Lepinoy

Le nom du village de Lépinoy-sur-Canche rappelle un endroit autrefois planté d’épines ou plutôt l’existence de l’épine servant peut être de limite à la châtellenie de Beaurain.

Description

Le nom du village de Lépinoy-sur-Canche rappelle un endroit autrefois planté d’épines ou plutôt l’existence de l’épine servant peut être de limite à la châtellenie de Beaurain.

En 1229, Thomas de Gouy, seigneur de Lépinoy, et Gaultier d’Aubin, chevaliers, s’engagent devant l’évêque d’Amiens, à garantir à l’archidiacre de Ponthieu la paisible jouissance d’un fief situé à Argoules.

Quelques années plus tard (janvier 1234), Guillaume de Saint-Omer accorde à ses vassaux de Beaurain, le libre pâturage des marais situés entre Lépinoy et Contes. (Voir art. Beaurainville).

Coutume particulière rédigée le 22 août 1507, alors que la seigneurie de Lépinoy appartenait à messire Charles d’Azincourt, seigneur de Wargnies, Crépy, etc., elle est conforme à la coutume de Maintenay, à l’exception de 7 articles.

Les religieux de Saint-André-au-Bois percevaient à Lépinoy une dîme confisquée en 1595, au profit du chapitre Notre-Dame de Boulogne. Le commandeur de Loison, Messire de Vienne-Crévecœur, chassé de chez lui et poursuivi par les Espagnols, se réfugia à Lépinoy ; dénoncé à ses ennemis, il tomba entre leurs mains et fut emprisonné au château d’Hesdin, 1635.

Au dernier siècle les Guizelin ont été seigneurs de Lépinoy. Il existe aux Archives départementales plusieurs comptes de la fabrique de l’église de 1662 à 1786. Elle était alors et de temps immémorial, l’annexe de Brimeux ; Monseigneur Parisis, évêque d’Arras, l’érigea en paroisse en 1852; le hameau de Jumel, détaché de Beaurainville, y fut annexé et les populations réunies atteignirent le chiffre de 500 âmes.

Lieu-dit

Le Cocquenpot, au bureau de bienfaisance de Beaurain.

Le Bois du Temple, le Fond du Temple, en souvenir des Templiers de Loison.

Les Côtes du Prieur.

Le Pilori.

Monuments

L’église, style du XIIè siècle, mesure 30 mètres de long sur 12 de large, la tour a 17 mètres d’élévation et la flèche octogonale qui la couronne est à peu près de même dimension.

M. Robitaille, (Annuaire de 1866) en donne une description détaillée. Rendons ici un hommage bien mérité au zèle infatigable du curé, M. Merlier, qui, aidé par des âmes charitables, n’a reculé devant aucun obstacle, pour doter la paroisse de Lépinoy, de ce monument remarquable.

Architecte : M. Clovis Normand.

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