Wambercourt

L’abbaye d’Auchy avait à Wambercourt, village situé dans la vallée de la Planquette, un fief dont la possession lui fut confirmée en 1112, par Charles le Bon, comte de Flandre, en 1123, par le pape Calixte, et dont le revenu était spécialement affecté à la pitance des moines.

Description

L’abbaye d’Auchy avait à Wambercourt, village situé dans la vallée de la Planquette, un fief dont la possession lui fut confirmée en 1112, par Charles le Bon, comte de Flandre, en 1123, par le pape Calixte, et dont le revenu était spécialement affecté à la pitance des moines.

Le mot pitance, pietantia, a une étymologie des plus touchantes: il est formé du latin pietas, et rappelle que la subsistance des moines provenait presque toujours des offrandes apportées par la piété des fidèles.

La seigneurie de Wambercourt a constamment appartenu aux Créqui, sires de Fressin. Elle faisait partie, au dernier siècle, du duché-pairie de Créqui, possédé après eux par les la Trémouille et les la Tour d’Auvergne, Il existe aux Archives du Pas-de-Calais un très-beau terrier de Wambercourt, qui contient cent dix- huit déclarations des terres tenues en fief, en 1778, de messire Nicolas-François-Julie, comte de la Tour d’Auvergne et d’Apchier, marquis de la Margeride, seigneur de Créqui, Fressin, Sains, Wambercourt, etc., lieutenant-général des armées du roi.

Le château de. Wambercourt est assis sur une muraille fort ancienne et environné de sources d’eau vive qui alimentent la Planquette.

De Wambercourt relevaient :

1° Le fief de Grandsart, vendu le 17 juin 1397, par Enguerran de Créqui, dit le Bègue, à Jehan de Boubers, passa depuis à Jeanne de Créqui, mariée en premières noces à Lancelot, seigneur de Grandsart-en-Ponthieu, qui lui donna son nom, puis à sa fille mariée à Denis de Tramecourt dont les descendants l’ont toujours possédé.

2° Le fief de la Bucaille, possédé au XIVè siècle par Isabelle, dame de la Bucaille, épouse de Hugues de Saint-Pol. Acheté en 1500 par Jean Cornaille, il fut dénombré, le 5 février 1782, par Jean-Baptiste Hanon. ( Voir l’art. Cavron.)

3° Le fief de Regnierville appartenait en 1559 à Jean de Magnicourt, capitaine d’une compagnie de gens de pied.

Edouard-François-Nicolas de Wailly, seigneur de Camoisy et de l’Hermitage, naquit au commencement du siècle dernier, sur le franc fief de Regnierville.

Archéologie

L’église est modeste et ne rappelle en rien les magnifiques constructions que les Créqui élevaient généralement dans leurs terres. En face de cette église, on remarque une jolie construction ogivale, à pignons droits, dont la charpente est très soignée.

A l’extrémité du village, vers Fressin, se trouve la chapelle des Ardents qui fut construite au début du XVIIè siècle.

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