La Thieuloye

Des meules en pouding trouvées sur.le territoire de cette Commune, semblent lui donner une origine gauloise (Terninck).

Description

Des meules en pouding trouvées sur.le territoire de cette Commune, semblent lui donner une origine gauloise (Terninck).

Le sire de la Thieuloy était chevalier banneret d’Artois au XIIè siècle. (Le Carpentier, Hist. de Cambrai).

Guzelin, écuyer, faisait partie de l’expédition d’Oisy, en 1254.

La terre de La Thieuloye appartenait, en 1550, à Jean de Bernemicourt, marquis de Saluces. Le parlement de Paris rendit, le 25 avril 1704, un arrêt au profit du sieur Delgove , concernant la seigneurie de La Thieuloye.

Il reste quelques ruines d’un château-fort qui servait de résidence au seigneur de l’endroit. La rue d’Allonge ville semble en avoir été l’ancienne avenue.

Ce village a produit un homme qui a la triste célébrité du crime : Robert-François Damiens, ce misérable qui, le 5 janvier 1757, commit un attentat sur la personne de Louis XV, était né le 15 janvier 1715. Il périt dans d’affreux supplices, le 28 mars 1757.

Avant 1789, La Thieuloye était une annexe de La Comté. L’ancienne église, de chétive construction, et trop petite, à été reconstruite en 1868. Le nouveau sanctuaire n’a qu’une seule nef ogivale, longue de 25 mètres, y compris la tour, large de 8 mètres 50, haute de 12 mètres. La tour est aussi large que la nef ; elle supporte deux tribunes superposées, s’ouvrant’ sur l’église par six belles arcades, tandis que dans sa partie basse elle contient la chapelle des fonts baptismaux et la cage de l’escalier. Le chœur est aussi de la même largeur que la nef, car l’arcade qui existe à l’entrée, est très-peu saillante ; une niche ménagée dans le haut, jette sur l’autel un jour mystérieux.

Derrière est placée une belle sacristie à voûte ogivale avec culs-de-lampe. Toute l’église est construite en pierre blanche du pays, sauf les bases des colonnes qui sont en pierre de Creil. Ces colonnes, soudées dans les murs latéraux, soutiennent les arcs-doubleaux et reçoivent les faisceaux des nervures qui s’épanouissent sur la voûte, en même temps qu’elles consolident l’édifice dont elles sont les contreforts intérieurs. Chaque clef de voûte offre un pendentif symbolique ; les fenêtres sont gracieuses dans leur forme, en sorte que dans ce petit monument le bon goût, l’élégance et l’harmonie se joignent à la solidité, pour en faire une construction vraiment digne d’éloges. (Robitaille, ann. 1869.)

<< Retour a la liste