Beaumerie Saint-Martin

Au nombre des possessions de l’abbaye de Saint-Sauve qui furent reconnues en 1042 par le roi Henri Ier, se trouve Belmeriacum. La désinence acum est l’une des plus usitées, dans la composition des noms, antérieurement au septième siècle ; elle affecte un vingtième des nom

Description

 

Au nombre des possessions de l’abbaye de Saint-Sauve qui furent reconnues en 1042 par le roi Henri Ier, se trouve Belmeriacum. La désinence acum est l’une des plus usitées, dans la composition des noms, antérieurement au septième siècle ; elle affecte un vingtième des noms primitifs de la Gaule.

Les habitants de Beaumerie acquittaient les droits d’aide que Je roi imposait aux moines de Saint-Sauve. Ils devaient entretenir de haies vives la clôture de leur bois, le couper et l’amener à l’abbaye sans rétribution. Lorsqu’un religieux venait à mourir, ils étaient tenus de le veiller et de supporter les frais de ses funérailles. Enfin le consentement de l’abbé était nécessaire pour qu’ils pussent marier leurs enfants et les emmener hors du domaine. Le seigneur haut-justicier se réservait ainsi la faculté d’autoriser ou d’interdire, suivant les circonstances, l’émigration des hommes de son fief.

L’abbé Amalric reconnut l’abus de ces coutumes, et, par une charte du 27 octobre 1220, il déclare les vassaux de Beaumerie à jamais affranchis de ces obligations, « à cause de la faveur de la liberté », moyennant cinquante livres de rente.

En 1789, la dîme et les terres de Beaumerie rapportaient 3500 livres à Saint-Sauve et les redevances diverses produisaient 520 livres. (C. de Saint-Sauve, f° 14.)

Beaumerie était banlieue, de Montreuil. Les comtes de Ponthieu y établirent fort anciennement l’hôpital de Saint-Jullien-le-Pauvre destiné au logement des nombreux pèlerins qui venaient vénérer les reliques déposées dans la ville de Montreuil. Lorsque l’échevinage eut affecté l’hôpital Notre-Dame à cet usage, les revenus de celui de Beaumerie lui furent attribués. Cet établissement subsistait encore en 1372 (C. de Montreuil; f 45), mais aujourd’hui le souvenir en est perdu au point que l’on ne connaît même pas la place qu’il occupait.

Hameaux et lieu-dit

Arsenville. Beaurepaire. La terre de Beaurepaire appartenait en 1595 à Anne de la Motte. Elle appartint depuis aux familles de Boulogne, Dubois de Howes de Fosseux, Daveluy et le Sergeant d’Hendecourt. M. le Sergeant d’Hendecourt la vendit en partie à M. Blondin de. Baizieux en 1806.

Le Champ de l’Aumône. Le Champ de l’Échange, qui fut ainsi désigné à la suite d’un échange entre l’Hôtel-Dieu de Montreuil et l’abbaye de Saint-Sauve.

Le Champ des Fées est un vaste riez où les anciens prétendaient que les fées se livraient la nuit à des danses effrénées.

Le Champ Saint-Maclou. On y tenait au moyen-âge une foire dont l’origine remontait au temps du comte Helgaud.

Le Grandsart rappelle le défrichement d’un bois, car essarter est synonyme de défricher.

Saint-Martin d’Fsquincourt. C’est un ancien faubourg de Montreuil. La paroisse de Saint-Martin, qui fut réunie en 1703 à celle de Saint-Walloy, avait été fondée par les châtelains d’Esquincourt, en même temps que la chapelle castrale qui subsista jusqu’à la Révolution. Le château et le fief d’Esquincourt, tenus en pairie de la seigneurie de Maintenay, appartinrent aux sires de la Porte, aux sires de Heuchin, puis aux Quiéret. Louise Quiéret, dame d’Esquincourt, qui épousa en 1530 François de Régnier, et en 1542 Jean de Maillocq, eut des enfants de ses deux mariages. La terre d’Esquincourt se trouva par suite divisée entre les familles de Régnier et de Maillocq. Louise Elisabeth de Melun, petite fille d’Tsaac de Maillocq, épousa Philippe- Alexandre-Emmanuel-François, prince de Ghistelles qui s’intitule, seigneur de la Porte- le-Roy’, d’Esquincourt, Saint-Martin et Beaumerie, dans une acte de 1770.

Saint-Nicolas-des-Champs. La plus grande partie des terres de Saint-Nicolas avaient été données à l’hospice de Montreuil par les sires de Heuchin et de la Porte, aussi relevaient-elles de leurs successeurs. La censé de Saint-Nicolay à Camp comprenait, en 1475, 214 journaux de terre ; 105 journaux provenaient des sires de Heuchin ; 61 journaux avaient été légués par Jean Maigret, prêtre et 48 journaux, par Baudouin de Hébecourt.

Le Prétreux. Propriété de l’abbaye de Saint-André-au-Bois. Nous lisons dans la chronique de Ledé que le bois du Prétreux fut entièrement ruiné pendant le siège de Montreuil.

Le Tan flot. Le mont à flot ou mont de Tanflot, situé sur la route d’Hesdin à Montreuil, est nommé le mont de Tanfol dans les anciens titres. M. de Baizieux et Mme de Guizelin, sa sœur, ont largement contribué aux dépenses “de la construction de l’église. Cette église, bâtie en briques et en pierres dans le style ogival du XIIIè siècle, mesure 27 mètres de longueur sur 8 mètres de largeur. La nef est divisée en six travées et le chœur en a seulement deux. Les vitraux et le mobilier s’harmonisent à merveille avec l’ensemble de l’édifice, dont l’architecte a été M. G. Normand. (Annuaire du diocèse pour 1869.

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