Haravesnes

La moitié de l’autel de Haravesnes fut confirmée à l’abbaye de Bertaucourt par les lettres de saint Geoffroy, de l’année 1108.

Description

La moitié de l’autel de Haravesnes fut confirmée à l’abbaye de Bertaucourt par les lettres de saint Geoffroy, de l’année 1108. Elle figure aussi avec l’autel de Wals, dans la bulle du pape Alexandre III, de l’année 1176. Ce monastère et le prieuré de Biencourt étaient les seuls décimateurs. (Pouillé de l’archid. f. 80).

En février 1278, le comte d’Artois confirme la vente faite par Jehan, chevalier, seigneur de Haravesnes, et Leurenche sa femme,à Henri Serevandel et à Paskain, sa femme, bourgeois d’Hesdin, de tout le terrage qu’ils avaient au fief de Lesin, et qu’ils tiennent de Jacques chevalier, seigneur de Fillièvres. (Invent. ch. d’Artois, section A. 26.)

Haravesnes eut sa coutume locale en 1507 ; le village appartenait alors à la prévôté de Saint Ricquier. La seigneurie appartenait à Charles de Gaspanes, chevalier, seigneur de Robercourt Brayelles, Brailly, etc. Il tenait cette terre en fief de Marguerite, dame de Châtillon, à cause de sa châtellenie de la Ferté de Saint-Riquier,et partageait avec elle les droits de haute et basse justice (Coût, de Picardie). Une vieille tradition rapporte que le territoire de Haravesnes fut témoin, d’une bataille entre les armées anglaise et française, au XVè siècle.

Le maréchal de Duras, figure comme seigneur de Haravesnes dans les chartes et les titres divers qui précédèrent la Révolution. On vient de découvrir quelques pans de muraille, restes probables d’un ancien château…

La petite église d’Haravesnes était érigée en paroisse en 1301 (Arch. de l’évéché d’Amiens). Avant 1789, elle faisait partie de ce diocèse et du doyenné de Labroye. Madame de Carondelet, ablesse de Bertaucourt, le duc de Duras et la famille Godart de Duval, qui possédaient dans cette commune de nombreux revenus,contribuèrent à son entretien et à son embellissement. Cette église n’avait à rendre hommage à aucun seigneur laïc ou ecclésiastique. Ce privilège assez rare n’était pas le seul dont la paroisse jouissait avant 1789; elle possédait encore celui de n’être pas sujette à la gabelle et aux impôts sur les eaux-de-vie.

Une telle distinction qui conférait au village une supériorité marquante sur toutes les communes voisines, donna jadis naissance à cette expression populaire, savoir qu’Haravesnes était une terre franche, un pays neutre.

L’église d’Haravesnes.a été restaurée presque de fond en comble en 1768 : les renseignements les plus précis que nous puissions donner à ce sujet, se trouvent dans les registres de Catholicite de la même année.

« En cet an, 1768, a été rebâtie notre église, par les soins, sollicitude et industrie du sieur Antoine Desnoyelles de Quoeux procureur d’office de la seigneurie et receveur des deniers de notre fabrique, du consentement du curé et principaux paroissiens. »

« Voila comme on s’y est pris : Comme il y avait des réparations à faire au chœur qui était presque caduc, (ce qui était à la charge de l’abbaye de Bertaucourt et du prieuré de Beaucourt, près de Labroye), on a adressé une requête à Mr le procureur général du roi à Arras, qui a été répandue.

L’ouvrage a commencé le lundi de la quatrième semaine de carême et de mars, et a duré jusqu’au 25 septembre. Il a été bien souvent interrompu par de fâcheux temps ; savoir par des froids aigus dans les commencements, et les pluies dans la continuation et sur la fin.

Cette rebâtisse n’a rien coûté aux particuliers propriétaires, si ce n’est que quelques corvées ; le dit de Noyelles, comme étant à son aise peut avoir avancé de ses propres fonds (ceux de sa recette étant insuffisants), il ne s’est pas mis en peine pour cela, et par ce moyen, on ne sait pas positivement à quoi monte la dépense, y surtout pour la nef dont il n’est resté d’ancien que le pignon et la muraille du côté du nord qui avait été faite en 1760.

Pour le chœur, madame l’abbesse de Bertaucourt, nommée de Carondelet l’a fait faire par un habile architecte ‘ud’Amiens qui lui a demandé douze cents livres.

Le fermier dimeux de Bertaucourt était, pour lors, Nicolas Brasseur, laboureur à Vaulx qui, pendant tout le temps du travail, à payé les ouvriers, et le fermier du prieuré de Beaucourt était Augustin Thélu, laboureur demeurant à Bonnières, fils de Bonaventure, Thélu, laboureur et de Marie

Madeleine Bihiau, anciens fermiers de la seigneuriale de ce lieu.

Le clocher avait été construit sous maître Vallart, en 1754, au compte de l’église, le registre de catholicité de la huitième année en fait foi. La chàrpente en chêne étant d’une force peu commune, il est probable que le bois en a été donné par le seigneur, le duc de Duras.

Avant cette époque, la cloche était placée sur le pignon. Les dégradations causées par là corde au fronton de l’arcade qui se trouvé dans l’intérieur dé l’église-, en est une preuve manifeste. (renseignements donnés par le chapitre d’Arras). Une nouvelle restauration eut lieu en 1854.

Nous citerons sur Haravesnes le ravin de Valinjart et, le bois du Calforé.

Haut-Maisnil

Cette commune; située à l’extrémité du canton et à peu de distance de là route de Frévent à Hesdin, à une faible importance.

Depuis 1240, ce village est annexe de la paroisse de Quœux:

Haut-Mesnil dont le vocable était Saint-Thomas de Cantorbéry, semble dépendre de la commune de Keus, quoique M Lambert (Recherches historiques sur quelques communes de l’arrondissement de Saint-Pol (Puits Artesien, 1840, p. 43l) en ait fait une paroisse du doyenné de Fillièvres. Cette paroisse figure au nombre de celles qui étaient à la présentation de l’abbé d’Anchin (Darsy, Bénéf. du diocèse d’Am.)

Nous citerons parmi les dépendances d’Hautmaisnil, le bois et le ravin de Fay ; une vieille ferme ayant appartenu aux moines de Saint-Georges et la chapelle du Dieu flagellé, dont le pèlerinage a été supprimé.

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