Pénin

Un tumulus et les lieux dits, Les Bises Pierres et la Haute-Borne, semblent faire remonter l’existence de cette localité, à l’époque gauloise (Terninck).

Description

Un tumulus et les lieux dits, Les Bises Pierres et la Haute-Borne, semblent faire remonter l’existence de cette localité, à l’époque gauloise (Terninck).

Galter de Pénin est témoin d’une charte de donation au prieuré d’Aubigny en 1182.

La terre de Pénin appartenait au XVIè siècle à la maison de Béthune. Georges, quatrième fils de Pierre des Planques, seigneur d’Hesdigneul, et de Jacqueline de Hibert, est l’auteur d’une branche, connue dans son origine, sous le nom des seigneurs de Pénin, et plus tard sous celui des comtes de Béthune et de Saint-Venant. Un de ses petits-fils,Jean Philippe,fut religieux et abbé de Saint-Bertin à Saint-Omer.

Le comte de Béthune, seigneur de Pénin et député ordinaire des États d’Artois, pour la noblesse, fut chargé, en 1779, de soutenir le procès que les États eurent au conseil du Roi contre l’évêque François Baglion-de-la-Salle.

Il existe encore à Pénin, dans une vaste ferme appartenant au comte de Béthune, des tourelles à créneaux en assez bon état, restes de l’ancien château seigneurial. L’église a été reconstruite, en 1784. On remarque à l’extérieur du grand portail une dalle tumulaire en grès sculpté, représentant un religieux mîtré. C’est probablement celle d’un membre de la famille de Béthune. En effet, plusieurs d’entr’eux entrèrent dans les ordres. Jean Philippe fut abbé de Saint-Bertin, Georges-Louis, connu sous le nom de Jean-Bertin de Pénin, fut capucin ; Léopold-Joseph, religieux de Saint-Vaast, devint prévôt de Gorre ; Léon-Philippe fut chanoine de Saint-Omer, etc., etc. Malheureusement cette pierre est en partie brisée et les inscriptions sont complètement effacées.

Le chœur, qui était obscur, étroit et plus élevé que la nef, fût agrandi du consentement et aux dépends de Madeleine de Champigny, abbesse d’Etrun, en 1735, le comte de Béthune, fit en même temps rebâtir- la chapelle seigneuriale.

DOFFINES.

Daufines, 1159, hameau de Pénir, est situé entre cette commune et celles de Berles, Izel et Villers-sir-Simon, Par un acte du mois de juin 1259, Jehan Bridous, chevalier, seigneur d’Averdoingt, reconnaît tenir en homme-lige de Robert, comte d’Artois, sa terre de Daufine, .sauf les féautés qu’il doit à Baudoin de Sus-Saint-Léger, à Hugues, comte de Saint-Pol, à Thomas, comte de Flandre et à Roger, seigneur de Dours. (Iriv. som des Àrch. départ, du Pas-de-Calais,-1er ,- A’ H,- p. 15). La seigneurie se partageait entre Pruvost d’Arras, et de Ricametz de Brunelmont, oncle maternel du sieur de Valicourt d’Ambrines. Elle dépendait en partie du chapitre d’Arras. : Charles-Étienne de Valicourt, écuyer, en tirait 200 livres de rente; elle fut- achetée par le conseiller Dupuich, vers 1750.

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