Rimboval

On croit que saint Vandrille a bâti vers l’an 646 un oratoire dans ce village dont l’existence serait très-ancienne.

Description

On croit que saint Vandrille a bâti vers l’an 646 un oratoire dans ce village dont l’existence serait très-ancienne.

Son nom cependant vient, dit-on, d’un baron nommé Raimbauld qui vivait dans le Xè siècle. Aussi on écrivait autrefois Raimboval avec un a.

Eustache, comte de Boulogne, accorda à l’abbaye de Saint- Wulmer la terre de deux charrues sur ce territoire.

Eustache, baron d’Auxi, était seigneur de Rimboval en 1230.

Le village dépendait du bailliage de Saint-Omer (Voir M. Harbaville.)

Le 14 février 1602, la terre de Rimboval fut vendue par Antoinette de Créquy à Antoinette de Wignacourt, veuve de Louis de Créquy, sieur de Roteleux dont la postérité s’est éteinte vers la fin du XVIIè siècle, dans la maison de Bonnièrè-Souastre.

M. le comte de Guines était seigneur de cette terre en 1757. Il y avait des censives et des droits seigneuriaux estimés 150 livres. (Ext. du rôle des 20è. Arch. départ.)

Avant 1739 Rimboval était annexe d’Embry, du diocèse de Boulogne et du doyenné de Fauquembergues, il y avait-un vicaire qui résidait dans la maison qui sert aujourd’hui de presbytère.

Érigé depuis en succursale, Rimboval fait partie du diocèse d’Arras et du doyenné de Fruges dont il est distant de 10 kilomètres. Son patron est saint Orner; il compte 476 habitants.

Il y a dans ce village une école de filles dirigée par les sœur de la Sainte-Famille d’Amiens. Cette école a été fondée le 15 décembre 1838 par Mgr de Saint-Hilaire de Montreuil, qui mourut à Paris en 1848.

La ferme de Philbert, située sur le territoire de Rimboval, avait dans son enclos une chapelle qui dépendait de l’abbé du monastère de Saint-Augustin-les-Thérouanne. Elle a été démolie en 1848.

L’église possède un calice en argent, orné de ciselures, provenant de cette chapelle, et une chasuble blanche assez bien conservée.

Le chapitre de Boulogne avait la dîme de Rimboval. A titre de décimateur, il avait fait restaurer le chœur de l’église en 1676 et continua de l’entretenir jusqu’en 1789. Les terres appartenant à cette église étaient d’une contenance de trois hectares trente-six ares ; elles portent encore le nom de biens ou terres de l’église.

Deux reliquaires en bois doré qui ne sont pas sans mérite, ont été conservés avec les reliques qu’ils contiennent par. la famille Robats, pendant les mauvais jours. Ils ont 80 cent. de hauteur sur 60 de largeur.

Des travaux considérables ont été faits à l’église, à l’aide d’allocations de la commune, de la fabrique et de dons volontaires, depuis son érection en succursale.

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