Regnauville

La route d’Abbeville à Hesdin traverse la commune de Regnauville, dont la cure était à la nomination du prieur de Biencourt.

Description

La route d’Abbeville à Hesdin traverse la commune de Regnauville, dont la cure était à la nomination du prieur de Biencourt.

M. Bouthors a publié la coutume particulière de Regnauville.

Elle comprenait 22 articles : La seigneurie était tenue en fief de

la terre de Canaples, par 60 sols parisis de relief, avec justice haute, moyenne et basse, conformément aux usages de la prévôté de Montreuil et du bailliage d’Hesdin. {Art. 1er .)

Chaque année, l’échevinage se renouvelait le jour de la saint Jean-Baptiste : les cinq échevins sortant d’exercice en nommaient cinq autres qui devaient être présentés au seigneur, et celui-ci avait le droit de remplacer l’un d’entre eux par un homme de son choix.

La mesure des grains était celle d’Hesdin. La mesure de Labroye servait pour le vin et la cervoise {art. 17.) .

Les habitants de Regnauville faisaient pâturer leurs bestiaux dans la garenne de Labroye; ils pouvaient également « bouqueter bois secq » dans la forêt (Art. 18.). Ils étaient obligés de faire moudre leurs grains au moulin de Labroye sans que l’on pût exiger d’eux les droits d’entrée, de sortie ou de travers. (Art. 19.)

Les autres articles règlent la perception des droits qui sont dus pour les mutations et les terrages, ainsi que les amendes infligées pour délits forestiers.

L’origine des privilèges dont les habitants de Regnauville jouissaient à Labroye, remonte au partage de la succession de messire Dreux d’Amiens, chevalier, seigneur de Labroye au XIIè siècle, qui détacha de son domaine le fief de Regnauville en faveur de son fils puîné Bernard d’Amiens.

Pierre d’Amiens, seigneur de Regnauville, servait, en 1412, dans l’armée du duc de Bourgogne avec un chevalier bachelier et huit écuyers. Jeanne d’Amiens, dame de Regnauville, épousa Philippe du Bois, seigneur de Boyeffles, de la maison de Fiennes qui portait : Ecartélé, au 1 et 4, d’argent au lion de salle Irisé d’une bordure de gueules, qui est de Fiennes ; au 2 et 3, écartelé d’or et de sable, qui est de Lens. Regnauville appartenait à leurs descendants au XVIIè siècle.

Le curé produisit le 16 juin 1730 la déclaration des revenus de la paroisse, qui s’élevaient à la somme de 480 livres 18 s. 6 d.

Les frais de dîme étaient de 65 livres ; les réparations au presbytère et au chœur de l’église coûtaient 25 livres.

Archéologie

L’église qui avait été bâtie en 1609 par la famille de Bournonville, a été remplacée en 1848 par une construction en briques avec fenêtres à plein cintre.

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