Quilen

Malbrancq raconte que saint Kilien, compagnon de saint Wulgan, débarqué avec lui à Wissant en 569, se fixa au milieu des forêts qui recouvraient alors la Morinie. Il éleva un oratoire autour duquel se groupèrent les cellules de ses nombreux disciples ; cet ermitage, bâti à l’entrée d’un ravin profond, serait l’origine, très-problématique suivant nous, du village de Quilen.

Description

Malbrancq raconte que saint Kilien, compagnon de saint Wulgan, débarqué avec lui à Wissant en 569, se fixa au milieu des forêts qui recouvraient alors la Morinie. Il éleva un oratoire autour duquel se groupèrent les cellules de ses nombreux disciples ; cet ermitage, bâti à l’entrée d’un ravin profond, serait l’origine, très-problématique suivant nous, du village de Quilen.

Jean de Killen, écuyer, est cité en 1254. Un autre Jean de Quillen, vassal de M. de Boufflers, comparaît en armes et à cheval à la revue des gens de guerre qui eut lieu à Montreuil le 25 août 1337. (Dom Grenier.) La seigneurie de Quilen, possédée en 1543 par Oudart de Renty, appartenait, au siècle suivant, à un maître des eaux et forêts de Picardie, messire Jacques des Groseilliers.

Ses descendants l’ont vendue à la famille de Guizelin.

L’église, dédiée à saint Pierre et autrefois secours d’Herly, est annexe de Maninghem depuis 1804. A l’époque de la Révolution, M. Merlin, curé d’Herly, ayant été contraint de s’enfuir, les habitants de Quilen ne furent pas privés des secours de la religion, grâce au zèle de M. du Tertre, ex-curé de Fruges et cousin germain de M. des Groseilliers, qui exerçait en secret les fonctions de son ministère dans une grange dépendant du château.

Les registres de catholicité remontent à l’année 1693.

Lieu-dit

Le Camp du Quesne. Le Courgain. Le Maisnil. Le Riez de la Bataille.

Archéologie

L’église, qui fut démolie en 1847, était couverte de chaume ; un campanile surmontait le portail. Le nommé Delcroix, serrurier à Arras, l’avait achetée, en 1793, moyennant la somme de 100 livres. Celle des cloches qui a été conservée porte une inscription en lettres gothiques ; c’est la plus ancienne de l’arrondissement de Montreuil :

EN L’AN DE GRACE MCCCC ET XLIII

ME LEVA LEURENCHE LE CARONNELLE

ET JEHENNE PÉMONNE.

En creusant les fondations de la nouvelle église on découvrit plusieurs tombeaux en pierre, qui contenaient des ossements de guerriers de haute stature, des cuirasses, des casques, des éperons, et d’autres objets.

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