Gennes Ivergny

Quoiqu’il ne soit pas situé sur une des voies romaines qui traversaient la contrée, Harbaville trouve dans le nom de ce village l’indication d’un cantonnement, d’un quartier d’hiver.

Description

Quoiqu’il ne soit pas situé sur une des voies romaines qui traversaient la contrée, Harbaville trouve dans le nom de ce village l’indication d’un cantonnement, d’un quartier d’hiver. Le nom de Genne ou Géne est tiré du celtique guen, marais. En effet, il est situé sus l’Authie le long de la routé d’Auxi-le-Château. L’autel d’Yvrenni fut confirmé à l’abbaye dé St-Michel de Doullens par l’évêque Guarin, le 6 des ides de novembre 1138 (Darsy.Bénéf. du dioe, d’Amiens).

Les décimateurs étaient: les abbesses de St-Michel de Doullens et de Bertaucourt, et le prieur de Biencourt. Les droits de l’abbaye de Bertaucourt sont constatés en la bulle du pape Alexandre III de l’année 1176, confirmative de ses possessions.

Pour raison de ses droits à la dîme d’Ivregny, l’abbaye de St-Michel payait jadis une redevance de 4 setiers d’avoine à l’abbaye de Saint André-au-Bois. Cette redevance fut convertie en 20 sols de rente, au mois de juin 1274. On n’en trouve plus trace dans les titres de l’abbaye (Darsy, bénéf. du diocèse d’Ani.).

Le comte de Ponthieu vendit au comte d’Artois en 1244, l’hommage qui était dû pour le fief d’Iverni par Henri de Guines, du chef de sa femme (Harbaville).

Le 14 octobre 1214, Guillaume Boune de Gennes, s’engage à rembourser au comte d’Artois 40 1. petits tournois qu’il a payés pour lui à Guillaume Bolel ([nv. des ;liar. d’Artoir. A. 30).

Le 22 janvier 1300, Baudoin, valet de la comtesse d’Artcis, donne quittance de 4000 harengs, à 20 sols le mille, reçus d’Henri Le Marquis, chevalier de Genne (Invent. char. d’Artois, sér. A.158).

En 1508,Nicolas de Bours, licencié ès loi, Seigneur de Gennes et Ivrégny était lieutenant-général du bailly d’Amiens à Montreuil.

Au XVIIIè siècle, la terre et la seigneurie de ce village appartenaient au sieur Remy de Gennes. Cette famille, de l’ancienne bourgeoisie de Douai, à formé plusieurs branches : celle du Maisnil a eu son entrée au Parlement de Flandre en 1752, et lui a donné deux conseillers ; l’autre, dite de Gennes et de Campeau, descend d’un conseiller secrétaire du roi au siècle dernier. Elle subsiste encore et s’est alliée aux Becquet de Megille, Béranger, Bodhain d Harlebecque, Cordouan, laFare,Imbert de la Phalesque, Tholosé, Wavrechin. Armes : de sinople à l’aigle essorant d’argent fixant un soleil d’or placé au franc canton de l’écu. (Borel d’Hauterive, Arm. d’Art, et de Picardie.) On ne trouve à Genne- Ivergny aucun vestige de l’ancienne maison des dames de Saint Michel de Doullens. D’après une tradition locale, une tour et des bâtiments sembleraient rappeler l’existence d’une tour et d’une ancienne ferme appartenant aux Templiers. Nous ferons observer que M. Mannier n’en fait aucune mention dans son ouvrage sur les commanderies : ne serait-ce pas plutôt les restes d’un ancien château fortifié ?

Genne-Ivergny dépendait avant 1789 du diocèse d’Amiens et du doyehné de Labroye. L’église,convertie en fabrique de salpêtre fut rendue au culte en 1802. Il existait autrefois un pèlerinage très-suivi en l’honneur de Saint-Louis, patron de la paroisse.

ZÉLANDRE, Cellandre, est un hameau dépendant de Genné-Iverghy.

Nous citerons encore les bois de Genne, de Béguinval, Robert Boistel, la vallée de la Bryanne, le ravin du Vaquignon; la fontaine Saint-Louis et les lieux dits, Maquefer, la Justice, la Maladrerie, etc.

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