Capelle-Fermont

Le nom de ce village fait supposer que les premières maisons qui l’ont composé, se sont groupées autour d’une chapelle que la piété des habitants avait élevée en l’honneur de la mère de Dieu.

Description

Le nom de ce village fait supposer que les premières maisons qui l’ont composé, se sont groupées autour d’une chapelle que la piété des habitants avait élevée en l’honneur de la mère de Dieu. Capelle, ainsi que le hameau du Fermont, dépendait en 1269, du bailliage d’Aubigny-le-Comte. Il avait pour dépendances deux fermes importantes, situées sur la rive gauche de la Scarpe, le Fermont et le Metz.
La ferme de Fermont qui donnait son nom au propriétaire, lorsqu’elle était possédée par la famille Prud’hommes d’Hailly, fut apportée en mariage par une nièce d’un gentilhomme de ce nom, à Gherbode, sieur d’Epain.
Sa construction date de la fin du XVIè siècle,mais les bâtiments ont été restaurés. On y remarque une haute tourelle cylindrique, coupée par cinq cordons et garnie, sur la corniche de son toit octogone, d’une série de moucharabis. A la droite de cette tourelle est un étroit bâtiment à étage et à la suite le corps-de-logis principal, à étage aussi et qui est moderne. Enfin à la tourelle est adossée sur la gauche, un autre bâtiment à étage qui semble un peu plus ancien.
A peu de distance de la route d’Arras à Saint-Pol, avant d’arriver au lieu, dit la Maison-Blanche, dépendance du bourg d’Aubigny-en-Artois, on découvre à droite, sur la hauteur, une croix de grès, appelée dans la contrée la croix du Metz. Cette désignation provient de son emplacement sur une terre dépendante de la ferme du Mez, connue au XVIIIè siècle-sous le nom d’Omey.
On distinguait autrefois le haut et le bas Mez. Le haut Mez était une ferme dépendant du prieuré d’Aubigny. Le bas Mez, qui constituait une autre ferme, située au milieu du prieuré voisin de la Scarpe, avait une seigneurie particulière. Toutes deux faisaient partie de la paroisse de Capelle-Fermont.
La croix du Mez fut érigée en 1595, ainsi que l’atteste l’inscription qu’on y remarque au-dessus de l’écusson que surmontent les bras. C’est un gré bien piqué, ayant environ 1 m. 50 de hauteur. On y voyait encore,vers le milieu du siècle dernier, un christ et les images de la vierge et de St-Jean l’évangéliste, le tout en relief. La tradition, accréditée dans le pays, rapporte que cette croix a été plantée en cet endroit en mémoire de la découverte que l’on y fit d’un vol de plusieurs ornements d’église, commis au préjudice de l’abbaye du Mont-Saint-Eloy, peu distante du lieu qui nous occupe. Elle ajoute même que les voleurs qui s’étaient séparés à cette place, ne purent se relever et continuer leur route, arrêtés par la main de Dieu, en punition de leur crime, et qu’ils durent restituer le produit de leur brigandage, pour recouvrer la liberté de leurs mouvements. Aucun document ne venant du reste contredire cette légende, nous l’avons acceptée sans toutefois en garantir l’authenticité.
L’église de Capelle-Fermont. semble appartenir à la fin du XVIè siècle. Son portail au cintre surbaissé, la petite baie simulée qui le surmonte et qui est demi-ogivale, le mâchicoulis placé au-dessus, enfin le campanard a deux ouvertures à jour contenant les cloches, qui pose sur le pignon, tout dénote l’invasion du style moderne et la fin de l’ogive. Deux grands contre- forts flanquent le portail et montent jusqu’à la naissance des baies cintrées du campanard. Cette église est petite, sobre de décorations et ne se distingue que par l’originalité de son portail.

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