Bouret-sur-Canche

Bouret, situé sur la rivière de la Canche, est traversé par la route départementale n° 11 d’Arras à Frévent; il en est fait mention dès le XIIè siècle dans les chartes de l’abbaye de Cercamp.

Description

Bouret, situé sur la rivière de la Canche, est traversé par la route départementale n° 11 d’Arras à Frévent; il en est fait mention dès le XIIè siècle dans les chartes de l’abbaye de Cercamp.

Ce village fit partie de la dot de Jeanne de Châtillon, comtesse de Saint-Pol en 1376. (Turpin, hist. des comtes de Saint-Pol). C’est à cette époque que M. Harbaville fait remonter l’établissement de son échevinage. Les coutumes locales furent rédigées en 1507.

Cette terre entra par mariage dans la noble famille de Hamel, de Bellenglise,vers Fan 1550. Cette maison, originaire de Picardie a produit d’illustres rejetons: Simon de Hamel, chevalier qui servait sous le roi Jean, 1348; Antoine de Hamel, maréchal de camp sous les ordres du duc d’Aumale, 1588 ; Claude de Hamel, lieutenant-général de Picardie et gentilhomme de la chambre du roi 1595.

« La chapelle de Notre-Dame de Bon-Secours de Bouret-sur-Canche, fut fondée au commencement du XIVè siècle,pour recevoir la statue de la mère de Dieu que des bergers de ce village venaient de trouver dans un buisson, à l’extrémité du terroir, vers Bouquemaison. Le seigneur de Bouret, qui était alors un sire de Châtillon, comte de Saint-Pol, la fit construire en 1317, sur le haut de la côte qui domine la vallée de la Canche, lui donna un chapelain et pourvut à son entretien en lui concédant, à titre de fondation :

1° un manoir qui servit de presbytère ;

2° une partie de bois ;

3° quelques arpens de terre sur Bouret (un terrier de la seigneurie de ce village pour l’année 1747, qui est aujourd’hui la propriété de M. G. Cappe, nous apprend que la chapelle ci-dessus possédait 14 mesures de terres et bois aux marquois, vers le bois de la Haie-le-Comte). Un pèlerinage s’y établit alors, et malgré les guerres des XV, XVI et XVIIèsiècles, il est parvenu jusqu’à nous. Ruinée dans la guerre de 1635, la chapelle de Notre-Dame de Bon-Secours fut reconstruite en 1644 par un sire de Hamel, nouveau propriétaire de la seigneurie, et depuis elle servit toujours de sépulture aux membres de cette famille. Bien, des fois la mère de Dieu y manifesta sa puissance, et les béquilles et les autres ex-voto qui ornent le sanctuaire, en disent davantage que nous ne pourrions le faire.

Or, au XVIè siècle, l’hérésie tentant à pénétrer dans notre beau pays de France, les pèlerins vinrent plus nombreux à la chapelle de Bouret invoquer celle qu’on n’a jamais priée en vain. On fit alors fabriquer des souvenirs de Notre-Dame de Bon-Secours qui, vendus aux pèlerins, étaient emportés par eux, après avoir reçu la bénédiction du chapelain. L’un de ces souvenirs vient d’être trouvé, en abattant un arbre sur le chemin des Pèlerins, entre Frévent et Bouret; Il est en étain, se compose d’une niche gothique surmontée d’un fronton triangulaire, orné de crosses végétales; ce couronnement est soutenu par des colonnes corinthiennes plates, qui elles-mêmes contiennent des niches ovales renfermant des statues; celle de droite un ange, et celle de.gauche saint Jacques. La statue de Notre Dame de Bons-Secours portant l’Enfant-Dieu, occupe la grande niche de ce souvenir. La base est formée par des feuilles d’acanthe repliées et terminées par une écaille, (G. Cappe de Bâillon).

Il existait à Bouret une léproserie, due à la munificence des seigneurs qui dotèrent la riche abbaye de Cercamp. Avant 1789, l’église de Bouret était annexe de la paroisse de Saint-Hilaire à Frévent. Elle fut vendue en 1799 et la démolition était commencée, quand elle fut rachetée par la commune, et restaurée en 1804 et 1805. Bouret fut érigée en paroisse en juin 1852.

La commune se divise en grand et petit Bouret. La haie le comte était un bois qui, ainsi que ce nom l’indique, était destiné à la conservation du gibier, par conséquent interdit à l’usage commun des habitants. (Bouthors, Coutumes de Picardie).

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