants, « viri nobilitate ac potentia insignes, divitiis pariter ac possessionibus opuïenti » et, pour donner une idée de leurs vastes possessions, il ajoute qu’ils étaient seigneurs de Beaurain et de la Caloterie, « domini de Belloramo et de Calothria. »

Meyer parle des Calotois, aussi bien que Dora Cothron, l’un des continuateurs d’Hariulfe. Pour Jean de la Chapelle, les Calletois sont des feudataires très nobles, très-riches, « domini temporales de Biaurain et totius Caletariœ. » Les Calotins, d’après Devérité appartenaient à une nombreuse famille dont l’inportance inquiétait les comtes de Saint-Pol. Les Bénédictins, racontant la fondation de l’abbaye de Cercamp, l’attribuent à l’expiation devenue nécessaire à la suite des rigueurs exercées contre « Calaterienses Tojparchas. »

Les Cartulaires des abbayes de Dommartin, de Saint-André-au-Bois et de Valloires les désignent simplement sous les noms de Coletli, Colet, Coles, Colez, CJiolet.

Ceux des Colet ou de leurs parents, qui échappèrent au massacre de Saint-Riquier, se reprochant d’avoir été la cause d’une si grande catastrophe, cherchaient à étouffer les remords de la conscience, par la distribution d’aumônes abondantes. Tandis qu’Enguérran Colet, fils de Hugues, et Eustache Ier enrichissaient l’abbaye de Saint-Josse-au-Bois, Robert et Guy, leurs cousins germains, seigneurs d’Argoules, donnaient aux Bernardins de Valloires, plus de quinze cents mesures de terres labourables, de prairies et de marais.

Eustache ou Tassette Colet, arrière petite-fille de Eustache Ier et la dernière de la famille, épousa messire Enguerran de Lianne, l’un des douze barons du Boulonnais. Il donna son nom à la tour de Lianne habitée par ses descendants, jusqu’à la fin du quatorzième siècle. Dame Yolande de Lianne la porta dans la maison de Bournonville, en s’alliant à Hugues de Bournonville. Anne de Bournonville, dame et vicomtesse de Lianne-èn-Beaurain, mariée à Philippe de Lameth, seigneur d’Hénencourt, eut une fille, Marie de Lameth; la seigneurie de Lianne composa sa dot, lors de son union avec Jean de Maulde, baron de Colembert, le 26 Juillet 1566. Les de Maulde possédaient encore la tour de Lianne au siècle dernier, et Jacques Adrien Wartel d’Haffreingue, premier conseiller pensionnaire de l’état des châtellenies de la Flandre “Wallonne, s’en rendit acquéreur en 1771.

Les sires de Beaurain surnommés Péchot

Outre les châtelains de Beaurain et les Colet, il existait au XIIè siècle une illustre famille de Beaurain, surnommée Péchot, Péchol ou Pocoz ; ses possessions s’étendaient de la Canche à l’Authie et les seigneurs d’Argoules en sont issus.

A .cette famille appartenait Enguerran Ier, fils de Sobrand, chevalier, fondateur de l’abbaye de Saint-André, dans les prairies de l’Aulnoy, à Maresquel, (apud Alnetum in maraculo), (1135). Hugues, son fils, permit aux religieux Prémontrés de quitter cette résidence pour s’établir dans la forêt de Grémécourt, à l’emplacement actuel de Saint-André-au-Bois. (1153). Il fut inhumé dans la chapelle du monastère avec cette épitaphe :

POR ACQUÉRIR LE SALUT D’IMMORTALITÉ

DURANT TOUT EN PAIX ET EN TRANQUILLITÉ

JAY PRIÉ POUR LES LOUANGES DE DlEU CHANTER

LE COUVENT DES AULNOYES EN CE LIEU HABITER.

Une charte de l’année 1224, rapportée au cartulaire de Valloires établit la filiation de Messire Raoul de Beaurain, second fils d’Enguerran ler. Il fut le père de Guillaume, qualifié seigneur de Huppy et l’aïeul d’Aléaume dont la fille unique Elisabeth de Beaurain, dame de Huppy, s’est alliée à Jehan, chevalier, sire de Brimeu.

Le prieuré

Le prieuré de Saint-Martin-de-Beaurainville dépendait de l’abbaye royale de Marmoutiers-les-Tours à laquelle il a été réuni au Xè siècle. Jusque là et depuis la donation de Rigobert en 720 il avait appartenu à celle de Saint-Bertin. En 1140, Guingomar, prieur de Beaurain, eut l’honneur de recevoir chez lui le père abbé de Marmoutiers, frère Garnier, qui visitait les maisons de son ordre.

Plus tard les biens de ce prieuré ont été annexés à celui de Notre-Dame-de-Biencourt.

L’hôpital de Cocquempot

A l’exemple des plus grands seigneurs, ceux de Beaurain fondèrent une maladrerie destinée à recevoir les lépreux de leur domaine ; le savant Monsieur Henneguier pensait que cette maladrerie occupait l’emplacement du Tir des Archers ; le but de leur jeu étant d’ordinaire un oiseau de bois, le plus souvent un coq, placé sur un pal ou pau, longue pièce de bois taillée en pointe, on le désignait sous le nom du cocq en pot, altération des mots cocq en paul ou cocq empaillé.

Au XVIIè siècle, l’ordre de Saint-Lazare et le commandeur de Saint-Jean-de-Jérusalem, de Loison, jouissaient des revenus de la maladrerie de Beaurain ; Louis XIV réforma cet abus et une ordonnance, du mois de décembre 1696, rétablit l’hôpital de Beaurain, en y ajoutant les biens des anciennes léproseries de Jumel et de Cavron.

La fabrique

La filature de lin, installée,-en 1830, sur l’emplacement d’un ancien moulin à farine, occupe aujourd’hui 250 ouvriers ; elle a successivement été exploitée par messieurs Claustre, Bordier, Lavezzari et Traill.

Principaux lieu-dit et hameaux

Beaurain-Château. Section de la commune de Beaurainville, dont elle est séparée par la Canche. L’existence du château lui donnait autrefois une importance considérable, car c’est à Beaurain-Château que s’est déroulée l’histoire dont nous venons d’esquisser à grands.traits les principales phases.

Beaurepaire.

Jumel. Se trouve ainsi orthographié dans les titres du XIIIè siècle que nous avons consultés :

Judaeimansum (habitation du juif.), Gyemez, Gyammetz, Gyummes, Jumetz, Jumes.

Le fief noble de Jumél a appartenu à une famille de ce nom : Eustache, fils d’Adam de Gyemez est bienfaiteur de Saint-André- au-Bois en 1263 ; le 18 juillet 1413, Pierre de Sains, dit le Galois, est seigneur de Jumetz ; le 7 novembre 1675, messire Georges de Monchy, seigneur d’Hocquincourt, gouverneur de Péronne, vend son fief de Jumetz à l’abbaye de Saint-André, moyennant 16,170 livres.

Les Lianne, Le Fonds des Lianne, Le Pâtis des Lianne, en souvenir de la famille de ce nom qui posséda un domaine important à Beaurain et aux environs, de 1283 à la fin du XIVè siècle.

Le lois Machy, Le fort Malion, Les terres au pain.

Rumilly ou Remilly, fief donné le 5 mars 1544 à l’église Saint- Nicolas-de-Beaurain-Château par dame Lamberte de Brimeu, épouse de messire Ferry de Croy, châtelain de Beaurain, à condition de chanter à perpétuité un obit solennel avec Salve, de Profundis et Miserere, dans l’octave du Saint-Sacrement.

La côte Thérouanne.

Campucelle, fief, noble, aux terroirs de Beaurainville et de Beaurain-Château vendu, le 11 juillet 1305, par dame Marie d’Averdoingt, à Ernoul, dit Puchelle, qui lui a donné son nom. Puchelle le revendit à Gilles Nazard, en 1311. Le 23 mars 1456, Jehanne de la Chapelle le donna à son fils Golart de Gouy. Plus tard, le fief de Campucelle a passé à la famille Legrand et, le 29 juillet 1713, François Legrand l’a donné aux religieuses de Sainte-Austreberte, de Montreuil, comme l’équivalent de la dot de sa fille, novice dans ce couvent.

Archéologie

L’église, nouvellement restaurée, est sous le vocable de Saint-Martin. Le chœur date du XVIè siècle et fut bâti par les châtelains de Beaurain ; leur blason, qui ornait la clef de voûte de la chapelle de droite, a été brisé pendant les travaux de réparation, on y voyait: L’écu de Croy : d’argent à 3 faces de gueules, écartelé de Reuty : d’argent à 3 doloirs de gueules et sur le tout, écartelé.

Au ler, d’or à la bande de gueules chargée de 3 alérions d’argent, qui est de Lorraine.

Au 2è, d’azur à 3 fleurs de lys d’or à la bordure de gueules chargée de besans d’argent, qui est d’Alençon.

Au 3e, et 4è, d’argent à 2 faces d’or, qui est de Harcourt.

L’écusson ainsi écartelé a été porté par trois générations, de Croy, de 1475 à 1553. en souvenir de l’alliance d’Antoine de Croy avec Marguerite de Lorraine. L’église de Beaurainville a donc été construite durant cette période de temps.

Le 21 septembre 1656, l’abbé Nicolas Ledé transféra en grande pompe dans l’église de Beaurainville, les reliques des SS. Bon, Boniface, Fidèle et Théophile, qu’un ermite, nommé Dries, né à Beaurain, avait rapportées de Rome.

L’église de Beaurain-château, dédiée à Saint-Nicolas, porte les millésimes de 1678 et de 1786. Elle fut en partie brûlée, au commencement de ce siècle.

Château de Beaurain. Les ruines du château, démoli au XVIè siècle, ont subsisté jusqu’en 1822; elles ont été alors rasées et les matériaux furent employés à la construction de l’écluse du moulin. L’emplacement des constructions est appelé le grand parcage ; c’est une butte longue de près de 100 mètres sur 30 ; trois ouvrages avancés, bâtis sur la falaise, en défendaient l’accès. A l’extrémité, vers le bois, s’élevait le donjon, tour en pierres blanches, bâtie sur une éminence de terre de 10 mètres carrés et entourée de fossés profonds ; au centre se trouve le puits Langeron.

Château des Lianne. Deux larges pans de muraille en pierres avec soubassements en grès et en cailloux, que l’action du temps ne tardera pas à faire disparaître, rappellent aux voyageurs qui parcourent la route de Montreuil à Hesdin, ce que fut la tour des Golet et des Lianne.

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