La Comté

Alieu patrimonial des châtelains de Douai, la moitié dé la terre de La Comté fut achetée, en 1074, par Wantier Ier à son frère Hugues et donnée en 1081, au chapitre de Saint-Amé de Douai. (Chartes de 1074.

Description

Alieu patrimonial des châtelains de Douai, la moitié dé la terre de La Comté fut achetée, en 1074, par Wantier Ier à son frère Hugues et donnée en 1081, au chapitre de Saint-Amé de Douai. (Chartes de 1074. Diplôme du comte, du roi et de l’archevêque, 1076, de l’évêque 1081. Brassart, Flandre Wallonne).

Cette collégiale y jouissait d’une portion de dîme : chaque année, à l’occasion de là cérémonie publique de la candoule, un habitant de La Comté apportait solennellement une botte de cresson à la tête de la procession de cette église, qui avait lieu le 19 octobre. Cette coutume, aussi étrange que peu connue, tirait son origine d’une amende honorable faite à Saint-Amé pour un homicide commis-à La Comté; sur une dépendance du chapitre.

Elle ne fut supprimée qu’en 1776.

Une famille du nom de Hennekins de Le Comté possédait cette terré dès le XIIè siècle. Au XVè elle appartenait à la maison de Licques : Porrus de Licques en était propriétaire, lorsqu’il épousa Alix, fille du seigneur de Moribernanchon, et arrière petite-fille de Bon de Saveuse, gouverneur de Béthune. Elle passa ensuite à la maison de Guerboyal. on voyait jadis sur les vitraux de la chapelle, à droite du chœur, les armoiries de la famille de Verchin et de ses diverses alliances. On remarquait aux fenêtres de celle de gauche les armes de la maison de Ghistelle : en effet les seigneurs de Verchin furent longtemps propriétaires de la seigneurie de La Comté, et plusieurs d’entr’eux avaient épousé des demoiselles de Ghistelles qui jouissaient de cette terre, soit à titre de douaire, soit comme mères et tutrices de leurs enfants.

Le baron d’Esclebecque issu de la- famille de Guerboval devint propriétaire de la seigneurie de La Comté au XVIIIè siècle.

Les religieux de l’abbaye du Mont-Saint-Eloy, qui desservaient l’église, y possédaient une ferme importante. L’abbé de ce monastère prétendait être seigneur du clocher,» et par suite jouir des droits honorifiques. Un long procès s’éleva entre l’abbaye et les seigneurs séculiers. Enfin, par arrêt du parlement de Paris rendu vers l’an 1227, là seigneurie de l’église; et les droits honorifiques furent adjugés à l’abbé du Mont-Saint-Eloy au détriment du baron d’Esclebecque. (P. Ignace, dict. t. II, p. 327) La maison seigneuriale n’était alors qu’un petit corps-de-lôgis ; surmonté d’une tour hexagone, en briques, construite sur le bord de la rivière.

Le prince de Berghes fut le dernier seigneur de la Comté.

Il y avait en outre deux seigneuries vicomtières appartenant

aux sieurs Le Pipre et Herman. (Rol des 20è de 1757.

François Ier, allant secourir Saint-Pol assiégé par les; impériaux, en 1537, s’arrêta au château de La Comté. (Turprn, hisfoire de Saint-Pôl).

Ce village eut sa coutume particulière rédigée en 1507.

L’église de La Comté fut construite lorsque la famille de Verchin possédait la seigneurie. Elle a trois nefs et est élevée sur une belle fondation en grès. On voit à l’intérieur deux rangs de colonnes. Il y a trois sortes de fenêtres dans cette église; celles du chœur se terminent carrément ; celles du bas côté droit sont en ogive ; celles du bas côté gauche finissent en cintre. Les stalles sont sculptées. Une des dalles de marbre servant de pavé est surmontée d’une.couronne avec fleurs de lys ; quatre écussons se trouvent en bas. La tour date, dit-on, du XIVè siècle; c’est la partie la plus ancienne de l’édifice. La nef de droite remonte à l’an 1575 ; celle de gauche est de 1708. Le chœur n’a été reconstruit qu’en 1785, par les soins des moines de l’abbaye du Mont-Saint-Éloy. Cette église, vendue nationalement, à été conservée. La Comté, situé dans une vallée à 6 kil. d’Houdain, est traversé par la petite rivière de la Lawe et le ruisseau dit le Bajeul, qui sont alimentés par six fontaines : fontaine sous le Mont, fontaine Rochet, fontaine Cornillot, fontaine Mariette, fontaine du Bajeul et fontaine St-Germain.

Les dépendances de la commune sont : la Petite-Ville, le Grand Rietz, le Petit Rietz, la Rochelle, la Grande rue et le Bajeul. Elle vient d’être dotée d’une halte sur le chemin de fer de Billy-Grenay à Buyas

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