Fontaine-L’Etalon

Selon Harbaville, le surnom de Talon vient du tudesque, Tahl, vallon, et indique la situation de ce lieu, dont on ne trouve du reste aucune mention avant l’an 1000.

Description

Selon Harbaville, le surnom de Talon vient du tudesque, Tahl, vallon, et indique la situation de ce lieu, dont on ne trouve du reste aucune mention avant l’an 1000.

La seigneurie de Fontaine appartenait en 1757 à Madame la maréchale de Duras (rôle de 20è ); elle produisait en censives et droits seigneuriaux 432 liv. 14 s. (notes Godin).

Le château de Fontaine a été démoli en 1786; il était habité par le sieur Cuinghem, écuyer, seigneur de Capelle, Regnauville, etc., etc. (ibid.)

Il y avait en outre plusieurs fiefs.

Avant la Révolution, la paroisse de Fontaine l’Étalon dépendait du diocèse d’Amiens, décanat de Labroye. Ainsi que l’indique une date placée au frontispicedu grand portail, l’église fut bâtie à la fin du XVIIè siècle et le clocher au commencement du XVIIIè. Elle était dans un état de délabrement complet lors qu’elle fut rendue au culte en 1802; elle fut relevée en 1815 par les soins du curé Vaillant. L’église de Fontaine a été complètement restaurée dans le style gothique en 1869.

Construits en pierre, les murs sont appuyés extérieurement par des piliers carrés en briques. Le toit du chœur est beaucoup plus élevé : un porche précède l’entrée principale.

Le village d’Erquières dépendait de la paroisse. Il y avait une chapelle fondée par le seigneur de Caumont, qui nommait ; l’abbé d’Auchy présentait et l’évêque conférait, ainsi qu’il est reconnu en une charte de l’année 1202 et en une autre du mois de juillet 1255 (Pouillé de l’archid. f° 76. cartul. d’Auchy, p. 70 et 181).

Cette cure et ses membres Moncels, Neuville et Emelinpuz (Le Lambuz), étaient compris dans la donation de 1070. Le droit de patronage fut reconnu à l’abbaye, par l’évêque d’Amiens au mois de juillet 1255 (Capjiul. d’Auchy p. 381).

L’abbé d’Auchy-les-Moines prélevait 5 gerbes de blé, les dames de Willencourt une gerbe et demie, et la fabrique de l’église aussi une gerbe et demie. Au XIIIè siècle, la dîme était autrement répartie. Des lettres de l’official d’Amiens du mois de juin 1279, constatent que dans les dîmes de Fontaine-le-Sec, (deFontanis siccis), le couvent d’Auchy, prenait 1/3, au lieu du couvent de saint Georges de Hesdin,les dames de Willencourtou l’église de saint Firmin de Fontaine 1/3. Les religieux de saint Georges avaient cédé leurs droits aux dîmes de Fontaine et de Flamermont au profit du couvent d’Auchy, en échange des dîmes de Bonnières et de Fiers, au mois de juillet 1258.

<< Retour a la liste