Herly

Saint Walbert, comte de Saint-Pol, ayant reçu l’habit monastique des mains de saint Bertin, donna la terre d’Herly à l’abbaye de Luxeuil en Franche-Comté, où il se retira et qu’il fut plus tard appelé à diriger. Ce domaine fut disputé à ses successeurs et l’abbé de Luxeuil vint le revendiquer avec la chasse et les reliques de saint Walbert. (Harbaville.)

Description

Saint Walbert, comte de Saint-Pol, ayant reçu l’habit monastique des mains de saint Bertin, donna la terre d’Herly à l’abbaye de Luxeuil en Franche-Comté, où il se retira et qu’il fut plus tard appelé à diriger. Ce domaine fut disputé à ses successeurs et l’abbé de Luxeuil vint le revendiquer avec la chasse et les reliques de saint Walbert. (Harbaville.)

Le nom d’Herly est Herleium et non pas Herliacum, dans les documents ecclésiastiques des deux derniers siècles. Par acte notarié du 27 mars 1776, M. Pourteyron, abbé de Gastines, chanoine de la Sainte-Chapelle de Paris, conseiller au grand-conseil et prieur commandataire d’Herly, consentit à la suppression de ce bénéfice, à la condition qu’il serait réuni au séminaire de Boulogne, pour aider à l’entretien d’un certain nombre d’anciens curés ou vicaires. Il se réservait une pension viagère de 3000 livres ; or le prieuré de St-Walbert d’Herly rapportait alors : 8,216 livres, 17 sols, 6 derniers. Afin de conserver le souvenir de la dépendance de Luxeuil, le séminaire dut payer annuellement à cette abbaye, 8 livres de cire, le 24 novembre, fête de saint Colomban. L’acte épiscopal, qui sanctionne cette convention, est du 31 mars, même année. Les religieux de Saint-Josse-sur-Mer et d’Auchy-les-Hèsdin percevaient également certaines dîmes à Herly.

La coutume d’Herly a été rédigée, le 14 octobre 1550 : sept articles dérogent à la coutume du Boulonnais. On y remarque la disposition suivante :

« Sous lesdits franquiesmes, tout homme, qui est résidant couchant et levant, ne doit nul afforage, gambage, herbage, moutonnage, resserre de four, mais il a tous privilèges et franchises.»

L’Afforage était dû au seigneur pour la vente du vin et des liqueurs dans l’étendue de son fief,suivant la taxe établie par lui.

Le Qambage était le droit acquitté par les brasseurs.

L’Herbage se payait pour le pâturage des bestiaux.

Le Moutonnage se levait sur ceux qui vendaient ou achetaient des moutons dans le fief.

Le Resserre de Four était le droit perçu sur les fours bannaux.

Hameaux et lieu-dit

Bellevue, au prieuré de Rumilly. La dîme valait 81 livres. Le château de Lignon. Hénoville, en partie au marquis du Chastelet en 1725. Le Petit Herly. Le Prieuré. Saint-Philibert, censé donnée à l’abbaye de Saint-Augustin-les-Thérouanne, sous la prélature de Dreux ou Druon, par Jehan de Herly et son fils Gérard. 1156-1163. (LÉDÉ, Notes manies.)

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