Boisjean

Description

Le village de Boisjean occupe l’emplacement d’un bois appartenant à l’abbaye de Longvilliers ; il doit son origine à la ferme que les moines y établirent pour faire valoir leurs terres après le défrichement. Un prêtre de la Maladrerie de Lépine desservit la chapelle du Boisjean jusqu’en 1633 ; à cette époque l’évêque d’Amiens institua un vicaire chargé d’administrer une paroisse composée du Boisjean, de l’Aiguille, de Romont et de la Houssoye.

En 1407, Gaultier de Montreuil-Maintenay et son frère Renaud de Fromessent enrichissent la léproserie du Val de cent quatre-vingt journaux du Bois-Jehan.

Hameaux

Bloville.

Landric, chevalier, seigneur de Bloville, y établit au profit de l’abbaye de Saint-André, la demeure d’un religieux prêtre, qui devait célébrer la messe pour le repos de son âme, (1156). Vaultier, son fils, à la veille d’entreprendre la croisade (1189), et Robert de Bloville augmentèrent la censé de Bloville, qui a souvent été pillée et brûlée par les garnisons de Montreuil ou d’Hesdin et notamment en 1551-1601-1635. Elle était affermée en 1577 à Thomas Normand, moyennant 140 livres argent, 13 muids de blé, 13 muids d’avoine, 120 livres de beurre, 25 livres de cire, 10 fromages, 10 aulnes de nappe de lin, 10 aulnes de surnappe de lin, 5 veaux de lait et un pâté de « 30 sols au jour des Innocents pour la récréation des religieux ».

En 1736, le fermage était de 2500 livres pour 488 mesures de terres labourables, 5 mesures de manoir et 80 mesures de bruyères au lieu dit le Prestreux.

Laiguille.

Ce hameau fut doté, en 1860, d’une jolie chapelle par Madame Dacqnin-Dhérambault, qui a affecté une rente de 1000′ francs pour le traitement du prêtre chargé de la desservir.

Guy de Maisnil accorda, en 1226, à l’abbaye de Saint-André ses droits de dîme sur vingt-six journaux de terre situés à Bloville et au Mont de l’aiguille.

Le Val.

Guillaume de Montreuil-Maintenay, chevalier, fonda, en 1173, la maladrerie du Val de Montreuil ; les principaux bienfaiteurs de cet établissement charitable, furent après lui :

Amould du Pen, 1202.

Pierre, seigneur de Wailly, 1206.

Gaultier de Montreuil-Maintenay, chevalier, 1207.

Guillaume, comte de Ponthieu, 1215.

Eustache, boutillier de Selles, 1215.

Guillaume de Montcavrel, chevalier, 1232.

Béatrix, châtelaine de Saint-Omer, 1252.

Baudouin de Fiennes, chevalier, 1260.

Martin de Merlimont, 1278, etc., etc.

Les papes Grégoire IX et Honorais III ont confirmé les privilèges et possessions « des lépreux du Val ».

Peu à peu la lèpre disparut et les mayeur et échevins de Montreuil trouvèrent fort agréable d’employer à l’administration de leur bonne ville les revenus, désormais sans emploi, de la maladrerie du Val. Un édit de Louis XIV, auquel ils firent vainement opposition, réunit à l’ordre de Saint-Lazare les biens des hôpitaux du Val, de Beaurain et de Cavron, qui formèrent une commanderie dont messire Louis de Cadrieu prit possession en 1674. C’était visiblement détourner de leur destination primitive des biens affectés à perpétuité au service des pauvres, aussi le roi, cédant aux scrupules de Mme de Maintenon, décida-t-il, par arrêt du conseil du 13 juillet 1695, confirmé en janvier 1696, que les possessions du Val seraient pour toujours annexées à l’hospice de Montreuil.

Boubers les Hesmond

Boubers-les-LTesmond, qu’il faut se garder de confondre avec Boubers-sur-Canche, ancienne dépendance à l’abbaye d’Auchy- les-Hesdin, appartenait au diocèse de Boulogne, doyenné de Fauquembergue.

L’abbaye de Sainte-Austreberte y exerçait certains droits de dîme. Dom Grenier l’a trouvé mentionné, dès 1170, parmi les dépendances du chapitre de Thérouanne.

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