Tincques

Eustache, comte de Boulogne, assigna en 1070, à l’église de Lens, six sols de rente sur Tincques. (Miroeus).

Description

Eustache, comte de Boulogne, assigna en 1070, à l’église de Lens, six sols de rente sur Tincques. (Miroeus). En 1152, le seigneur était un sire Baudouin. Nous trouvons dans le cartulaire d’Aubigny une donation de 19 mencauds de blé de rente annuelle, faite au prieuré par le seigneur de Tincques, Michel d’Isengain est ratifié en 1212 par Raoul évêque d’Arras. En 1296, Maleius, seigneur de Tincques, reconnaît que le prieur d’Aubigny doit prendre annuellement en sa grange 19 mencauds de blé (chron. d’Aubigny). En 1307, le sire de Tenckes était homme per de la castelerie d’Aubigny. (Arch. dép. Inv. A. 228).

Jean du Bos, chevalier seigneur de Tincques, Berles, Béthencourt, était conseiller et chambellan du roi Charles VIII (Deneuville Tom. III p. 285).

La seigneurie de Tincques appartint aux princes du sang royal de France, de la branche des Bourbons-Carency. Elle entra plus tard dans la famille de Lens, puis dans celle de Longueval.

Un comte de Soissons-Moreuil ayant épousé une Longueval, devint propriétaire de la terre de Tincques qui resta dans cette maison jusqu’au moment où un de ses membres l’échangea avec le marquis deBéthune Desplanques, seigneur d’Hesdigneui, contre un autre domaine situé en Picardie.

Il y eut autrefois un château à Tincques. Quatre murailles qui en restaient encore au commencement du XVIIIè siècle et épaisses de 6 pieds, laissaient penser qu’elles étaient les débris d’une de ces forteresses qui existaient dans presque tous les principaux villages de Flandre et d’Artois. On pouvait même juger d’après l’état de ces murailles, que la forteresse n’eut que deux étages.

Aucuns fossés ne les environnaient plus, probablement qu’ils auront été comblés depuis que Richelieu avait fait disparaître !es antiques donjons féodaux. (B. Caffin. Ann. 1847).

En 1339, le château de Tincques,assiégé par le général de Gassion, dut se rendre et ne put arrêter la marche des troupes du maréchal de la Meilleraye. Pendant le siège de Béthune en 1710, un général anglais logea au presbytère de cette commune au tour de laquelle les troupes étaient campées.

L’église de Tincques est très ancienne; on y a ajouté deux chapelles qui sont voûtées et ont dû être bâties alors que la terre de Tincques appartenait à la maison de Lens. On a vu longtemps les armes des seigneurs de ce nom aux vitres du chœur et de l’église. Le clocher est une tour carrée, surmontée, d’une flèche le tout en pierres grises, mais taillées; on y voit la date de 1773.

Les chapelles de Notre-Dame de Grèce à Béthencourt, et de Notre-Dame Consolatrice à Tincques, dépendent de la paroisse.

Avant 1789, Tincques ressortissait à la gouvernance d’Arras et au bailliage d’Aubigny-le-Comte. Quand au spirituel, il était du doyenné d’Aubigny.

Cette commune déjà traversée par la route nationale d’Arras à Saint-Pol et le chemin de grande communication d’Avesnes à Saint-Omer, est de plus desservie par une station du chemin de fer d’Arras à Etaples.

Deux hameaux dépendent de la commune de Tincques : Béthencourt et Tincquettes.

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