Cambligneul

Un tumulus gaulois indique l’existence de ce lieu avant les romains (Terninck) : La terminaison en eul est un diminutif assez usité, en Artois pour les noms de lieux. Cambligneul, Cambliniolum, petit Camblain, était une ancienne dépendance de la paroisse de Camblain, dès le XIIIè siècle.

Description

Un tumulus gaulois indique l’existence de ce lieu avant les romains (Terninck) : La terminaison en eul est un diminutif assez usité, en Artois pour les noms de lieux. Cambligneul, Cambliniolum, petit Camblain, était une ancienne dépendance de la paroisse de Camblain, dès le XIIIè siècle.

Le 2 mars 1372, Pierre de Cambligneul est cité dans un acte de donation de la comtesse Marguerite à Jehan de Clermont, physicien des comtes de Flandre. (Arch. dép. A. 98J.

Jacques de Bos, dit Galois, qui vivait au commencement du XVè siècle, était seigneur de Cambligneul. Il n’eut qu’une fille nommée Isabelle qui fut après lui dame de Cambligneul. Elle porta cette terre, l’an 1429, dans la maison de Mailly par son mariage avec Robert de Mailly, ce qui forma dans cette famille une branche de Mailly-Cambligneul.

Baudouin leur fils aîné, seigneur de Cambligneul, fut père d’Antoine mort sans enfants. Anne de Mailly, sa sœur, fut son héritière et dame de Cambligneul. Elle épousa Philippe d’Ostrel, seigneur de Diéval, dont elle ne laissa point de postérité.

Ainsi s’éteint la branche de Mailly-Cambligneul et la seigneurie resta dans la famille d’Ostrel depuis 1560(P. Ign.mém.t.III page 289). François de Ollehain, fils du sieur de Grand Rullecourt,

le prieur d’Aubigny et Antoine de Mailly fondèrent en 1484 une chapellenie dans cette.commune (chron. d’Aubigny).

La terre de Cambligneul fut érigée en baronnie dépendant du bailliage d’Hesdin, en faveur de Robert d’Ostrel, mai 1662, (P. Ignace mém. t. 3 page 287).

Antoine-Joseph d’Ostrel, fils de Robert et de Marguerite Boucquel, épousa, le 31 juillet 1720, Marie-Joseph Maïoul, native d’Hesdin, dont il eut six enfants, deux garçons et quatre filles, l’aînée fut mariée au mois de janvier 1750, à de Cinq-Marc, gentilhomme du Tournaisis.

L’ancienne église de Cambligneul ne fut pas vendue nationalement. Elle affectait à son intérieur les dimensions d’une vaste chapelle plutôt que celles d’une église proprement dite. Elle était adossée à une ferme près de laquelle s’élève un monticule renfermant de nombreux débris provenant d’un ancien château fortifié. La tour peu élevée,, était surmontée d’un campanart qu’a remplacé de nos jours une petite flèche couverte en ardoises.

A la place de cette pauvre et chétive église s’est élevé récemment un sanctuaire qui, sans rien offrir de remarquable au point de vue de l’art et de la richesse,est assez vaste pour contenir à l’aise sa population et plaire par sa noble simplicité. La nef, à fenêtres et voûtes ogivales, était faite depuis quelques années et appelait un chœur, dont la construction avait été ajournée par défaut de ressources. Il fut achevé en 1867 et complète ainsi la petite église, au grand contentement des habitants, qui se voient maintenant en possession d’un sanctuaire que pourraient envier une foule de paroisses plus considérables que Cambligneul. (Robitalle ann. 1868).

Breuvart (Thomas), natif de Cambligneul , fut curé de Pionville, près de Doullens, diocèse d’Amiens. Il fut un des trois candidats désignés pour succéder à Milon Marc André Hercule de Fleury, cardinal, abbé de Dommartin.

Louis XIV, sollicité fortement par cette abbaye, consulta Pierre de Sabattier, évêque d’Amiens, qui lui désigna Breuvart.

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