Berles-Monchel

Le fief de Berles appartenait au XIIè siècle à une famille d’origine chevaleresque, connue depuis messire Pierre de Berla, qui fut témoin d’une charte accordée en 1181, au prieuré d’Aubigny.

Description

Le fief de Berles appartenait au XIIè siècle à une famille d’origine chevaleresque, connue depuis messire Pierre de Berla, qui fut témoin d’une charte accordée en 1181, au prieuré d’Aubigny.

La terre de Berles relevait du château de Lens, Maicline de Caumaisnil en était seigneur en 1385. La seigneurie a passé successivement dans les maisons de Longueval et de Soissons-Moroeuil. Elle appartenait au commencement du XVIIè siècle à la famille du Garieul, dont une héritière épousa Jehan Duval de Fiennes, écuyer et conseiller d’Artois. Elle fut vendue, le 4 août 1704 à François Lallart, receveur général des États d’Artois (P. Ign. add. mém.). Après avoir appartenu aux Cardon de Montigny, le domaine de Berles .est aujourd’hui la propriété de Tournois de Bonnevalet.

L’église de Berles n’a pas été vendue nationalement. Sa construction semble remonter au XVè siècle. Toutefois la date de 1737 que l’on remarque sur la tour,semble indiquer que de nombreuses et importantes restaurations ont eu lieu à cette époque.

On remarque au milieu de la nef une pierre tombale ayant servi de sépulture à Isabelle-Josèphe-Marcotte, veuve de M. Benoit Lallart, écuyer, seigneur de Berles, receveur général des États d’Artois; l’inscription est surmontée des armoiries écartelées de ces deux familles. La tour carrée est surmontée d’une flèche en bois, couverte d’ardoises.

En 1255, le chapitre d’Arras fit un concordat avec le curé de Berles au sujet de la .dîme.

Ce village a.pour dépendances les hameaux de Monchel et de Vandelicourt.

MONCHEL, aussi nommé Monchel-Notre-Dame, est situé entre Berles et Savy, dans une vallée qui s’étend à gauche de la grande route d’Arras à Saint-Pol. La seigneurie, la dîme et le terrage appartenaient au chapitre de la cathédrale d’Arras qui y possédait une ferme considérable. En face se trouvait une chapelle bâtie en l’honneur de Saint-Gendulphe et qui était le but d’un pèlerinage très-fréquent. Elle fut détruite au commencement du XVIè siècle.

Ce hameau a une importance considérable;

Il contenait déjà 24 feux en 1732. C’était le siège de deux seigneuries : l’une était passée d’un sieur Lombart à son neveu maternel, Quarré, écuyer, seigneur de Durepaire. Une de ses parentes y fit construire une chapelle qu’elle dota d’un revenu suffisant pour y entretenir un chapelain. Elle subsiste encore de nos jours, mais elle est dans un triste état d’entretien. La seconde seigneurie appartenait à une dame nommée d’Offlammes, lorsqu’elle fut vendue par décret du conseil d’Artois à Gamand, bourgeois d’Arras, dont la fille épousa F. de Cardevacque. Le chapitre d’Arras y possédait également une ferme que l’on appelait vulgairement la censé du chapitre (P. Ignace, Dict. tome III, p. 947): elle fut complètement ruinée pendant la guerre,1553.C’est à Vandelicourt que la Scarpe prend sa source ; cette rivière ne commence à être navigable qu’à sa sortie des fortifications de la ville d’Arras.

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