Wicquinghem

L’église de Wicquinghem est comprise dans la donation faite au chapitre de Thérouanne par. L’évêque de Dreux, en 1069 ; elle est mentionnée dans les bulles -des papes Galixte II, 1119 ; Adrien IV, 1156 ; Alexandre III, 1179 ; après le démembrement du diocèse de Thérouanne, le droit de présentation qui appartenait au chapitre de cette ville, fut attribué au chapitre d’Ypres, mais celui de N.-D. de Boulogne conserva la jouissance des dîmes.

Description

L’église de Wicquinghem est comprise dans la donation faite au chapitre de Thérouanne par. L’évêque de Dreux, en 1069 ; elle est mentionnée dans les bulles -des papes Galixte II, 1119 ; Adrien IV, 1156 ; Alexandre III, 1179 ; après le démembrement du diocèse de Thérouanne, le droit de présentation qui appartenait au chapitre de cette ville, fut attribué au chapitre d’Ypres, mais celui de N.-D. de Boulogne conserva la jouissance des dîmes.

Enguerran, comte d’Hesdin, fondateur de l’abbaye d’Auchy,lui octroya des droits importants dans la paroisse de Wicquinghem ; ces droits, confirmés, au mois de janvier 1218, par le pape Honorius III, un moment contestés par le doyen et le chapitre de Thérouanne,ont été solennellement reconnus le 5 juillet 1255 par l’official J. de Laon. Marie, dame de Wicquinghem, ayant épousé Anselme de Hestrus, chevalier, il s’éleva entre eux et les moines d’Auchy une difficulté relativement à la justice ; trois arbitres : Mrs Robert de Flomermont et Ernoul de Hesecques, et Jehan

Huelos, bourgeois de Hesdin, vinrent étudier les prétentions des parties et ils décidèrent que l’abbé et le seigneur exerceraient en commun la justice et se partageraient le produit des amendes. (0. d’Auchy, loc. cit.)

L’enquête de l’année 1239 fixant les limites de l’Artois attribua Wicquinghem et Manighem-au-Mont à cette province comme dépendances de la seigneurie d’Hesdin. {Tailliar, loc. cit., p. CXIV.)

Wicquinghem était donc enclave d’Artois ; à ce titre le village paya l’impôt du centième denier levé en 1569, mais la contribution fut très-modeste, car, aux termes du procès-verbal, « les manoirs de Wicquinghem ne sont guère bons estant la plus saine partie d’iceulx pleins de fresquerres et autres mauvaises herbes et les terres infructueuses et de petit rapport ; que si on leur voulloit bailler audit lieu en louage une mesure de manoir amazé et autre non amazé, qu’ils n’en voudroient rendre par an plus de 24 sols, chacune mesure, l’une portant l’autre et l’une avecq l’autre, et la mesure de terre seule, 8 sols la mesure, le tout monnoye de France, pour ce que c’est un pays froid, infructueux et de petite valeur. » (Arch. dît Pas-de-Calais, Rôle des centièmes.)

Le sol de cette époque valant environ 15 centimes de notre monnaie, on pouvait se loger et cultiver une mesure de terre à Wicquinghem en 1569 moyennant la modique somme de 7 francs 20 centimes par an ; et la mesure de terre labourable se louait un franc 20 centimes !

En rendant compte à l’évêque d’une lacune qui existe dans les registres de catholicité, le rapport de 1725 rappelle que suivant une ancienne tradition, ce pays est demeuré désert de 1635 à 1648, à cause des guerres.

Dessaux le Breton, né à Wicquinghem le 9 mai 1769, est l’auteur de plusieurs mémoires agronomiques et industriels, d’une méthode de lecture et de plusieurs brochures politiques (Derheims, Hist. deSaint-Omer, p. 708.)

Hameaux et lieu-dit

La Bouloie, ferme mentionnée dans une charte du mois de juin 1282. (0. d’AucJiy, f° 270.) . Le Gatelet. La Fresnelle. Le Marais. Le Moulin de Wicquinghem.

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