Brexent

Les abbayes de Sainte-Austreberte et de Longvilliers se partageaient la dîme de Brexent.

Description

Les abbayes de Sainte-Austreberte et de Longvilliers se partageaient la dîme de Brexent.

L’Hôtel-Dieu de Montreuil y avait aussi un fief.

Au mois d’avril 1431, le duc de Bourgogne investit Aléaume de Rasbecque, écuyer, de la terre de Brecquelsen en Boulonnais, que Jean de la Trémouille lui avait vendue.

Quelques années après, Catherine de Maries, dame de Brexent, épousa messire Jean de Joigny, dit Blondel (1490.). Leurs descendants habitaient encore Brexent au XVè siècle ; l’un deux, Philippe de Joigny, fut louvetier et grand veneur du- Boulonnais en 1575 ; sa fille, Jeanne, s’allia vers 1600 à messire Charles des Essarts de Maigneulx, le gouverneur de Montreuil, qui devint ainsi seigneur de Brexent.

Hameaux

Fnocq. La seigneurie d’Enocq a longtemps appartenu à la famille de Hodicq qui y résidait au XIVe siècle : Charles de Hodicq, seigneur d’Enocq, a écrit en vers français :

L’adresse du fourvoyé captif devisant de l’estrif entre amour et fortune avec une épître envoyée à une noble dame blasonnant les métaux et les couleurs de ses armes. »

L’auteur avait alors 23 ans; ayant successivement été l’esclave de l’amour et de la fortune et ayant éprouvé les rigueurs de l’une et de l’autre, il était très irrité contre les femmes, témoin le début de ce rondeau :

SY FEMME AVOIT LE POUVOIR ET PUISSANCE

DE FAIRE D’HOMME DU TOUT A SON PLAISIR,

AUTRE LABEUR NE FEROIT QUE CHOISIR

POUR SOY VENGIER DU TOUT A SA PLAISANCE.

Marguerite de Hodicq, l’héritière de la seigneurie d’Enocq, épousa, en 1600, Guy de Thubeauville, seigneur de la Rivière, dont descendait Antoinette de Thubeauville, dame d’Enocq, mariée à Jean de Framery, père de Jacques François de Framery, chevalier de Saint-Louis, vivant en 1767.

Les chartreux de Neuville avaient à Enocq une ferme que Marguerite, comtesse de Boulogne, leur donna en 1335.

Enocq est la patrie de Michel-François Dubuisson, né le 4 octobre 1716, qui est l’auteur du manuscrit intitulé : Antiquités du Boulonnais ou mémoires pour servir à l’histoire de la ville et du comté de Boulogne.

Hodicq. C’est le berceau de la famille de ce nom connue depuis Mathieu de Hodicq, chevalier, témoin d’une charte au cartulaire de Saint-Sauve, en décembre 1245.

De Hodicq porte d’or à la croix ancrée de gueules. ( Voir Courleville, article Tulersent.)

Parmi les lieux dits de la commune se trouve le Saint-Moquant, saint dont aucune légende ne parle et pour cause, car cet endroit est appelé dans les anciens titres Simonis campus ou Simon camp.

Archéologie

Suivant une vieille tradition, le mur qui sert de porche à l’église d’Enocq est le dernier vestige d’un temple consacré à Diane.

Dans cette église est la sépulture de messire Guy de Thubeauville, chevalier, décédé le 5 août 1617, à l’âge de 76 ans.

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