Coullemont

Au pied du mont sur lequel est assis ce village, coule un ruisseau qu’alimentent deux belles fontaines : d’où il est aisé, dit le P. Ignace, de dériver son étymologie.

Description

Au pied du mont sur lequel est assis ce village, coule un ruisseau qu’alimentent deux belles fontaines : d’où il est aisé, dit le P. Ignace, de dériver son étymologie.

« La Grouche, autrefois nommée la Coule ou le Lucheux est un des principaux affluents de l’Authie. » (Delgove. Histoire de Doullens, p. 4).

Aux premiers siècles de notre ère, il existait à Coullemont un des emplacements romains les plus considérables de la contrée. Une partie de son territoire est encore parsemé de débris de tuiles romaines. Les fouilles ont mis à jour de nombreuses sépultures, des médailles et quantité d’objets appartenant à cette époque reculée, Le comte de Flandres, Thierry d’Alsace, acheta Coullemont

à Gilles de Beaumetz, en 1139. Jean Bridoux, seigneur d’Averdoingt se rendit caution de la vente. (Harbaville). La beauté du pays et de ses alentours, agréablement accidentés et couverts de bois, plût à son fils Philippe qui y fit construire, vers 1160, un rendez-Vous de chasse. En 1218, ce domaine fut adjugé à Louis, fils de Philippe-Auguste. (Harbaville, Godefroy. InVent. chron., 1.1).

Avec des princes illustres pour hôtes, Coullemont devait être un lieu privilégié. Dès le XIIIè siècle il était sous le droit commun et les chartes de l’époque font mention de son Mayeur.

L’abbaye de Saint-Vaast avait à Coullemont un revenu de cent razières de blé, cinquante de scourgeon, manse distraite, cent onze livres. (Histoire de l’abbaye de Saint-Vaast, MM. Terninck et de Cardevacque).

A la fin du XVè siècle, Hues de Wanquetin était seigneur de Coullemont et de Beaupré. (Le P. Ignace).

La terre de ce lieu appartint longtemps au seigneur d’Humbercourt ; puis à la maison de Croï. (Bouthors). Antoine Chivot, écuyer, seigneur d’Orville, l’acheta en 1690. Ses enfants se fixèrent dans cette résidence et se distinguèrent dans la carrière des armes. Antoine était petit-fils de Jacques Chivot, président du Conseil d’Artois. La terre de Coullemont resta dans sa famille jusqu’à la Révolution.

Coullemont eut sa coutume locale en 1507.

« A la mi-mai 1741, le feu prit par accident en plein midi dans l’église de ce lieu, elle fut entièrement consumée avec les ornements. Les cloches furent préservées de l’incendie qui dura peu de temps à cause que l’église était couverte de chaume. Le feu commença par le grand-autel sur lequel était tombé, après la messe du curé, quelque reste d’un cierge mal éteint. ». (Le P. Ignace.)

En 1795, Coullemont fut chef-lieu.de canton. Il est aujourd’hui annexe de Warluzel.

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