Bernieules

La véritable illustration de Bernieules, l’une des douze baronnies du Boulonnais, est l’ancienne famille qui en porta le nom et qui habitait, dès les premières années du XIIIè siècle, la forteresse bâtie, vers 1040, par le comte Eustache de Boulogne.

Description

La véritable illustration de Bernieules, l’une des douze baronnies du Boulonnais, est l’ancienne famille qui en porta le nom et qui habitait, dès les premières années du XIIIè siècle, la forteresse bâtie, vers 1040, par le comte Eustache de Boulogne. Robert Ier , chevalier, sire de Bernieules, époux de Jehanne de Preures, vivait en 1250.

De lui est issu :

Robert II, chevalier, marié à Alix de Donqueur, dont : Robert III, chevalier, marié à Jehanne de Fosseux, dont : Robert IV, chevalier, marié à Mahaut de Wamin, dont : Jehan, chevalier, marié à Ydes d’Abbeville, dame de Boubers.

L’absence de documents nous oblige à borner à cette froide nomenclature, l’histoire des seigneurs de Bernieules, dont la Morlière a pu retrouver la filiation dans les titres de la maison de Boubers. Ils occupaient habituellement le château situé sur la route de Beussent.

Catherine, dame de Bernieules, Bléquin, Caigny, Esquennes, etc., la plus riche héritière de la province, épousa messire Jean deRubempré, vaillant capitaine au service du duc de Bourgogne qui périt dans la funeste journée. de Nancy. Le duc de Lorraine ordonna de lui faire de magnifiques funérailles, la dépouille mortelle du baron de Bernieules reposa sous les voûtes de l’église Saint-Georges « non sans les larmes des habitants dudit Nancy desquels il estoit regretté, pour ce qu’il les avoit traité fort doulcement, y estant gouverneur pour le Bourguignon. »

Jehan de Créqui et Françoise de Rubempré héritèrent de la baronnie de Bernieules.

La branche des Créqui-Bernieules subsistait encore après deux siècles, en la personne de Charles de Créqui qui termina sa vie dans le cloître, vers 1610.

L’un de ses neveux, Marc-Henri-Alphonse Gouffier, sire de Bonuivet, résidait à Bernieules; le père Anselme raconte que la nuit de ses noces avec la fille du marquis de Montcavrel, Anne de Monchy, (23 au 24 mars 1645), un violent incendie réduisit en cendres l’antique demeure des barons de Bernieules et faillit coûter la vie aux jeunes époux.

Les Gouffier quittèrent le pays et ne relevèrent pas les ruines qui furent vendues avec le domaine à M. du Buisson. Marie- Françoise du Buisson s’allia à Jean de la Verdy, gentilhomme issu d’une maison noble du midi (1762). Leur petite-fille, Marie-Anne- Antoinette de la Verdy, dame de Bernieules, épousa messire Charles-François-Marie de Guizelin dont les descendants, ont une propriété importante à Bernieules.

Non loin du château se trouvait un fief noble habité encore aujourd’hui par la famille de Crendalle de Chambreuille,et à l’extrémité du village est la ferme de Y Enclos, autre fief possédé, au temps de la ligue, par le fameux Claude de Bécourt, baron de Lianne et gouverneur du Monthulin, et depuis par les du Blaisel et par monsieur Hector de Rosny.

Le couvent des Carmes de Montreuil avait à Bernieules une succursale fondée, au XVIè siècle, par les Créqui. Quatre religieux y résidaient ordinairement ; ils évangélisaient les paroisses environnantes et vivaient surtout du produit de leurs quêtes. La maison était bâtie sur quatre journaux de terre ; la chapelle fut démolie en 1829, peu de temps après la mort du dernier Carme, le frère Ambroise Puchbix, qui revint à Bernieules au retour de l’émigration.

Archéologie

L’église, actuellement fort modeste, conserve quelques rares vestiges de la munificence des châtelains de Bernieules ; le tableau du maître-autel qui représente l’institution du saint rosaire est fort remarquable.

Inscription des cloches :

Les anciennes :

JE SVIS NOMMEE MARGVERITE, PAR MARGVERITE DE GVISÀNCOVRT, VEVVE DE MESSIRE CLAVDE DE CREQVI, SEIGNEVR DE BLEQVIN, MARRAINE; ET PAR MESSIRE PHILIPPE DE CREQVI, CHEVALIER, SEIGNEVR DE LA BARONN’E DE BERNIEVLES, PARRAIN. LAN 1571.

JAI ÉTÉ NOMMÉE PAR MESSIRE CLÉMENT FRANÇOIS CHARLES ANDRÉ DE LAVERDY , CHEVALIER DE SAINT-LOUIS, SEIGNEUR ET BARON DE BERNIEULES, PARRAIN ET PAR MADAME MARIE-MAGDELEINE BENOITE DES ESSARTS DE MAIGNEULX, ÉPOUSE DE MESSIRE LOUIS-MARIE-GILLES DU BLAISEL, CHEVALIER DE SAINT-LOUIS, SEIGNEUR DE LENCLOS, LA CLOYE, MARRAINE ; L’AN 1756.

Les nouvelles :

J’AI ÉTÉ NOMMÉE AIMÉE PAR MESSIRE HENRI DE CRENDALLE DE CHAMBREUILLE, MAIRE DE BERNIEULES, PARRAIN ET DAME AGATHE MOULART DE TORCY, ÉPOUSE DE MESSIRE CHARLES FRANÇOIS DU BLAISEL DU RIEUX, .CHEVALIER DE SAINT-LOUIS, ANCIEN COLONEL DE DRAGONS, SEIGNEUR DE LENCLOS RÉSIDANT A BOULOGNE-SUR-MER, MARRAINE, L’AN 1810.

J’AI ÉTÉ NOMMÉE JULIE PAR MONSIEUR ETIENNE VASSEUR DE FERNEHEM, MAIRE DE THIEMBRONNE ET DAME JULIE DE VISSERY DE BONVOISIN, DOMICILIÉE AUDIT BERNIEULES, L’AN 1810.

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