Matringhem

Ce village, traversé par la Lys, dépendait de la Régale de Thérouanne. Guillaume de Matringhem, chevalier, vivait en 1207. (Arch. d’Estrun.)

Description

Ce village, traversé par la Lys, dépendait de la Régale de Thérouanne. Guillaume de Matringhem, chevalier, vivait en 1207. (Arch. d’Estrun.)

Depuis, cette terre appartint à un cadet de la famille de Neuville-Witasse. Claude de Neufville la vendit en 1541 sous clause de réméré qu’il réalisa en 1546. Elle appartint peu après à Jean Le More ; puis à Louise-Denise Le More, sa fille, épouse de Jean- d’Aix, seigneur de Tilloy-les-Arras. Elle en fit donation à sa cousine Marie Le Chevalier, en la mariant à un autre Jean d’Aix, dont le fils cadet a fait la branche des seigneurs de Matringhem.

Cette donation suscita d’interminables procès. Enfin-toute la terre de Matringhem fut réunie par Marie-Adrienne-Alexandrine de La Buissière, fille de Oudard de La Buissière, seigneur de Lugy, et de Marie-Jeanne d’Aix, puis adjugée par licitation au conseil d’Artois à Mme Marie-Anne-Joséphine de Nédonchel, demoiselle d’Ambricourt, veuve de M. François-Eugène Léonard, seigneur de Tramecourt. (Arcli. de Tramecourt.)

Denise Le More, demoiselle de Matringhem, avait fondé une chapelle de Sainte-Anne dans l’église de cette paroisse. (Fouillé de Boulogne.)

Matringhem faisait partie de l’ancien diocèse de Boulogne ; sa cure était à la nomination du chapitre de cette ville et du doyenné de Bomy. Il avait Mencas pour annexe.

Depuis le concordat de 1801, il appartient au diocèse d’Arras et au doyenné de Fruges, dont il est distant de 5 kil.; il a pour patron saint Orner ; on y compte 318 habitants.

On lit dans les Archives départementales qu’autrefois il existait dans ce village un prieuré dépendant de l’abbaye de Ruisseauville.

Un religieux de ce monastère y résidait, il avait une belle habitation près de l’église et 20 hectares de terre pour son entretien. Le dernier moine s’appelait messire Jacques Delpierre.

Au rôle des vingtièmes, on voit que M rao la comtesse de Watigny était propriétaire de la moitié de la terre et seigneurie de Matringhem.

Inscriptions trouvées dans la sacristie qui servait de chapelle au prieuré avant 1789 :

Première inscription : « ci gist le corps de noble demoiselle Denise leMore décédée… âgée… de en son vivant fême à Ivan seigneur de Thilloy en partie, demoiselle de Matringhem fondatrice de l’église et en particulier de cette chapelle, laquelle décéda le… jour du mois… l’an 16…. » On ne lit aucune date.

Deuxième inscription : « Denise le More, fondatrice de l’église et particulièrement de cette chapelle a fondé à perpétuité pour être dites en icelle : messe le mardi de Ste Anne, le mercredi pour les trépassés, le vendredi de la Passion, le samedi de la sainte Vierge et le dimanche de la Résurrection, et après vêpres, chaque dimanche, le Stabat sera chanté dans l’église: le tout déchargé par le chapelain, lequel sera tenu de résider audit village et d’entretenir ladite chapelle de réédification et d’ornements sous peine de révocation. »

Dans cette même sacristie servant autrefois de chapelle, on voit incrustées dans un marbre les armes de Denise le More ; trois merlettes et trois fleurs de lis dans un écusson.

En 1600, il existait à Matringhem un château-fort dont il reste des pans de murailles épaisses d’un mètre 40 cent, entourées de larges fossés. On pense que cette demeure seigneuriale habitée par Denise le More fut détruite dans le courant du XVIIè siècle.

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