Crépy

Crépy occupe un vaste plateau traversé par la route départementale de Saint-Pol à Boulogne, à 8 kilomètres de Fruges, il se nommait au Moyen Age Crespiniacum.

Description

Crépy occupe un vaste plateau traversé par la route départementale de Saint-Pol à Boulogne, à 8 kilomètres de Fruges, il se nommait au Moyen Age Crespiniacum.

L’auteur du Mémorial historique du Pas-de-Calais, assure qu’il tire son nom de saint Crépin, qui selon lui, a prêché l’Évangile dans ce pays vers l’an 236.

Il ajoute que l’oratoire qu’il éleva dans ce lieu fut le noyau du village.

Il est difficile de prouver cette assertion qui semble ne reposer que sur l’étymologie du mot Crépy. Il y a en France plusieurs localités qui portent le nom de Crépy ou Crespy, et il n’est pas possible de penser qu’elles le doivent toutes à saint Crépin. Rien, du reste, ne fait croire à l’ancienneté de ce village; la tradition affirme au contraire que la rue principale, nommée Pape-Geai, qui contient une bonne partie delà population, n’est habitée que depuis peu de siècles. Il ne reste aucune trace, ni même aucun souvenir d’un oratoire construit à l’époque où vécut saint -Crépin.

Crépy est la patrie d’Adrien du Hecquet, docteur en théologie et l’un des poètes les plus remarquables du XVè siècle.

Il publia plusieurs ouvrages ascétiques maintenant oubliés ; il est aussi l’auteur d’un poème intitulé « chariot de l’année » divisé en quatre saisons ou livres, et d’une orphéide dans laquelle il dit :

Humble Crespy, tu m’a produitz au monde,

Je dis au val qui de larmes abonde ;

Non loin de toy, de trois surgeons jolis,

Naissance prend la rivière de Lys ;

Puis de saint Pol le ruisseau qui descend

T’orne et te sert d’un arrousoir décent.

D’après Malbrancq, un sire Hubald était seigneur de Grépy en 1058. La seigneurie relevait du château du Saint-Pol. Cette terre devait dix livres de rentes à l’abbaye de Saint-Josse en 1214. La dîme appartenait à l’abbaye de Ruisseauville..

François de Gourlay était seigneur d’Azincourt et de Grépy en 1587.

Par lettres d’octobre 1712, Louis XV unit les terres de Crépy et de la Rachie à celle d’Equirres et les érigea en marquisat en faveur de Joseph-François de Partz, seigneur de Pressy. François-Joseph Gaston, évêque de Boulogne, son deuxième fils, fut seigneur de Crépy.

Au XVIIè siècle, l’église.de Crépy était une chapelle vicariale dépendante de la paroisse de Tilly-Capelle et Teneur.

Elle fut cédée en 1632 au diocèse de Boulogne par l’évoque d’Ypres dont les prédécesseurs l’avaient reçue du chapitre de Thérouanne, après la destruction de cette ville par Charles-Quint en 1553 .

Par suite, elle faisait partie de cette fraction de l’Artois qui se trouvait distraite du siège d’Arras et soumise à l’évêché de Boulogne.

En 1771, Mgr Févêque de Boulogne donna le terrain qui environnait la chapelle pour y construire un chœur et employer le reste à usage de cimetière. Il vint lui-même bénir la première pierre de cette modeste construction, et donner la confirmation aux enfants du village, après avoir béni le nouveau cimetière. Il érigea, de plus, un autel au Sacré-Cœur de Jésus dont il propageait le culte avec un zèle connu de la France entière.

Les Registres de l’état-civil remontent à cette époque.

Le plus ancien porte en titre :

« Église Saint-Germain du lieu -dit Crépy-Crépieul, succursale de Tilly »

Cet état de choses dura jusqu’à la révolution de 1789.

AuXVIè siècle, Crépy payait la dîme à l’abbaye de Blangy. En retour, les moines devaient contribuer à l’entretien de l’église, fournir une partie du mobilier et payer au vicaire une portion congrue.

A l’époque de la construction du chœur en 1771, ils furent les principaux bailleurs de fonds et dirigèrent eux- mêmes les travaux qu’ils firent exécuter par des maçons de Blangy.

La cure de Tilly dont relevait Crépy faisait partie du doyenné de Fillièvres. Le chapitre de Boulogne en était le collateur.

Après le concordat, Crépy devint annexe d’Ambricourt ; il ne fut érigé en succursale qu’en 1847 et fit partie du doyenné de Fruges.

Sa population est de 407 habitants ; il a pour patron saint Germain d’Auxerre.

M. Fromentin, curé actuel de la paroisse, y a établi un pèlerinage à sainte Philomène, très-fréquenté par les habitants du lieu et par ceux des villages voisins.

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