Monchy-Breton

Il existe à Monchy-Breton un mont de terre d’une certaine, importance, auquel M. Terninck donne une origine gauloise.

Description

Il existe à Monchy-Breton un mont de terre d’une certaine, importance, auquel M. Terninck donne une origine gauloise.

Ce village, relevait au XIIIè siècle de la terre de la Thieuloy. Il dépendait de la sénéchaussée de Saint-Pol, élection et conseil d’Artois, parlement de Paris, subdélégation et recette de Saînt-Pol, gouvernement d’Arras et recette de Picardie. Les décimateurs étaient le prieur d’Houdain et l’abbé de Saint-Riquier.

La seigneurie de Monchy-Breton appartenait au commencement du XVIè siècle.à Jacques Bâtard de Melun, archer de la compagnie de M. de Clèves, en 1518 (Moreri, t. 10 suppL p .41).

Elle consistait en plusieurs rentes seigneuriales, en un droit de parcage, de terrage.en une maison de ferme et dépendances avec 155 mesures de pré et terres labourables et en sept arrière-fiefs. (Arch. de la famille d’Esclaibes). Jacques de Melun épousa, par contrat du 15 février 1519, celle de Manchicourt fille de Polrus, chef des échevins de Douai, en 1517 et de Marguerite de Villers. (Flandre Wallonne t. 3 p. 156).

Marie de Melun, leur fille, dame de Monchy-Breton, des Pourchelets, d’Isiers-en-Escrebieu (Izel-les-Equerchin),fut mariée en 1542 avec Jean de Hornes, seigneur de Coyghem (Recueil général, Rotterdam, 1775, p. 335). Ils ne laissèrent qu’une fille, Michelle de Hornes, dame de Monchy-Breton, Coyghem, Isert et des Pourchelets, qui épousa en 1569, Adrien d’Esclaibes, chevalier, seigneur de Clairmont en Cambraisis, fils de Georges et de Marie de Villers.

Au décès de Michelle de Hornes, arrivé en 1594, la terre de Monchy-Breton échut en partage à sa fille Aimée, qui fut alliée par contrat du 21 octobre 1603, (Arch. de la famille d’Esclaibes) à Claude de Carnin, seigneur de Lagnicourt. Ces deux époux furent enterrés en l’église des Dominicains de Douai. Leur pierre tombale est aujourd’hui au musée de cette ville. (Flandre Wallonne, t. 3, p. 158).

Antoine de Beaufort, s’intitule seigneur de Bailleul-aux-Cornailles et de Monchy-Breton, en 1650. Son fils, Louis François, vendit le 4 novembre 1719, la terre de Monchy au sieur François Deleval, Marquis de Crény, écuyer, sieur de la Marche et Gauchin Légal.

Le prévôt d’Aire et le seigneur de Bajus possédaient aussi une seigneurie à Monchy-Breton. Cette dernière fut vendue à Mlle de Bellenville, restauratrice des religieuses d’Houdain.

En 1757, M. Détreux s’intitulait sieur de Monchy-Breton, et y possédait une maison seigneuriale.

L’église de cette commune n’a pas été vendue nationalement, son architecture n’offre rien de remarquable. Elle n’a qu’une nef et deux chapelles latérales qui lui donnent la forme d’une. croix latine.

ORLENCOURT

Hourlancourt (Père Ignace, 1740) est un hameau dépendant de la commune de Monchy-Breton. Il y avait 35 feux en 1732, et une chapelle de dévotion en l’honneur de Notre-Dame de Bon-Secours. Deux seigneuries existaient à Orlencourt : l’une à la maison de Guines-Souastre, l’autre au sieur Raulin de Lille.

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