Bourthes

La paroisse de Bourthes, sous le vocable de Saint-Pierre-ès-liens, est une des plus anciennes du pays, car un diplôme de Charles le Chauve, du 27 mars 857, .mentionne parmi les possessions de l’abbaye de Saint-Bertin, des terres m Bortliem ou in Burthem, suivant l’orthographe variable de Folquin.

Description

La paroisse de Bourthes, sous le vocable de Saint-Pierre-ès-liens, est une des plus anciennes du pays, car un diplôme de Charles le Chauve, du 27 mars 857, .mentionne parmi les possessions de l’abbaye de Saint-Bertin, des terres m Bortliem ou in Burthem, suivant l’orthographe variable de Folquin. Plus tard, une bulle du pape Lucius III, expédiée de Velletri, le 11 avril 1182, confirma les propriétés du prieuré de Rumilly au village de Burdes.

Burtes est compris dans la donation faite au chapitre de Thérouanne par l’évêque Dreux, en 1069, et l’autel de cette paroisse, altare de Burtes, a été confirmé aux chanoines par une bulle d’Alexandre III, en 1179. (Note de M. Haigneré.)

Il est regrettable que les archives de Thérouanne et celles du prieuré de Beussent et de l’abbaye de Doudeauville aient disparu.

On y trouverait de plus amples renseignements, car les moines de Doudeauville, le chapitre de Thérouamie et le prieur de Beussent partageaient les dîmes avec les religieux de Samer et le chapelain du château d’Hucqueliers, non-seulement a Bourthes, mais à Mieurre, à Trois-Marquets et au Catelet.

La cure était à la présentation de l’évêque de Boulogne. M. Haigneré a donné la liste des titulaires, depuis Jean de Sarton qui moùrùt en 1558, et dont le successeur, Josse Hornoi, a été momentanément dispensé de résidence, comme étudiant à Paris.(Semaine religieuse du diocèse, année 1868, p. 219.)

Antoine de Mailly, marquis d’Haucourt, né le 5 avril 1633, fut seigneur de Bourte-en-Boulonnois du chef de sa mère Ghislaine du Biez, fille de messire Antoine du Biez.

L’importance de la commune de Bourthes, actuellement encore la plus peuplée du canton, lui valut d’être désignée comme le chef lieu de l’un des douze cantons qui formèrent le district de Boulogne en 1791. Lorsque la Convention eut décrété la levée en masse, les habitants de cette contrée se montrèrent tellement opposés à la mesure que l’on dut envoyer des détachements militaires de Boulogne, de Desvres et de Samer, pour obliger les réfractaires à se rendre sous les drapeaux.

La loi du 18 pluviôse an VII (7 février 1799) réunit Bourthes au canton d’Hucqueliers et incorpora ces communes dans l’arrondissement de Montreuil.

Deux confréries existaient autrefois à Bourthes : celle du Carmel, autorisée par lettres du R. P. général des Carmes, en 1698′ celle de Saint-Pierre ou de la Charité, instituée pour l’inhumation

des défunts.

Hameaux et écarts

La Basse-Flaque. Le Beaumanoir. Le Bois de Senlecques. Le Catelet.

Fief de la principauté de Tingry. En 1725, le curé signale à l’évêque de Boulogne l’existence de deux familles de Huguenots qui habitent le Catelet.

Le Moulin-de-Bécourt. Le Moulin-de-Séhen. Mieurles. Fief noble ayant appartenu, de 1477 à 1730, à la famille de la Wespierre. Peu de temps après la bataille de l’Écluse, le duc de Bourgogne remporta, non loin de Saint-Orner, un succès marqué sur les Anglais; Marcel de Mieurres figurait dans son armée avec deux écuyers. (De Rosny, état ancien du Boulonnais.) On lit au cartulaire de l’abbaye de Saint-Sauve (/” 54) un arrêt du 3 janvier 1366 qui condamne Jehan de Mierres comme coupable, d’injures envers les religieux.

Trois-Marquets. Jacques de Courteville est seigneur des Trois-Marquets, en 1519. Les du Wicquet lui succédèrent en cette qualité, puis les Lefebvre qui prirent le nom de ce hameau.

M. L. Lefebvre de Trois-Marquets, premier président à la cour de Douai, est décédé en 1850.

L’église, sans architecture, a été incendiée au siècle dernier ; l’ancienne tour s’est écroulée en 1804.

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