Embry

Placé à la source d’un des afflaents de la Canche, Embry remonte aux premiers siècles du Christianisme. Il fut, d’après Malbrancq, l’objet d’un échange en 655 entre les monastères de Saint-Bertin et de Saint-Mourmelin.

Description

Placé à la source d’un des afflaents de la Canche, Embry remonte aux premiers siècles du Christianisme. Il fut, d’après Malbrancq, l’objet d’un échange en 655 entre les monastères de Saint-Bertin et de Saint-Mourmelin.

Il a pour hameau Saint-Vandrillc, ainsi nommé, croit-on, du séjour qu’y fit le saint, avant de devenir abbé du Monastère de Port-au-Pec où il mourut en 671.

Ce hameau qui était du domaine de l’abbaye de Ruisseauville fut arrenté par l’abbé Beaudoin de Héricourt en 1430.

La chronique d’Andres rapporte sous l’an 1229, que Baudoin de Guines, chanoine de Thérouanne et administrateur de l’église de Saint-Pierre de Nielles, ayant été tué à Embry, le comte Baudoin III son neveu y mena une armée contre ceux qui étaient complices de ce meurtre, assiégea, prit et détruisit leurs forteresses ; par l’entremise de Marie, comtesse de Ponthieu, il les reçut à grâce, sous condition d’aller en Terre-Sainte et d’y demeurer un certain temps, à l’intention de l’âme du défunt.

Jehan d’Embry a été abbé de Dommartin de 1308 à 1324.

Embry fut le partage d’Oudard de Renty, fils puiné d’Oudard, sire de Renty, vivant en 1326.

Ses descendants l’ont possédé jusqu’à la fin du XVIè siècle que Marie de Renty l’apporta par mariage dans la maison de Spinola. Depuis, cette terre appartient à M. de Bryas.

On lit dans les Archives départementales qu’une foire franche fut établie dans ce village en 1489.

Embry avait un château-fort, situé dans les bois au sud du village, qui fut détruit en 1595 et dont il reste quelques traces.

L’église, du style ogival flamboyant, n’est pas sans intérêt. Elle a trois nefs séparées par de grosses colonnes octogonales ; les fenêtres sont curieuses par leurs arcatures et leurs meneaux très ornementés.

On remarque aussi le petit portail avec son porche en saillie, ses niches, et son cordon découpé en enroulements et arabesques, avec figures fantastiques.

Les fonts baptismaux accusent le style roman : ils sont formés d’une pierre monolithe avec quatre colonnes aux angles, entourant la cuve. La partie supérieure est un tailloir ou carré sans aucun ornement.

Avant 1789, Embry faisait partie du diocèse de Boulogne et du doyenné de Fauquembergues, ayant comme aujourd’hui saint Martin pour patron. La nomination du curé appartenait à l’évêque.

Il portait autrefois le nom de bourg; c’est maintenant un village qui compte. 669 habitants, situé à 16 k. de Fruges. Il possède depuis longtemps une école de filles dirigée par les sœurs de la Sainte-Famille d’Amiens.

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