Plumoison

L’abbé de Saint-Josse-sur-Mer présentait à la cure de Plumoison. Ce village, situé sur la route de Montreuil à Hesdin, avait, au siècle dernier, un peu plus de 100 habitants, dont la principale occupation était la culture et la préparation du lin.

Description

L’abbé de Saint-Josse-sur-Mer présentait à la cure de Plumoison.

Ce village, situé sur la route de Montreuil à Hesdin, avait, au siècle dernier, un peu plus de 100 habitants, dont la principale occupation était la culture et la préparation du lin.

Plumoison eut au moyen-âge des seigneurs, parmi lesquels nous citerons : Wis, chevalier, qui souscrivit au mois d’octobre 1290 une sentence du bailli d’Hesdin, et Jacques, écuyer, qui donna en 1331 une charte à l’abbaye de Saint-André-au-Bois.

Marguerite de Poix porta la terre de Plumoison dans la famille de Renty, en épousant Eustache de Renty. Leur arrière-petit-fils, messire Waleran, qui tenait le parti du roi de France, se la vit confisquer en 1474.

Pendant que les Espagnols assiégeaient Cambrai, sous les ordres d’Alexandre Farnèse, le duc de Bouillon essaya de ravitailler la place, mais une sortie habilement dirigée mit ses troupes en déroute, et lui-même fut pris par le seigneur de Plumoison, capitaine des hommes d’armes du comte de Bossut. 1581. Ce seigneur de Plumoison appartient vraisemblablement à la famille de Harchies :

En 1615, Michel de Harchies, seigneur de Plumoison et Jeanne de Jutpienne servent de parrain et de marraine à l’une des cloches de Saint-André-au-Bois. En 1648, -Barbe de Harchies, veuve de messire Louis de Grenet, donne six cents florins à l’église de Plumoison, à la condition qu’on y célébrera les jours de fête et les dimanches, une seconde messe pour le repos de son âme et pour l’utilité des habitants. Les registres de la fabrique mentionnent, en outre, des fondations d’obits faites à différentes époques par Barbe de Rollencourt, Jacques de Harchies, Ambroise de Bran (sic), Jean Martin et Anne Caulier. Les Salperwick succédèrent aux de Harchies.

Lieu-dit

Le Mont de Kersuin.

Archéologie

L’église, qui date du XVè siècle, vient d’être restaurée. Les fenêtres du chœur étaient autrefois garnies de meneaux,et l’on voyait, il y a peu d’années encore, des fragments des vitraux qui avaient été placés à l’époque de la construction primitive. Une tour, accompagnée de deux contreforts, supporte le clocher qui est surmonté d’une flèche en charpente.

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