Calloterie

Calloterie faisait partie de la banlieue de Montreuil. L’abbaye de Saint-Josse y possédait une propriété considérable, mais le mayeur et les échevins de la ville exerçaient tous les droits seigneuriaux.

Description

Calloterie faisait partie de la banlieue de Montreuil. L’abbaye de Saint-Josse y possédait une propriété considérable, mais le mayeur et les échevins de la ville exerçaient tous les droits seigneuriaux. La borne, limite de leur juridiction, se trouvait à Monthuis. Cette borne avait remplacé la croix qui existait au temps des comtes dePonthieu. (0. de Montreuil, f° 59.)

Certaines dénominations du territoire de Calloterie fournissent des arguments à ceux qui placent Quentowic sur la rive gauche de la Canche : ainsi Calloterie serait, suivant Harbaville, le chantier de la vieille cité mérovingienne. Le nom de Valencendre où l’on découvre journellement des débris de poteries romaines et des ossements, rappellerait l’incendie allumé par les Normands. Le Mur de la Trahison serait un souvenir de leur mauvaise foi. Enfin Monthuis et Viz-es-Marest (Montawicus, Viens è Mariscis) présentent de l’analogie avec Quentowic (Quentowicus.)

Quant au champ d’Hermeville, dont un savant écrivain explique l’étymologie par les mots Eremns in villa, il est inutile d’en chercher l’origine aussi loin : Guillaume Martel, abbé commendataire de Saint-Josse, détacha du domaine de l’abbaye en 1518 un pré de 140 mesures qu’il donna à son neveu François Martel, seigneur d’Hermeville, et ce pré a conservé le nom d’Hermeville.

Le 19 janvier 1725, Henri-Claude Hurtrel, seigneur de Valobert, conseiller et avocat du roi à Montreuil, acheta la propriété sur laquelle s’élève le château Louis XIII, récemment construit par M. Siriez de Longeville, d’après les plans de M. Lavezzari.

Hameaux et écarts

La Basse-Flaque. Il existait à la Basse-Flaque une ferme qui fut bâtie en 1642 par l’administration de l’hospice des Orphelins, au lieu dit la Chardonnière. Le Blanc-Pignon. Ferme bâtie en 1627. La Hayette. En partie sur la Madeleine et Calloterie. HurHse. Longpré. En partie sur Saint-Josse. Monthuis. Monthiùs-Dessus et Monthuis-Bessous formaient une seigneurie importante possédée au XIIè siècle par Eustache de Montawis, chevalier, et bienfaiteur de l’abbaye de Saint-Josse en 1173. La distinction entre Monthuis-Dessuset Monthuis-Dessous est la conséquence d’un partage. Guillaume de Monthuis, fils de Florent et petit-fils de Mathieu de Monthuis, était un des quatre pairs de la pairie de Montreuil en 1311. (0. de Saint-Josse et Aveu de Maintenay.)

Moins de cinquante ans après, Philippe de Frencq est qualifié seigneur de Monthuis. Nous avons pu rétablir la filiation de ses successeurs depuis Jean, son fils, marié à Blanche de Saint-Ernoul en 1416. De cette union est issu Basse de Frencq qui épousa, vers 1450, Jeanne Boucquedebois. Leur fils Emon, toujours seigneur de Monthuis, transmit le domaine à Jacqueline de Frencq.

La fille de Jacqueline s’allia, le 20 janvier 1563, à messire Claude de Thubeauville, écuyer. (Arch. du château de Monthuis.)

Les Thubeauville conservèrent Monthuis pendant un siècle et demi. Le 13 mai 1701, Françoise de Thubeauville, dame de Monthuis, épousa messire Charles d’Acary, seigneur de Conteval et de la Bivière. En 1862, Madame Hyacinthe van Cappel de la Nieppe, veuve de M. Charles-Antoine d’Acary de la Bivière, légua le château et le beau domaine deMonthuis à M. Alfred Van Cappel de Prémont.

Entre Monthuis et Valencendre se trouve le bois Gorguette, ainsi nommé à cause de Jehan Gorguette, bourgeois de Montreuil, fils d’Adam Gorguette qui en était propriétaire en 1483. Ce bois était tenu en fief de l’abbaye de Saint-Sauve.

Vis-es-Marais. La seigneurie de Vis-es-Marais, qui relevait de l’abbaye de Saint-Josse, est restée très-longtemps dans la famille des le Noir, vicomtes de Montreuil.

Archéologie

Église du XVè siècle. On y trouve la sépulture de : Nicolas-Louis-Marie Siriez du Cléty, chevalier de Saint-Louis, né en 1738, mort le 13 juillet 1810, marié en 1789, à demoiselle Henriette-Séraphine Hurtrel de Valobert et en 1796, à Marie-Madeleine Moullart de Torcy. Louise-Elisabeth d’Acary, née en 1737, et décédée le 20 avril 1812, fille de Charles d’Acary, seigneur de la Bivière et de Madeleine Begnier d’Esquincourt et veuve de Joseph de Crendalle. Henri-Dominique, vicomte d’Acary, chevalier de Saint-Louis et de la Légion d’honneur, maréchal des camps et armées du roi, né le 27 janvier 1745, décédé au château d’Écuires, le 22 janvier 1829. Henri-Charles-Louis d’Acary, sieur de Beaucorroy, né à Écuires le 17 janvier 1748, mort le 29 août 1832.

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