Hesmond

La donation de Landric le Large, confirmée par lettres patentes de Henri Ier , vers 1040, est l’origine de la seigneurie que les moines de Saint-Sauve possédèrent à Hesmon jusqu’au XVIè siècle.

Description

La donation de Landric le Large, confirmée par lettres patentes de Henri Ier , vers 1040, est l’origine de la seigneurie que les moines de Saint-Sauve possédèrent à Hesmon jusqu’au XVIè siècle.

Se trouvant alors très-endettés, ils obtinrent de l’évêque d’Amiens l’autorisation de l’aliéner au profit de l’abbaye de Saint-André-au- Bois, le 30 mars 1546. Celle-ci jouissait des grosses et menues dîmes de la paroisse, par tiers, avec le chapitre d’Ypres et le prieur de Renty.

Geoffroy et Adam de Hesmon souscrivirent comme témoins une charte de Gaultier Tyrel (1165).

Jehan, sire de Hesmon et son fils Baudouin vendent à Marguerite de Sanghem, abbesse de Sainte-Austreberte, de Montreuil, le bois de Potier, contenant 25 mesures et quelques verges, moyennant 30 livres parisis 15 sols, (juin 1264.)

Faut-il rattacher les premiers sires d’Hesmon à la maison de Créqui ?

On peut le supposer, puisque, dès 1096, Gérard de Créqui avait à Hesmon un domaine considérable. Toutefois la filiation de leurs successeurs nous échappe jusqu’à Claude de Créqui, époux de Anne de Bourbon-Vendôme, qui eut en partage la terre d’Hesmon et la transmit à son fils Philippe, mort en 1645.

Ses descendants, marquis d’Hesmon, ont eu de fréquentes contestations avec les religieux de Saint-André-au-Bois, touchant les limites mal définies de leurs fiefs. Ils firent construire le château actuellement habité par M. de Verbiez, qui en fit l’acquisition vers 1840.

Nous avons vu aux Archives nationales (section J, 807), une curieuse enquête du 21 juin 1539, sur les rapines et les exactions d’un nommé Nicolas Mallard, aventurier, qui s’était installé, avec quelques gens de guerre, dans la maison seigneuriale d’Hesmon, et s’était rendu très-redoutable ; on parvint à s’emparer de lui et il subit à Hesdin la peine de ses brigandages.

Lieu-dit

Capronville. Dèmillèville. Fief de Canaries, tenu de Beaurain, possédé par les familles de Vaudricourt, (1496 à 1512); le Prévôt de Surcamp, (1550 à 1701) ; vendu le 17 mai 1701, par César Prévôt de Surcamp, écuyer, à Remy Alexandre de Créqui. Il consistait en deux bois : celui du Quesnoy et celui du Fay.

Fief de Francien, ou de Puisnaye, tenu de Canaples, possédé par les familles le Prévôt de Surcamp, de Laretz, de Hesghes, Le Noir, vicomtes de Montreuil. Il consistait en 25 mesures de terre sur Hesmon et Boubers.

Archéologie

Église du XVè siècle.

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