Neuville

Le village de Neuville, situé sur la rive droite de la Canche, faisait partie du Boulonnais avant la loi du 18 pluviôse an VIII ; aussi ne doit-on pas s’étonner des conflits qui surgirent fréquemment entre la sénéchaussée de Boulogne et la municipalité montreuilloise relativement aux marais et à la chaussée qui les traversait, relativement surtout à la juridiction.

Description

Le village de Neuville, situé sur la rive droite de la Canche, faisait partie du Boulonnais avant la loi du 18 pluviôse an VIII ; aussi ne doit-on pas s’étonner des conflits qui surgirent fréquemment entre la sénéchaussée de Boulogne et la municipalité montreuilloise relativement aux marais et à la chaussée qui les traversait, relativement surtout à la juridiction.

Lors du siège de Montreuil en 1537, le troisième corps de l’armée assiégeante était placé entre la Chartreuse et Neuville.

CHARTREUSE DE NOTRE-DAME-DES-PRÉS

Le comte de Boulogne Robert III, se trouvant à Montreuil certain jour de l’année 1322, manifesta le désir de voir une image de la Sainte-Face qui était en grande vénération dans cette ville, mais quel ne fut pas son effroi lorsqu’il s’aperçut que les yeux du Sauveur se détournaient visiblement de lui ! Un moine chartreux, auquel il raconta sa mésaventure, lui rappela qu’il avait autrefois promis de fonder une maison de son ordre et l’engagea à renouveler et surtout à tenir cette promesse. Robert suivit le conseil du religieux, mais la mort ne lui permit pas d’achever son entreprise. Le comte Guillaume ne lui survécut guère, et ce fut la comtesse Marguerite d’Évreux qui remplit les pieuses intentions de son beau-père.

Le Père Pierre de Brèges, de la chartreuse de Sainte-Aldegonde de Saint-Omer, présida à l’installation du monastère qui s’éleva non loin de Montreuil, à la limite du comté de Boulogne. Ce monastère prit le nom de Chartreuse de Notre-Dame-des-Prés et fut achevé en 1338 ; l’évêque de Thérouanne consacra l’église sous la double invocation de la Sainte Vierge et de saint Jean-Baptiste.

La nouvelle Chartreuse faisait partie de la province de Flandre. Elle en fut détachée en 1411 et réunie à la province de Picardie, ainsi que celles d’Abbeville, de Saint-Omer et de Gournay. Elle compta parmi ses principaux bienfaiteurs, outre les comtes de Boulogne, les sires de Cayeu-Longvilliers, de Hodicq, de Fosseux, de Créqui, de Rollencourt, de Monchy- Montcavrel, d’Ailly. Grâce à la générosité de ces grands personnages et de tant d’autres qu’il serait trop long d’énumérer, les Chartreux jouissaient de revenus considérables, revenus qu’ils consacraient surtout à soulager les misères des habitants de la contrée.

Nous n’avons pu rétablir la succession des supérieurs de ce monastère. L’un d’eux, dom Bernard Bruyant, nommé en 1666 renouvela la plus grande partie des bâtiments et enrichit la chapelle d’ornements somptueux. Bernard Bruyant est l’auteur de l’ouvrage intitulé : L’abrégé des merveilles de Dieu dans le Très-Saint Sacrement de l’autel, Paris. 1683, in-8. Ce volume ne porte pas de nom d’auteur, mais dom Bernard Bruyant, prieur de la Chartreuse de Notre-Dame-des-Prés-lès-Montreuil-sur-Mer, est cité dans le privilège du roi et dans l’approbation que les docteurs de la Sorbonne donnèrent le 4 septembre 1682.

De nos jours, les Chartreux sont rentrés en possession du monastère qui fut le témoin des austérités et des vertus de leurs devanciers.

Un architecte déjà célèbre, M. Clovis Normand, a tracé les plans du couvent, dont les constructions à la fois simples et grandioses rappellent les dispositions de la maison-mère. L’église et la chapelle de famille, les cellules et les cloîtres, le quartier de l’abbé et celui des étrangers sont maintenant achevés, et bientôt une colonie détachée de la Grande-Chartreuse viendra édifier nos contrées et y faire revivre les traditions charitables qui sont l’honneur des disciples de saint Bruno.

Hameaux

La Beausse. En 1311, le bois de la Biausse contenait 80 journaux. Il existait au quinzième siècle une famille de la Beausse dont le nom se trouve fréquemment cité dans l’histoire du Boulonnais. Jacques de la Beausse, écuyer, archer des gardes du roi, était lieutenant du bailli de Desvres au siècle suivant. Le fief de la Beausse, qui a appartenu en 1575 à Nicolas Pelet, puis à ses descendants, devint plus tard la propriété des Heuzé de Hurtevent.

La Bëderie. Le Vert-Bois.

Archéologie

L’église, qui dépendait autrefois du diocèse de Boulogne, se compose d’une nef peu élevée et couronnée d’un campanille. Le chœur est gothique et Tony a ajouté deux chapelles latérales qui forment la croix.

<< Retour a la liste