Canlers

Ce village, situé dans une belle plaine, touche par sa partie Nord à la route départementale de Saint-Pol à Boulogne ; il est percé de larges et belles rues.

Description

Ce village, situé dans une belle plaine, touche par sa partie Nord à la route départementale de Saint-Pol à Boulogne ; il est percé de larges et belles rues.

En 665 il s’appelait Salerciacum, selon M. Harbaville, et dépendait du comté de Saint-Pol dès l’an 1150.

La dîme de Canlers appartenait à l’abbaye de Ruisseauville au XIIè siècle, et fut vendue en 1412, par l’abbé Bauduin de Méricourt.

La terre appartenait en 1361 à Guillaume de Créquy. Jean de Héricourt y possédait en 1474 deux fiefs relevant de la seigneurie de Canlers, que ses descendants ont achetée depuis. Joseph-Isabelle d’Héricourt la porta en mariage à Philippe-Albert de Landas qui la vendit vers 1790.

Madame la marquise de Saluées y avait une seigneurie.

On lit dans le second projet du dictionnaire historique et chronologique de Flandre et d’Artois, 1758 : Canlers, terre des pays d’Artois qui se trouve au comté de Saint-Pol ; la maison qui en avait pris le nom est tombée en quenouille; elle a passé dans celle d’Héricourt qui possède encore cette terre.

Le 18 mars 1618 des lettres de chevalerie sont accordées au sieur Antoine de Héricourt, seigneur de Canlers.

Avant 1789, cette paroisse faisait partie du diocèse de Boulogne et du doyenné du Vieil-Hesdin, sa cure était à la nomination de l’abbé de Blangy : elle avait Tramecourt pour annexe. Depuis le concordat de 1801, elle est du diocèse d’Arras et du doyenné de Fruges dont elle est distante de 5 kil. Elle a pour patron Notre- Dame-du-Rosaire. Sa population est de 292 habitants.

L’Église de Canlers renferme plusieurs objets d’art religieux d’une valeur réelle. On y voit un Encensoir du XIVè siècle, publié avec un dessin, par M. le comte A. d’Héricourt, dans le 2è volume du Bulletin de la Commission départementale du Pas-de- Calais. Il y avait autrefois un riche mobilier, trois cloches, de belles pierres tumulaires. Il reste une des trois cloches. On peut encore noter un Saint-Ciboire avec couronne, travail curieux du XVIè siècle, qui porte cette inscription : « Marie de Faudier m’a donné à l’église de Canlers. »

An 1669. Il reste aussi, de l’ancien mobilier, le Maître-autel, le Confessionnal et la Chaire de vérité, donnés par Mlle de Landas.

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