Estrée

Les légions romaines séjournaient vraisemblablement dans cet endroit lorsqu’elles parcouraient la voie d’Amiens à Boulogne.

Description

Les légions romaines séjournaient vraisemblablement dans cet endroit lorsqu’elles parcouraient la voie d’Amiens à Boulogne.

Ce lieu d’étape militaire est devenu le village d’Estxée dont le nom dérivé du latin fitrata. Stratetta (Etréelles) en est le diminutif.

Estrée est compris dans la donation de Gontbert à l’abbaye de Saint-Bertin.

Le château-fort s’élevait au milieu du marais ; il faut toutefois se garder de confondre les premiers seigneurs d’Estrée avec la grande famille, originaire du Santerre en Picardie, dont sont issus

les marquis de Coeuvres, les ducs d’Estrée et la trop fameuse Gabrielle.

Ils portaient : d’argent fretté de salle au chef d’or, chargé de 3 merlettes.

Jean et Antoine d’Estrée, qui ont joué un rôle important dans l’histoire du Boulonnais, au XVIè siècle, n’avaient aucun rapport avec la commune qui nous occupe.

La seigneurie d’Estrée a appartenu aux Blondel de Joigny, puis aux Wlart ou Vulart, par le mariage de Marguerite de Joigny, avec François Wlart, écuyer, seigneur de Romont, 27 avril 1605, enfin aux Hurtrel d’Arboval.

Hameaux

Hurtevent, ferme située non loin de Eurtelise, deux des points les plus élevés de l’arrondissement.

Monchy. Les moines de Dommartin ayant reçu des sires de Montcavrel et des comtes de Boulogne une propriété à Monchy, ils y construisirent une maison d’exploitation, dont les manoirs étaient environnés d’eau et de haies vives. L’exercice de la justice leur appartenait ; ils jouissaient de la pêcherie dans la rivière de Monchy et Willaume le Moisne, seigneur de Cours, autorisa le pâturage de leurs bestiaux sur ses possessions de Neuville et d’Estrée (mars 1260).

Guillaume de Montcavrel avait institué à Monchy un chapelain, avec obligation de célébrer à perpétuité des messes pour ses ancêtres, mais l’éloignement de la communauté de Dommartin rendant l’accomplissement de cette fondation très onéreux et presque impossible, le fils de Guillaume, messire Enguerran, supprima le chapelain à la condition que les prières demandées par son père seraient dites dans une autre église (novembre 1248).

Le revenu de Monchy était, en 1789, de 400 livres. Une charte du mois d’avril 1252 révèle l’existence à Monchy d’un couvent de dames de Citeaux, dont aucun autre titre ne fait mention parce qu’il a été supprimé peu de temps après son établissement.

Archéologie

La vieille église se composait de deux parties construites à des époques différentes ; elle offrait, dans son élévation, un assemblage bizarre de matériaux disposés sans ordre.

On y voyait l’épitaphe, avec sonnet, de Jacques de Joigny, écuyer, seigneur d’Estrée, mort le 21 août 1630, des suites d’une blessure reçue près de Carignan.

La nouvelle église bâtie dans le style du XIIIè siècle, est décrite page 175 de l’annuaire Robitaille pour l’année 1872.

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