Verchocq

Le village de Verchocq dépendait par moitié du Boulonnais et de l’Artois : « le bas de Verchocq et l’Épinette de Verchocq » formaient la limite du comté de Fauquembergues vers le Boulonnais ; on montre encore la maison construite à l’extrême frontière par un marchand qui profitait de cette situation avantageuse pour faire la fraude.

Description

Le village de Verchocq dépendait par moitié du Boulonnais et de l’Artois : « le bas de Verchocq et l’Épinette de Verchocq » formaient la limite du comté de Fauquembergues vers le Boulonnais ; on montre encore la maison construite à l’extrême frontière par un marchand qui profitait de cette situation avantageuse pour faire la fraude. Verchocq comprend deux parties distinctes : le bas ou la bassure, qui est situé dans la vallée de l’Aa avec Fasque, Cornotte et la Carnoye; le haut qui est formé des hameaux de Gournay, Rollez et le Val de Fresne.

L’ancien château, démoli en 1805 par M. le marquis de Coupigny, était environné de larges fossés inondés par les eaux de l’Aa ; on y remarquait des souterrains qui s’étendaient au loin dans la campagne.

Jean de Verchocq, chevalier, mourut en 1293 et son oncle, Anselme de Hestrus,fonda dans l’église de Hestrus un obit que les moines d’Auchy devaient célébrer à perpétuité. {G. imp. D’Auchy, loc. cit.)

Sa tante, Jeanne, dame de Verchocq, épousa Jean de Lottinghem et transmit cette terre à sa petite fille, Jeanne de Wisque mariée à Lancelot de Béthencourt.

Un procès surgit alors entre les héritiers de Jeanne et leur cousin, Guillaume de Framezelle, qui réclamait la seigneurie de Verchocq du chef de son aïeul, Jean de Calonne, époux de Marie de Lottinghem, Ceux-ci obtinrent gain de cause, puisque Robert de Framezelle (1550) et Adrien de Framezelle sont qualifiés seigneurs de Verchocq dans les comptes de la paroisse.

François-Léger de Pippemont seigneur de Verchocq, eut une fille, Marguerite, qui mourut le 25 avril 1690, laissant de son mariage avec messire Henri de l’Estendart un fils unique, dont on lisait le nom sur la cloche brisée en 1860 :

CETTE CLOCHE APPARTIENT AUX MANANS

ET PROPRIETAIRES DE VERCHOCQ. A ETE

FONDVE A SAINT OMER PAR IGNACE

DECOCK LE XX OCTOBRE 1705, PESANT DCCL

ET QVELQVES LIVRES. Mre FRANÇOIS LETENDART,

SEIGNEVR DE VERCHOCQ, AGE DE XXIV ANS.

Aux marquis de l’Étendart succèdent Augustin-Abel de Pujol chevalier, vicomte de Crespy-au-Mont, qui habitait le château en 1750, puis messire Pierre-Antoine de la Pasture, chevalier, époux de Marguerite d’Acary de la Rivière. Ceux-ci vendirent le domaine à messire François-Hubert-Marie de Malet, baron de Coupigny, par contrat du 17 janvier 1776.

Le plus ancien curé de Verchocq, mentionné dans les registres de catholicité, est Guillaume Soyel qui vivait au début du XVIIIè siècle. Ses successeurs ont toujours été aidés d’un vicaire. Ils tenaient régulièrement le registre de paroisse. Nous lisons, dans ce registre, sous la date du 18 janvier 1757, que la fonte des neiges ayant occasionné une inondation extraordinaire, l’eau monta à 3 pieds 1/2 dans la grange du presbytère.

Hameaux et lieu-dit

La Carnoye. La Comote, où existait autrefois une chapelle castrale, dédiée à Notre-Dame et à la nomination du chapitre de Boulogne. Fasques est le hameau le plus important : il s’étend jusqu’au territoire de Renty et l’on croit même qu’il dépendait jadis de cette localité. Goumay, fief noble, appartenait au siècle dernier à la famille Titelouze de Clarques qui en a adopté, le nom. En 1775, M. de Gournay a donné un logement pour le vicaire qui desservait la chapelle de Notre-Dame de Miséricorde située dans ce hameau. Payelleville, sur la route de Montreuil à Aire. Rollez. En 1858, les habitants des hameaux ont fait construire à Rollez une église qui fut desservie par le curé de Verchocq jusqu’en 1864. Elle a été alors érigée en succursale. Val de Fresne. Près du Val de Fresne se trouve le Moulin de France, bâti sur le Mont de Belle-Vue. Les eaux qui descendent de cette hauteur se divisent et grossissent les rivières d’Embry, au Midi ; de la Course, à l’Ouest; de la Traxène, à l’Est ; et de l’Aa, au Nord.

Archéologie

L’église était en forme de croix latine.La chapelle de la Sainte Vierge et celle de saint Nicolas occupaient les bras de la croix : la première,, qui subsiste seule, est du XVè siècle les armoiries qui ornent les retombées des nervures de la voûte rappellent qu’elle fût bâtie par les Renty. Les comptes de la paroisse nous apprennent que la chapelle de saint Nicolas existait encore en 1606.

La nef ne présente rien de remarquable. Dans le chœur qui est éclairé de fenêtres ogivales et garni de boiseries vermoulues, on lit la date de 1683, époque d’une restauration qui fut faite à cet édifice, dont le caractère général accuse le XVè siècle. (Notes de M. le curé de Verchocq.

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