Buire-au-Bois

En 1237, « Li Quens de Flandres eut la seigneurie à Buire près Hesding. » (B. de Calonne, Abbayes de Dommartin), Mathieu, comte de Ponthieu, vendit l’hommage de Buire à Robert comted’Artois,en 1244.(Harbaville).A cette époque, une partie de la seigneurie appartenait à Jehan d’Amiens, chevalier. (Ch. d’Artois, A. 10).

Description

En 1237, « Li Quens de Flandres eut la seigneurie à Buire près Hesding. » (B. de Calonne, Abbayes de Dommartin), Mathieu, comte de Ponthieu, vendit l’hommage de Buire à Robert comted’Artois,en 1244.(Harbaville).A cette époque, une partie de la seigneurie appartenait à Jehan d’Amiens, chevalier. (Ch. d’Artois, A. 10).

Jehanne, reine de Castille et de Léon, comtesse de Ponthieu et de Montreuil, ratifia solennellement, en janvier 1256, les donations de sa mère, la comtesse Marie, à l’abbaye de Dommartin, dont elle se déclara la protectrice envers et contre tous, notamment à Hestruval, Cobroy, Buire et Tigny, etc., etc. (Petit cart. de Dommartin”).

En 1343, Adam de Buire était sergent du Bailly d’Hesdin. (Chartes d’Artois, A. 81).

La terre de Buire-au-Bois entra, au xm e siècle, dans la maison de Mailly, par le mariage de Gilbert de Mailly, avec Jeanne d’Amiens, dame.de Talma, de Lorsignol et de Buire. Jean de Mailly, dit Maillet, seigneur de Buire-au-Bois, vivait en 1340; il épousa Marguerite de Fiennes, 1350. (Généalogie de Mailly).

Un de ses descendants fonda, en 1425, 1a chapelle de Notre-Dame dans le château de Buire-au-Bois. Elle fût détruite en même temps que la maison seigneuriale. (Darsy, Bénéf. du dioc. D’Amiens). Les revenus des 30 mesures de terre appelées le fief et camp de Lannoy, étaient affectés à son entretien.

Les Français dévastèrent ce village au mois de septembre 1472, ainsi que le hameau et le domaine de Bachimont.

Les barons de Vaux possédaient la terre et la seigneurie de Buire dont le revenu s’élevait à 3,060 livres en 1757. (Rôle des 20 es Un sieur Hémart de Saint-Pol y possédait un autre fief. (Notes Godin).

Il est fait mention du bois d’Orimont, près la grange de Buire, dans une donation du mois de mai 1224, faite aux moines de Valloires, par l’abbé Thomas de Dommartin. (Cart. de Valloires, B. de Calonne).

Les décimateurs étaient : l’abbé Auchin le chapitre de Vinacourt, l’abbesse deWillencourt, celle de Bertaucourt et les dames de Moreaucourt (Pouillé de l’Archid). Selon les baux, le droit décimal était de 7 du cent sur tous les grains. De 12 gerbes venant à dîme, les dames de Moreaucourt en prenaient 4. Celles de Willencourt 5, et le chapitre de Vinacourt 3. Une enquête faite en 1602 constatait que la dîme de Buire était inféodée et se percevait par les chanoines, les religieuses de Willencourt et celles de Moreaucourt. Les autres décimateurs nommés au pouillé n’avaient sans doute que des branches. Par charte de l’année 1203, noble homme Hugues d’Auxi (de Alsiaco) avait donné aux religieuses de Moraucourt, 2 muids de blé et 2 muids d’avoine, à là mesure d’Hesdin, sur la dîme de Buire qui lui appartenait. invent. de l’évôché, f° 242. Titres de Moreaucourt, 2è carton. Archiv. départ.)

Buire-au-Bois faisait partie du diocèse d’Amiens et dépendait du doyenné de Labroye. L’archidiacre de Ponthieu présentait à la cure. Dépouillée de tous ses ornements, l’église fut transformée en temple de la Raison, en 1793. Elle fut rendue au culte en 1801 et entièrement restaurée de 1853 à 1861. La tour avait été construite en 1753 et l’église en 1772 par les dames de Willencourt.

BACHIMONT est un hameau dépendant de Buire-au-Bois, Jacques de Bachimont, vulgairement nommé Jacques d’Amiens, religieux profès de Dommartin , succéda à Jean Evrard, comme général de l’ordre (1512), et devint si illustre par son éloquence et son érudition, que le Roi le nomma officier d’État, grand aumônier et prédicateur ordinaire de sa chapelle. (P. Daire, Hist. litt. d’Amiens. — De Calonne).

La seigneurie de Bachimont a appartenu aux Lamiré.

Jean de Lamiré, écuyer, seigneur de Nouvion, Caumont, Bachimont, Auchery et Ribeauville, fut mayeur d’Abbeville en 1571 ; son père, fils de Gilles, avait rempli cette charge avec celles de conseiller du Roi et de lieutenant criminel. Cette terre passa par mariage dans la famille de Gaillard. (René de Bolleval, Noblesse de Ponthieu).

Il existe sur la route de Frévent à Auxi-le-Château, une ferme isolée, appelée Mamur.

 

Canteleu

D’après Harbaville, ce nom indique qu’au XIè siècle,époque de la fondation de ce village, les bois voisins étaient infestés de loups. Baudouin, sire du Troncquoy, était seigneur de Canteleu, en 1125. (Grodefroy, Invent, chron., tom. I. Harbaville).

Le grand et le petit Canteleu ont donné leur nom à la maison de Canteleu qui porte d’argent à la fasce de gueules,chargée d’une gerbe d’avoine d’or liée de gueule. La Morlière dit que c’est une des plus nobles et plus anciennes de Picardie,et Artois ; selon Villehardouin, Eustache de Canteleu, vaillant chevalier, se croisa avec le comte Hues de Saint-Pol, Pierre d’Amiens, Nicolle de Mailly, Anseaux de Cayeux, Emery de Villeroy, et périt à la croisade en 1204; Simon, son fils, épousa Frescende de Marcoing. Baudoin de Canteleu, chevalier, sire du Tronquoy en Cambraisis, 1125. Hugues, 1165, et Baudoin, Sénéchal de Béthune, 1206. Geffroy sert comme écuyer sous Monseigneur Thibaux de Chépoix, dans l’expédition de Roumanie, en 1306 (Chambre des Comptes). Pierre, trésorier des guerres du duc d’Orléans en Italie, 1392. (De la Gorgue-Rosny).

Agnieulx de Canteleux, écuyer, seigneur de Warlincourt, mourut à la bataille d’Azincourt. (La Morlière et D. Lepez).

Il fut inhumé en l’église de Notre-Dame de Doullens.

Robinet ou Binet de Canteleu, fils de Pierre et de Marie d’Ollencourt, fut père de-Jean, qui suit, et Nicolas, allié à Marie Durand, échevin d’Abbeville en 1527, 1536. Led. Jean, fameux huissier d’armes à Abbeville, 1500, 1535, avait son épitaphe à Saint-Vulfranc, près la chapelle de Barbafast, (Mss. D. Grenier) il paraît avec la qualité de sergent-royal dans un titre du 9 juin 1494. Messire Jean de Chantelu, chanoine de Saint-Wulfran à Abbeville, en 1340. (Cœuill. de Saint-Pierre). Jean arch. des ord. sous messire Oudard du Biez en 1529 (Gaign.) Marguerite de Cantelue, fille du seigneur de Huranville, mariée vers 1530 à Antoine Galbart, écuyer, seigneur de Courcelles (Mss. de Vander-Haër). Louise, femme, vers 1580, de François de Bernemicourt, seigneur de Thieulloy. Agnieulx, écuyer, seigneur de Warlincourt, père de Nicolas, arch. des ord., allié le 22 décembre 1566, a Antoinette de Jambourg, fille de Ambroise, écuyer, seigneur de Planteognon, et de Madeleine du Chemin.

Jean, écuyer, capitaine du château d’Airaines, reçoit ses gages, le 29 novembre 1589. Charles, capitaine de la grosse tour du Plouy, prés Abbeville. Louis, chevalier, seigneur de Planteognon, allié à Madeleine de Serre, d’où Claire, femme, en 1688, de Pierre de la Grenée, chevalier, seigneur de la Motte, et Marie-Madeleine. Antoine, vice-gérant de l’officialité de l’abbaye de Corbie, en 1602. Cette maison s’est éteinte vers 1740. (Borel d’Hauterive.)

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