Campigneulles les Petites

La partie Nord-Est du territoire de Campigneulles-les-Petites, située dans la banlieue de Montreuil, dépendait de la paroisse Saint-Jacques. L’autre partie comprenait la fermé Saint-Crépin, propriété de l’abbaye de Saint-Sauve, avec un fief noble réuni jadis à la seigneurie de Campigneulles-les-Grandes et qui fut possédé, comme celle-ci, par les Boufflers et les Bigant de Thubeauville.

Description

La partie Nord-Est du territoire de Campigneulles-les-Petites, située dans la banlieue de Montreuil, dépendait de la paroisse Saint-Jacques. L’autre partie comprenait la fermé Saint-Crépin, propriété de l’abbaye de Saint-Sauve, avec un fief noble réuni jadis à la seigneurie de Campigneulles-les-Grandes et qui fut possédé, comme celle-ci, par les Boufflers et les Bigant de Thubeauville.

Les Thubeauville vendirent ce fief, dans le cours du XVIIè siècle, aux Thorel, et Charles-Claude-Florent Thorel, seigneur de Campigneulles-les-Petites l’aliéna, le 5 octobre 1762, au profit de M. Jean-François Fougeroux, chevalier de Saint-Louis.

L’Hôtel-Dieu de Montreuil avait également un fief à Campigneulles et exerçait en conséquence les droits de tonlieu, d’herbage, de moutonnage et de justice. Le moutonnage, qui se prélevait à raison d’une obole par tête pour neuf brebis et d’une brebis pour dix dans les troupeaux plus nombreux, était réglé chaque année le jour de la saint Jean-Baptiste avant huit heures du matin. (Cueilloir Hôtel-Dieu f° 68.)

Le fief des Granges, qui était tenu du sire de Contes en 1311 par 60 sols parisis de relief, consistait en 120 mesures de terre.

Il a successivement appartenu aux Thubeauville, puis aux d’Acary, par le mariage de Françoise de Thubeauville avec Charles d’Acary, et à Pierre Licoin de Montmonnier, époux de Marie-Françoise d’Acary (27 juin 1758). Ceux-ci le vendirent à Jean-François-Marie de Bernes de Longvilliers, seigneur de Wailly, qui le céda à Charles-Adrien du Bus (25 mars 1772).

Charles-Louis-Henri de Cossette acheta le fief des Granges le 28 mai 1783. (Arch. de Camille.)

M. le comte de Belleval a confondu le fief des Granges de Campigneulles avec celui de Crécy-Grange. (Hist. des fiefs du Ponthieu.)

Archéologie

L’église de Campigneulles a conservé jusqu’à nos jours un Ecce-Homo en bois de chêne qui est fort ancien.

L’église fut reconstruite en 1705. Une inscription, qui se lit encore sur le mur extérieur, porte que la messe y fut célébrée pour la première fois le 22 novembre de cette année.

Au moyen-âge, le portail de chaque église était décoré d’une statue en pierre ou en bois. Les plus pauvres villages se contentaient d’une peinture grossière. Ces statues représentaient parfois un Ecce Homo pour exciter les fidèles à la pénitence, parfois aussi un saint Christophe. Ce saint devait l’honneur de garder l’entrée du temple à la croyance répandue dans ces temps de naïve simplicité que tout individu qui l’avait aperçu le matin était préservé de mort subite pour la journée.

<< Retour a la liste