Camiers

Pendant longtemps, la difficulté d’arrêter l’invasion des sables et les débordements incessants de l’étang nuisirent à la prospérité de cette commune à l’aspect triste et sauvage.

Description

Pendant longtemps, la difficulté d’arrêter l’invasion des sables et les débordements incessants de l’étang nuisirent à la prospérité de cette commune à l’aspect triste et sauvage.

Une ordonnance de la maîtrise des eaux et forêts, du 9 septembre 1750, remédia

aux inondations en forçant les habitants à creuser et à entretenir le fossé qui déversait les eaux de l’étang à la mer, en même temps que la plantation des oyats diminuait les dangers de l’ensablement.

La cure de Camiers, au doyenné de Frencq, était à la présentation de l’abbé de St-Josse-sur-Mer, dont les droits dataient,de toute ancienneté; Milon, évoque de Thérouanne, les confirma en 1134.

Au mois d’octobre-1226, intervint entre le desservant de cette paroisse et l’abbé Simon d’Asseville un accord réglant la perception des dîmes.

Maître Pierre, ainsi s’appelait le curé, aura le sixième de la dîme des grains, des laines, des agneaux ; le surplus revient à l’abbé. Les menues dîmes se partageront également de même que le produit des offrandes aux fêtes de Pâques, de la Pentecôte et à la Saint-Martin d’hiver; de même aussi que les poissons au temps du carême et les agneaux à Pâques ; mais le curé-conserve la totalité des dons faits à l’occasion des baptêmes et des confessions.

Ce maître Pierre jouissait-d’une grande considération; il figure dans les actes importants de l’époque ; Sybille, dame de Tingry (1219) et Vaultiér de Wailly (1224) le choisissent pour témoin de leurs libéralités.

L’église, primitive était constamment inondée ; l’archidiacre Abot constate, dans la visite qu’il fait en 1715, « qu’elle est tout en­ vironnée d’eaux et qu’il n’y a qu’un petit passage pour y entrer. »

En 1756, M. du Sommerard, alors desservant de Camiers, écrit :

« le cimetière disparaît sous les eaux qui menacent l’église et le presbytère. »

Cet état de choses ne pouvait se prolonger ; l’évêque de Boulogne autorisa la construction de l’église actuelle, monument sans architecture où se voient encore deux statues provenant de l’ancien sanctuaire ; l’une représente saint Eloi, patron de la paroisse, l’autre sainte Madeleine.

Camiers était un membre de la principauté de Tingry ; le fief des Roharts, situé à Camiers, appartint aux Régnier d’Esquincourt et aux Macquet de Longpré; ceux-ci le vendirent aux Rocquigny du Fayel qui occupaient déjà le Four du Roy, autre fief tenu directement de la couronne. On a trouvé à Camiers des arbres entiers ensevelis sous les sables et plusieurs bois de cerf pétrifiés.

Lors du désastre occasionné à Lisbonne le ler novembre 1755, par- un horrible tremblement de terre, les eaux de l’étang de Camiers que l’on appelait autrefois l’étang de la Mierres furent très agitées et s’élevèrent au-dessus de leur niveau habituel ; le fait-est rapporté par Henry dans l’histoire du Boulonnais.

Hameaux

Beauregard. Florigny. Le Rohart.

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