Blavincourt

Comme Beaufort, Blavincourt possède une motte très-élevée autour de laquelle-se voient encore des vestiges de fossés et des restes de maçonnerie.

Description

Histoire et Archéologie

Comme Beaufort, Blavincourt possède une motte très-élevée autour de laquelle-se voient encore des vestiges de fossés et des restes de maçonnerie. M. Terninck, l’archéologue si compétent, n’hésite pas à y trouver les caractères des établissements romains et à reconnaître à Blavincourt l’existence d’un oppidum. Le pays d’ailleurs, est plein de souvenirs et de restes de cette époque.

Baudouin-de Bailleul, chanoine placé par l’évêque Alvise pour desservir l’église de Maroeuil réclame, en 1132, l’autorité de ce prélat pour faire rentrer l’autel de Blavincourt dans la possession du monastère de Sainte-Bertille. (Pareilty, Hist. de sainte Bertille).

En 1206, la dîme est cédée à l’abbaye de Maroeuil par Hugues d’Auxi, moyennant 220 livres parisis.

Marguerite de Liefrarde donne, en 1207, à la même abbaye la dîme de Blavincourt qu’elle avait acquise de Mathieu d’Auxi, chevalier. (Harbaville. Locrius, chron. Belg.)

En 1232, Jean, seigneur de Bailellet, céda à Blavincourt une portion de dîme tenue de la maison de Beauffort. (Parenty, ibid.)

De la maison d’Auxi, la terre de-Blavincourt passa dans celle de Montbertault, puis dans celle de Beauffort. par acte du 11 mars 1444, Colart de Beauffort, dit Payen, seigneur de Ransart, acquit la terre de Blavincourt de Pierre et Guillaume de Montbertault. Elle resta dans la famille jusqu’au mariage d’Anne de Beauffort avec Philippe de Croy dont les descendants en furent seigneurs jusqu’à la Révolution.

Bernard Vanackère fut prieur de Blavincourt au commencement du XVIIIè siècle. Il devint le 44è abbé de Maroeuil, par brevet de Louis XIV, du 21 décembre 1712, après avoir été élu unanimement par la communauté. Il mourut le 18 mars 1717, à l’âge de 60 ans. Son épitaphe qu’on lisait sur son tombeau dans l’église abbatiale, rappelait sa charité envers les pauvres, sa profonde, humilité, la douceur de son gouvernement, le zèle qu’il déployait pour procurer la gloire de Dieu, son assiduité aux offices du chœur et son goût très-prononcé pour les observances régulières. (Parenty, ibid.)

Un prieuré exista à Blavincourt jusqu’à la Révolution. Une vieille église, détruite alors, fut reconstruite dans ces derniers temps, elle est annexe de Beauffort et a pour patron saint Pierre. Une grande partie de l’ancien Blavincouat, enclavée dans Beauffort, s’appelait Appegréné ou Ladezous, parce qu’elle formait le quartier bas du village. Aujourd’hui Blavincourt, Appegréné et Beaufort forment ensemble une même commune et une même paroisse.

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