Ecquemicourt

La Canche pénètre dans le canton de Campagne, sur le territoire d’Ecquemicourt ; elle y reçoit également les eaux de la Planquette, petite rivière qui porte le nom du village dePlanques où elle prend sa source et que Malbrancq désigne comme étant le Fhiviolus Caprimis.

Description

La Canche pénètre dans le canton de Campagne, sur le territoire d’Ecquemicourt ; elle y reçoit également les eaux de la Planquette, petite rivière qui porte le nom du village dePlanques où elle prend sa source et que Malbrancq désigne comme étant le Fhiviolus Caprimis. Les annales monastiques, toujours fécondes en documents historiques, révèlent l’existence d’Ecquemicourt au XIIè siècle. La seigneurie appartenait alors au chevalier Oilard, bienfaiteur des religieux de Saint Josse-au-Bois et de SaintTAndré : aux uns il donne, en 1138, le huitième de sa terre de Bamières, aux autres la moitié de Grémécourt. Mais Oilard ne persévéra point dans cette voie charitable, il se .plût, à la fin de sa vie, à tracasser de mille manières les moines qu’il avait comblés de bienfaits et s’attira leur malédiction car les chroniques le qualifient d’imposteur :

« liomo omnium hominum mendacissimus ».

Son fils Guarin chercha à réparer ces injustices et Jeanne d’Ecquemicourt, épouse de Nicolas de Lambersart, les fit oublier par de généreuses offrandes. Elle sollicita de l’abbé de Saint-André la faveur, alors très-enviée, d’être sœur donnée du couvent, ce qui lui permettait de reposer, après sa mort, dans l’église de l’abbaye, revêtue du costume de Prémontré et de participer aux prières de l’ordre.(1282.)

En 1553, le village d’Ecquemicourt et plusieurs des environs furent incendiés par les troupes du sire de Villebon, qui était, rapporte Nicolas Ledé « avec le seigneur de Senerpont un grand et cruel boutefeuz quy bruslèrent mesme les blés et aultres grains quy estoient en dizeaulx aux champs »

Le 22 décembre 1597, Fr. Ambroise Lefebvre, moine de Saint-André et curé d’Ecquemicourt, étant allé prodiguer des soins aux pestiférés d’Hesdin mourut victime de son dévouement.

L’année 1820 vit abattre à Ecquemicourt un de ces arbres légendaires si chers aux populations, vieux tilleul, autour duquel un parti de fuyards s’était rallié après la bataille d’Azincourt ; le tronc produisit 16 cordes de bois.

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