Lattre-Saint-Quentin

Saint-Quentin en est le patron. Un vaste cimetière l’Atrium, la place d’entrée, le vestibule de l’autre vie a donné son nom au village.

Description

Saint-Quentin en est le patron. Un vaste cimetière l’Atrium, la place d’entrée, le vestibule de l’autre vie a donné son nom au village. On voit dans les archives de la commune une mention du vieux cimetière qu’on n’a jamais pu découvrir bien qu’on ait rencontré çà et là, en dehors de Lattre, des sépultures très anciennes. Une vieille tradition du pays veut que Lattre ait été dans les temps anciens la nécropole des villages d’alentour.

Les habitations de cette commune sont groupées sur une colline qui s’élève de la petite rivière du Gy vers le sud, à proximité de ses anciennes annexes, Hauteville, Noyelles et Noyelette.

Ces dernières qui étaient des hameaux à l’origine, existaient à l’époque de l’occupation romaine. Lattre remontre à cette date et son nom seul en serait la preuve.

Nous trouvons en 1234 l’impignoration pour neuf ans des dîmes de Noyelles en Lattre, Noyelles Vion et Avesnes-le-Comte moyennant 500 livres parisis. (Fanien. Hist. du Chap.d’Arrasp. 194.)

C’est au chevalier Albéric Douchet que fût achetée la dîme de Lattre. Elle était partagée par égale portion entre le Chapitre d’Arras et l’abbaye d’Anchin, Le Chapitre en laissait la moitié au curé, (le P. Ignace, mss.)

Un membre du Chapitre d’Arras était chargé de desservir la paroisse. Il y avait la prébende entière qui était égale au gros d’un chanoine d’Arras. Plus tard le titulaire se fit remplacer par un prêtre à gages qui desservait la cure et remplissait les fonction s curiales.

La collation de l’église était au Chapitre d’Arras Dans la campagne de 1710 les lignes retranchés de l’armée française coupaient le territoire de ce village.

Vers l’an 1750, Damiens sieur de Révillon, chanoine d’Arras, fonda à Lattre une école pour les filles dont il confia la direction à deux sœurs de la communauté des orphelins d’Armentières leur chapelle était dédiée à sainte Élizabeth. On voit encore aujourd’hui une partie de cet établissement enclavée dans une propriété vis-à-vis l’église. (Le P. Ignace mss.)

Archéologie

L’église est de construction moderne. La tour est ancienne et porte le cachet du XIIIè siècle. Elle était solide encore bien que battue depuis plus de six cents ans part la fureur des éléments. On vient de lui accorder une belle restauration.

On voit dans l’église quelques anciens tableaux d’un grand mérite.

Lattre possède quelques hameaux, Jérusalem au Sud-Est, Bel- Avesnes et Filescamps vers le Nord. Le premier est moderne et peu important.

BELAVESNES.

Deux grandes exploitations agricoles avec un bel entourage de prairies et quelques bouquets de bois constituaient ce hameau,

Il doit son nom à son heureuse situation et peut-être à sa fondation par quelques colons avesnois. Son origine est fort ancienne. L’abbaye d’Anchin, le Chapitre d’Arras les couvents des Augustines et des Louez-Dieu s’en partageaient la possession.

FILESCAMPS.

Entre Belavesnes et He rmav.ille se voit l’importante ferme de Filescamps. Ce domaine fut donné à l’abbaye de Mont-Saint-Eloy sous l’abbé Asson de Coupigny, C’est la plus grande exploitation de la contrée. Un vaste souterrain refuge y est encore accessible.

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