Villers-Brulin

Selon Harbaville,le surnom de Brulin parait résulter du boisement du territoire; les mots Breuil et Brûle signifient lieu couvert et Bruilet, petit bois (Borel, dict. Ménage dict. Étym. tom. I).

Description

Selon Harbaville,le surnom de Brulin parait résulter du boisement du territoire; les mots Breuil et Brûle signifient lieu couvert et Bruilet, petit bois (Borel, dict. Ménage dict. Étym. tom. I).

La seigneurie de Villers-Brûlin relevant d’Aubigny, était partagée en 1556, entre les enfants d’Antoine de Buissy, écuyer et de Jeanne d’incourt (Arch. conseil d’Artois, Inv. B. 711), et les seigneurs de Créquy de la branche de Raibomval. François de Créqui fut inhumé en 1630 dans le chœur de l’église, ainsi que François de Bernage, gentilhomme flamand, comte de Meaux, qui avait épousé une de ses petites filles, Jeanne de Créqui.

C’est en faveur de cette dernière que la terre de Villers-Brûlin fut érigée en marquisat, au mois de janvier 1668.

Elle devint ensuite la propriété du fils du comte de Fontenai, originaire de la Franche-Comté, colonel d’un régiment de dragons, par suite de son mariage avec Marie Charlotte de Bernage, fille de Charles, comte de Meaux et d’Isabelle de Créquy, (P. Ignace, mém. t. 3 p. 275).

Leur fils unique étant mort à 14 ans, Charles de Guines de Bonnières, comte de Souastre, appréhenda sa succession maternelle en qualité de petit-fils d’Antoine de Créquy.

Le comte de Guines, seul héritier de la ligne masculine de Souastre-Bonnières, devint possesseur du domaine et de la. seigneurie de Villers-Brulin, en 1750. Nous trouvons en 1770 des provisions de l’office de garde de la terre et seigneurie de Villers- Brûlin, données à Jean-Guislain Leclercq par Adrien Louis, comte de Guines et de Souastre, brigadier des armées du roi et colonel du régiment de Navar.e. (Arch. dép. gouvernance d’Arras, B.773.)

Dès le XVIè siècle, il y eut un château important à Villers-Brulin. Il était de construction irrégulière et flanqué de quatre tourelles. Les murailles étaient surmontées d’une plate-forme pavée, autour de laquelle régnait un mur dentelé et percé de créneaux. Les divers seigneurs qui l’habitèrent, l’approprièrent à leur goût. Antoine de Grequy y fit de nombreux embellissements en 1670, notamment dans le parc étendu qui en dépendait. Les écuries et remises furent construites parle comte de Souastre en 1715.

Lors de la guerre des alliés .en 1710, Le duc de Malborough y séjourna neuf semaines, pendant que l’armée campait aux environs. Le milord anglais, Cadogan, officier général, logea au presbytère. Le comte de Brouay au service des Hollandais et un grand nombre d’autres seigneurs s’installèrent dans les maisons du village.

A la mort de Charles, comte de Souastre, ses enfants louèrent le château de Villers-Brùlin au comte de Nancré, seigneur de Carency qui l’occupa, six ans. Il fut remplacé par le prince de Hornes en 1729 et par le sieur de Venant-Famechon, seigneur d’Ivergny, en 1740. Le montant du loyer devait être employé au réparations et améliorations par les locataires.

La terre de Villers-Brulin donnait au comte de Guines entrée aux États d’Artois. Ce village eut la coutume locale rédigée en 1507.

L’église construite en 1784, n’a été ni vendue ni démolie ; mais les tombeaux, déposés dans le caveau seigneurial, furent profanés en 1793.

GUESTREVILLE

Ce hameau dépendait autrefois de la commune de Tincques.

Il fut annexé à celle de Villers-Brulin en 1793 : la seigneurie appartenait à un fermier de Villers-Brulin. Une chapelle y a été récemment érigée sous le vocable de Notre-Dame de .Miséricorde.

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