Beussent

L’abbaye royale de Cluny, ordre de Saint-Benoit, la plus riche de France, avait de vastes possessions dans toutes les provinces.Les comtes de Boulogne lui donnèrent le prieuré de Saint-Pierre et Saint-Paul de Beussent sur lequel ils voulaient même exercer certains droits de patronage, quand un arrêt du Parlement déclara les moines affranchis de l’autorité du comte Robert II

Description

L’abbaye royale de Cluny, ordre de Saint-Benoit, la plus riche de France, avait de vastes possessions dans toutes les provinces.

Les comtes de Boulogne lui donnèrent le prieuré de Saint-Pierre et Saint-Paul de Beussent sur lequel ils voulaient même exercer certains droits de patronage, quand un arrêt du Parlement déclara les moines affranchis de l’autorité du comte Robert III.

Les prieurés ont d’abord été desservis par des religieux envoyés de la maison mère : ils formaient une petite communauté régulière dont le chef, le premier (prior), remplissait les fonctions curiales dans la paroisse. Celui de Beussent fut détaché de Cluny et réuni à Saint-Sauve-de-Montreuil, dans le cours du XVIIè siècle. Le revenu était en 1790 de 6892 livres, ainsi réparties :

70 mesures de terre à Beussent 1116 livres.

Dîme du ménage d’Engoudsent 1496

Dîme d’Enguinehaut 1400

Dîme d’Audembert 900

Dîme de Marquise 900

Dîme de Mieurles 450

Dîme de Recques 300

Dîme de Lottinghem 150

Rente sur le moulin de Beussent 30

Censives de Beussent 150

On lit, dans la Bïbliotheca Cluniacensis : « Prioratus SS. Pétri

et Pauli de .Burgo Sanguinis, Morinensis Bolonensis Diœcesis. »

Nous retrouvons cette étymologie fantaisiste du nom de Beussent

dans les anciens pouillés du diocèse.

Les Prieurs de Beussent ont été :

1480. Le grand vicaire de l’Évêque de Boulogne.

1564. Jehan de Maillefeu.

1628. Michel.

1666. Jacques Biroat, de l’ordre de Cluni, mort en 1666, après avoir écrit plusieurs volumes de sermons et de panégyriques.

1671. Eustache Jeussin.

1681. Claude le Tonnelier de Breteuil.

1729. Jacques Hernieu.

1730. Pierre Henry, religieux de Saint-Lucien-de-Beauvais.

1778. Charles Joseph Desnoyelle, religieux de Saint-Sauve, est le seul de la communauté qui refusa le serment constitutionnel.

Armoiries du prieuré de Beussent : d’argent à la barre échiquetée de sable et d’or.

La commune de Beussent, située dans la vallée de la Course, est la plus étendue de l’arrondissement relativement à la population qui ne dépasse pas 670 habitants. Elle se compose de 18 hameaux dont les plus importants sont : Enguinehaut, Engoudsent et le Bois- Ratel. Le territoire a 4000 journaux et 6 lieux de tour.

Hameaux

Enguinehaut, à 3 kilomètres de Beussent, est un ancien fief noble tenu d’Engoudsent, qui a appartenu à Jehan d’Enguinehaut, marié à Mahaut de Bernieules, père de Lancelot.

Celui-ci eut une fille, Catherine, dame et héritière d’Enguinehaut.

Elle porta cette terre dans la famille du Biez, qui la possédait encore au début du siècle dernier.

En 1738, Marie Espérance de Boufflers la vendit à messire Pierre de Châteauneuf, qui l’aliéna, à son tour, au profit des Patras de Campaigno. Les deux fermes et le bois d’Enguinehaut appartiennent à M. le baron de Fresnoy.

La chapelle d’Engoudsent, patron Saint Nicolas, a été fondée en 1177 par les sires de Montcavrel. Engoudsent, l’une des douze baronnies du Boulonnais, a donné son nom à la famille d’origine chevaleresque, dont étaient : Eustache, témoin d’une charte de Didier, évêque de Thérouanne et Baudouin, chevalier, cité au cartulaire de Saint-Josse-sur-Mer.

Après les sires de Longvilliers, leurs successeurs, le fief passa aux la Trémouille par le mariage de Jeanne de Cayeu-Longvilliers avec Pierre de la Trémouille. Leur fille, Jeanne, baronne d’Engoudsent, épouse de Jacques de Crèvecœur, le transmit à ses descendants qui le possédèrent jusqu’à Louise de Crèvecœur, qui s’allia à messire Guillaume Gouffier, seigneur deBonnivet, amiral de France. Celui-ci servit aveu au roi, le 6 octobre 1517; son fils le renouvela en 1553. Engoudsent valait alors 100 livres de revenu,et 79 vassaux en relevaient. Plus tard, la baronnie d’Engoudsent fut réunie au marquisat de Montcavrel. (LA MORLIÉRE, Maisons illustres de Picardie.)

Le titulaire de la chapelle d’Engoudsent, réunie à la chapelle castrale de Montcavrel, avait droit de prendre 43 septiers de blé et 5 septiers d’avoine dans les granges de l’abbaye de Dommartin. Il devait célébrer trois messes par semaine, conformément aux obligations imposées, le 13 décembre 1405, par Lancelot de Long villiers, chevalier, seigneur d’Engoudsent.

Le Bois Batel. La Beaussière. Le Camp-Baquet. Le Château-rouge. Cowpigny. Les Haies. Le Ménage. Le Mimont. Le Point du Jour. Le Pont-Teratu. Preurelles. Le Quesnoy. La Réderie. Le Suriez. La Vallée-Gloriamme, qui comprend la vallée et là lasse vallée situées au milieu de la forêt de Montcavrel. Zérables.

Archéologie

L’église, sous le vocable de saint Orner, était à deux nefs, séparées par de gros piliers carrés. Remaniée à plusieurs époques, elle ne conservait guère de traces de l’architecture primitive, lorsqu’elle s’écroula soudain, le lundi 12 mai 1873.

INSCRIPTION DE LA CLOCHE :

L’AN 1371, J’AI ÉTÉ FONDUE POUR BEUSSENT AUX

DÉPENS DES BONS PAROISSIENS ; REFONDUE EN 1738, AUX

DÉPENS DESDITS PAROISSIENS ET BÉNITE

PAR FRANÇOIS MILLE, PRÊTRE ET NOMMÉE MARIE JEANNE.

POUR PARRAIN : ANTOINE DELOBEL ET MARRAINE

JEANNE LARUELLE ET FONDUE PAR GUILMIN.

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